Gestion de la demande en transport

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Parmi les mesures visant à réduire notre dépendance envers l'automobile, les mesures de gestion de la demande en transport (en anglais : Transportation Demand Management ou TDM), constituent des moyens efficaces et généralement moins coûteux que les grands projets d'infrastructures pour modifier les habitudes de déplacements.

Il s'agit ici non pas de bonifier l'offre actuelle en transport, mais de mettre en place des mesures susceptibles de modifier la nature de la demande (notamment en termes de modes utilisés).


Mesures de gestion de la demande en transport[modifier]

On peut regrouper en deux catégories les mesures de gestion de la demande en transport : aménagement de l'espace physique et programmes et incitatifs.

Aménagement de l'espace physique[modifier]

La forme et l'aménagement de l'espace public sont susceptibles d'influencer les choix des individus en matière de déplacement. L'impact peut se faire à différents niveaux : limiter l'impact de la circulation motorisé sur les déplacements actifs, ralentir les débits de circulation, modifier les conditions de stationnement, etc. Voici quelques exemples d'aménagements en matière de gestion de la demande en transport :

  • Apaisement de la circulation (dos d'âne, trottoirs en saillis, sinuosité de la voie, shared street, etc.).
  • Environnement favorable aux déplacements piétonniers.
  • Infrastructures cyclables et râteliers.
  • Douches et casiers (pour cyclistes).
  • Vélos en libre-service.
  • Nœuds intermodaux.
  • Planification urbaine favorisant les transports alternatifs (TOD, New Urbanism, Smart Growth, densification et diversification des activités urbaines, développements sans voitures, etc.).
  • Stationnements incitatifs (park'n'ride).
  • Voies prioritaires pour le transport collectif et les covoitureurs.
  • Etc.


Mesures et incitatifs[modifier]

L'implantation de mesures financières, d'incitatifs ou de mesures facilitant l'accès aux modes alternatifs de transport contribue aussi à limiter la dépendance à l'égard de l'automobile. Il s'agit ici de mesure intangible influençant le choix modal en jouant sur les coûts, le temps, l'information disponible, la facilité d'utilisation, etc.

Voici quelques exemples:

  • Programmes et logiciels de covoiturage.
  • Incitatifs financiers à l'utilisation des transports alternatifs.
  • Campagnes de promotion.
  • Télétravail.
  • Semaine de travail compressée.
  • Gestion efficace du stationnement (tarif, nombre d'espaces, priorité aux covoitureurs, etc.).
  • Service d'autopartage.
  • Etc.


Plusieurs des mesures mentionnées plus haut (principalement les mesures d'aménagements de l'espace public) sont directement la responsabilité des autorités municipales ou gouvernementales. Par le biais d'investissements et d'interventions directes sur le territoire, il est possible d'influencer les choix des usagers en matière de transport.

Dans plusieurs grandes villes du monde, des organismes divers (municipalité, communautés métropolitaines, autorités de transport, organismes à but non lucratif, etc.) œuvrent auprès des employeurs pour implanter des mesures de transport durable. Ces programmes de transport durable en entreprise contribuent, à l'échelle métropolitaine, à réduire la congestion et la pollution atmosphérique en incitant les travailleurs à se déplacer autrement qu'en voiture.


Voir aussi[modifier]

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Bibliographie[modifier]

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