Éco-socio-conception

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L'éco-socio-conception se présente comme une solution pour prendre en compte l'ensemble des aspects du développement durable en conception. Elle vise non seulement à réduire les dommages sociaux et environnementaux sur l'ensemble du cycle de vie du produit mais aussi à créer des externalités positives[1].

L'écoconception n'apporte de réponses qu'aux problématiques d'un développement viable, c'est-à-dire d'un développement qui intègre les aspects environnementaux et économiques. La dimension sociale, et plus particulièrement sociétale, est mise de côté. Le terme sociétal désigne les relations d'une entreprise avec ses parties prenantes et parties intéressées[2]. Les aspects social et sociétal des choix de conception sont des paramètres nouveaux dans le développement de produit.

Les instruments existants[modifier]

Une première base: l'Analyse Sociale du Cycle de Vie des produits[modifier]

L'Analyse Sociale du Cycle de Vie (ASCV) des produits, qu'il s'agisse de biens ou de services, est définie dans Les Lignes directrices pour l'ASCV des produits du PNUE et de la SETAC, parues en juin 2009. Elles posent les fondements d'une méthode devant permettre d'évaluer les impacts sociaux et sociétaux sur l'ensemble du cycle de vie d'un produit.

Les Lignes directrices donnent une liste de trente et une sous-catégories classées par parties prenantes. Ces sous-catégories sont les "bases d'une analyse sociale et socio-économique du cycle de vie (...). Elles représentent les aspects sociaux, les thèmes d'intérêt qui seront évalués dans l'étude"[3].

L'ASCV se distingue de l'ACV (Analyse du Cycle de Vie) notamment parce qu'elle requiert des informations à propos des contextes locaux, ou encore parce que les données subjectives, dans une ASCV, sont parfois plus pertinentes que les données objectives.

L'ASCV, telle qu'elle est présentée par le PNUE et la SETAC présente certaines limites. En effet, elle n'est pas suffisamment opérationnelle pour permettre à l'entreprise de socioconcevoir les produits. De plus elle ne prétend pas répondre à la question de savoir si un produit doit être fabriqué ou pas. Autrement dit elle ne se pose pas la question de l'acceptabilité éthique de ce produit[3]. Enfin, plus que d'impacts sociétaux ne devons nous pas parler d'implications sociétales? Du moins convient-il de passer, dans une démarche d'écosocioconception, des impacts de l'activité d'une entreprise sur une population à l'implication de cette même population.

Un premier outil: les fiches méthodologiques de l'Initiative Cycle de Vie[modifier]

Le LCI (Life Cycle Initiative) propose trente et une fiches qui reprennent les thèmes des sous-catégories des Lignes directrices du PNUE et de la SETAC. Les thèmes sont reliés à des instruments internationaux pour la création d'indicateurs génériques et spécifiques. Ces indicateurs, qualitatifs ou quantitatifs, permettent d'évaluer la prise en compte des thèmes sociaux et sociétaux.

L'objectif poursuivi par le LCI, à travers la réalisation de ces fiches, est de fournir un outil opérationnel pour la conduite d'études en ASCV.

Une base de données internationale en cours de réalisation[modifier]

Le PNUE développe actuellement des perspectives globales sur les politiques de consommation et de production durables. Pour cela il s'appuie sur une enquête à laquelle chacun (représentant industriel, institutionnel ou membre de la société civile) est invité à répondre. L'objectif étant d'obtenir un rapport sur les perspectives globales pour mai 2011 ainsi qu'une base de données mondiale portant sur l'ensemble des étapes du cycle de vie des produits et services. Pour une présentation du projet, rendez-vous sur la branche Concommation et Production du PNUE [1].

L'articulation de l'éco et de la socio-conception[modifier]

Dans le cadre de la pensée cycle de vie le LCI s'attache actuellement à définir les spécificités de la prise en compte de la dimension sociétale sur l'ensemble du cycle de vie du produit. Mais, pour innover en intégrant à la fois les aspects environnementaux et sociétaux il importe de rendre complémentaires les outils déjà existants en éco-conception et l'approche sociétale du cycle de vie. Des travaux sont en cours pour la réalisation d'outils permettant l'évaluation des impacts non seulement environnementaux mais aussi sociétaux et des externalités positives.

La ruche "Comment concevoir autrement?" sur la plateforme collaborative Agora21 transitions ouvre justement le débat sur la question de la création de référentiels d'éco-socio-conception qui soient adaptés aux problématiques de filières particulières [2].

Références[modifier]

  1. Effets positifs que les activités d'une personne ou d'une entreprise ont sur d'autres sans compensation, Banque mondiale et AFD
  2. Christian Brodhag dans "La double dimension procédurale et substantive de l'ISO 26000" RIODD 2010, opère une distinction entre les parties intéressées, soit les individus ou groupes affectés par le fonctionnement de l'entreprise, et les parties prenantes: les individus ou groupes qui les représentent
  3. a  et b PNUE, 2009

Voir aussi[modifier]

Liens internes[modifier]

Liens externes[modifier]


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