Potager bio

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Aujourd’hui, dans le monde entier et plus encore dans notre société occidentale, chacun de nous est largement dépendant, pour s’alimenter, de l’industrie agro-alimentaire et du commerce mondial. Cultiver ses aliments au potager, au moins en partie, cela signifie s’autonomiser d’un système qui repose aujourd’hui sur l’injustice sociale et la dégradation accélérée des ressources naturelles. C’est aussi garder le contrôle sur la production et s’assurer de la qualité de ce qu’on mange…

Et puis, à condition d’y mettre un peu d’énergie (humaine), cela peut engendrer des économies substantielles dans un budget un peu trop serré.

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Pour prendre la responsabilité de ce que l'on mange, la première idée est de produire soi-même, en commençant par quelques fruits et légumes, « bio » si possible. 200 m² doivent permettre d’obtenir une production adaptée pour 4 personnes. On peut au minimum commencer par quelques pots, des herbes aromatiques, comme le thym, la ciboulette, le persil







Pourquoi créer son potager bio ?[modifier]

  • Pour contribuer à se nourrir par soi-même et gagner en autonomie,
  • Pour se reconnecter à la terre, au vivant, à la nature,
  • Pour apprendre et comprendre comment poussent les fruits, les légumes, les céréales, découvrir les spécificités du sol, des semences
  • Pour participer à la sauvegarde des terres nourricières, de la biodiversité, des variétés anciennes de semences.
  • Pour le plaisir ! Quelle joie, quelle fierté de manger ses propres fruits et légumes une fois arrivés à maturité…

Les principes du jardinage biologique[modifier]

  • la qualité et la vie du sol : pas de produits polluants, favoriser le développement des insectes et micro-organismes du sol : le travail du sol se fait sans retournement et par simple aération.
  • l'amendement organique : à partir du compost fait de déchets végétaux et fumiers animaux, de purins de plantes et d'engrais verts ;
  • la couverture du sol : comme en forêt, le sol est toujours couvert d'une culture ou d'un paillage qui évitent son délavement et sa déstructuration ;
  • la rotation des cultures : à part les cultures pluriannuelles (fraises, artichauts...) et les tomates, on change chaque année l'emplacement des légumes : une rotation sur quatre ans paraît la norme pour pouvoir repositionner une culture au même endroit (les cycles des plantes sont variables) ;
  • la biodiversité : le jardin accueille le maximum d'espèces et de familles végétales, (y compris haies et fleurs) et comporte des refuges pour les animaux auxiliaires utiles de façon à créer un équilibre de vie, source de régulation des nuisibles et des maladies.


Où planter en ville ?[modifier]

Dans son jardin ou sa cour, dans un jardin partagé, sur les toits, dans les terrains vagues, dans un coin de parc, sur les balcons, terrasses et appuis de fenêtre, les accotements, et même en appartements…

Ouvrez grands les yeux... et vous découvrirez toutes sortes d’espaces disponibles autour de chez vous. Pourquoi pas les occuper pacifiquement avec de petites plantations ?

Guerilla jardinière, action directe défendant le droit à la terre, la réforme agraire, et l'agriculture biologique, dont la permaculture.

Mise en pratique[modifier]

Début mai est le meilleur moment pour commencer un potager, car c’est la grande époque des semis et des plantations. Le travail préparatoire du sol (désherbage MANUEL, apport de sable et d'humus "inactif" et semis d'engrais vert) aura lieu à partir de mi-février, afin d'avoir une terre "propre" (débarrassée des adventices) à disposition lorsqu'il sera temps de mettre en terre vos plants (germés en intérieur) et de réaliser les semis précoces (radis, carottes). A noter qu'on ne mettra en terre les plantes "fragiles" (gélives) qu'après les fameux "Saints de Glace", à savoir mi-mai.

Avant de préparer le terrain, il convient de définir sa taille idéale. Commencer petit, il sera temps, par la suite, d’agrandir la surface cultivable. L'idéal est de choisir un endroit ensoleillé, plat et proche de la maison afin d’y accéder facilement. Au cas où l'expérience, concluante, vous incite à agrandir votre parcelle, l'extension du jardin a lieu fin automne, avec les opérations de défrichage, le retournement du sol et l'apport d'amendements biologiques actifs (crottin de cheval, fumier "jeune" et compost végétal de moins d'un an), ce afin de laisser à la terre et aux organismes et micro-organismes locaux le temps nécessaire pour assimiler, dégrader, répartir et s'adapter aux changements qui leurs sont infligés.

En ligne, en planche, en carré, surélevé ?[modifier]

Rectiligne, le potager conventionnel a l’avantage d’être simple à dessiner et fonctionnel, surtout si on trace deux grandes allées, en croix, permettant le passage d’une brouette, et des petits chemins menant à chaque planche. Matérialiser les voies avec des matériaux de récupération comme des briques pilés ou de l’ardoise concassée, des plaquettes de chêne, des bandes de pelouse ou tout simplement des planches ou dalles de bois. Les potagers en hauteur, très décoratifs et faciles à travailler par tous, peuvent être bordés de bois tressés, de planches ou de pierres. Les herbe indésirables s’y ressèment moins et la terre est plus chaude.

Le travail du sol[modifier]

La grelinette ne bouleverse pas la structure des différentes couches du sol.

Pour bien connaître la terre, il est possible de la faire analyser. Des laboratoires spécialisés indiqueront, après examen, les améliorations à apporter, comme le LAMS de Claude et Lydia Bourguignon...

Afin de se faire une première idée des points forts et points faibles du sol, trois analyses visuelles simples et gratuits sont réalisables :

  1. - Observez les plantes déjà en place. Les végétaux ont des besoins différents, et ils sont les premiers éléments permettant une analyse du sol. Par exemple, la présence, en grand nombre, d'orties indique un taux élevé d'azote dans le sol (nitrates).
  2. - Prélevez un peu de terre et broyez la entre vos doigts. Si elle colle, c'est une terre à tendance argileuse. Si elle s'effrite, la tendance sera plutôt au sableux. Bien noire et très fine ? C'est une terre riche en humus.
  3. - Retournez une portion du sol d'un bon coup de bêche et observez la vie animale présente. Plus il y a d'insectes présents et moins la terre a de risques d'être polluée. Portez votre attention sur les vers de terre afin de déterminer si votre sol est "riche" ou pas.

Gardez à l'esprit qu'un sol vide de plantes colonisatrices non invitées et de vie animale est pour ainsi dire un sol "mort", qui nécessitera de votre part un travail certain afin de lui rendre un semblant de vie.

Pour bien démarrer, retirer toutes les herbes, les racines, les plus gros cailloux, ensuite, crocheter puis ratisser. Pour les cultures suivantes, on utilisera une grelinette qui permet d'aérer la terre sans la retourner pour ne pas perturber la vie du sol. A noter que la production de certains légumes racines demande un peu plus de travail, à la bêche par exemple, de même que l'enfouissement des engrais verts (moutarde, trèfle et légumineuses fixatrices d'azote, comme le fenugrec). Il est toutefois nécessaire, lorsque l'on travaille à la bêche, de ne pas retourner le sol trop profondément, et ce afin de respecter les diverses "couches" qui forment le sol à cultiver : mélanger ces couches entraine une minéralisation perturbée de l'humus, la remontée en surface de bactéries de profondeur, l'enfouissement de mycélium, etc etc etc.

Que planter, que semer ?[modifier]

Commencer par des légumes faciles à cultiver, comme des radis, des navets, des tomates, des salades. Evitez comme la peste les salades à repiquer, celles-ci étant hélas le plus souvent pleines d'engrais et autres traitements phytosanitaires. D'une manière générale, favorisez les graines au détriment des plantes vendues en godets, plus faciles à cultiver, certes, mais écologiquement déplorables.

Cultiver des plantes aromatiques et des fleurs dans son potager est primordial, car plus il y a de diversité au jardin moins il y a de maladies et d’invasion d'indésirables. De plus, ceux-ci assurent la présence d'insectes pollinisateurs, présence vitale pour l'apparition des fruits.

Voir aussi[modifier]

Références[modifier]

Liens internes[modifier]

Liens externes[modifier]

Bibliographie[modifier]

  • Un potager bio sur mon balcon de Josep Maria Vallès. Éditions Rouergue, fév. 2009.
  • Le jardin naturel de Jean-Marie Lespinasse. Édition Rouergue, mars. 2009.
  • Le beau jardin du paresseux de Patricia Beucher. Éditions Ulmer, mars 2000.
  • Le potager anti-crise - manger sain en dépensant peu de Rodolphe Groléziat. Éditions Ulmer, mars 2010.


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