Photographie

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Étymologie[modifier]

Le terme « photographie » vient de deux racines d'origine grecque : le préfixe « photo- » (φωτoς, photos : lumière) — qui procède de la lumière; le suffixe « -graphie » (γραφειν, graphein : dessiner, écrire) — qui écrit, qui génère une image. Littéralement : « dessiner avec la lumière ».

Principes fondamentaux[modifier]

Depuis son invention au début du vingtième siècle, la photographie a été mise au point grâce à de nombreuses innovations technologiques et techniques dans les domaines de l'optique, de la chimie, de la mécanique, de l'électricité, de l'électronique et de l'informatique.

Les deux phénomènes interviennent dans l'obtention d'images photographiques (pour certains connus depuis longtemps). Depuis Aristote, on savait mettre la réalité en boîte; il suffit de percer un trou (sténopé) dans une chambre noire (camera obscura) pour voir apparaître une image inversée dans le fond blanc de cette chambre. De leur côté, les alchimistes savaient que la lumière noircissait le chlorure d'argent. Aux alentours de 1780, Jacques Charles parvient à obtenir une image d’une silhouette obtenue par le procédé de la chambre noire sur du papier imbibé de chlorure d'argent. La recherche en chimie et en physique permettra très rapidement de mettre au point la technique dite de l’argentique (les plaques de verre, puis les films). La fin du vingtième siècle verra le développement des semi-conducteurs dans de nombreuses applications, permettant notamment de créer les capteurs numériques.

Si le support sensible utilisé en photographie est variable, les notions de lumière et d’exposition restent les constantes fondamentales. Notamment, les grandeurs intervenant dans l’équilibre de l’exposition du support sensible (capteur ou film) : la vitesse de déclenchement (temps laissé à la lumière pour « marquer » le film), le diaphragme (diamètre du trou par lequel entre la lumière), la sensibilité (capacité propre du support à être impressionné par la lumière).

Un art plastique[modifier]

L'art plastique est un terme qui désigne une pratique consistant à transmettre un message, une émotion, une critique, une idée, une pensée. L'art plastique doit produire une émotion, un sentiment, une réflexion chez le spectateur. À l’égal de la peinture, ou du dessin, la photographie est l’un des médias permettant de réaliser de telles images. Or, depuis l'invention du procédé photographique, le débat sur la photo en qualité d'art n'a jamais été clos, ni franchement tranché. Le combat pour la reconnaissence de la photographie en qualité d'art est encore porté par beaucoup de mouvements, associations et intelectuels.

Les limites de l’objectivité de la photographie[modifier]

La photographie ouvre une nouvelle ère dans la représentation ; on est en mesure d'obtenir une représentation du réel présumée « objective ». L'auteur d’image ne représente plus le réel tel qu'il le voit ou tel qu'il le peut, mais c'est le « réel » lui-même qui impressionne le support sensible (par l'action directe de la lumière (photon) qui est réfléchie, ou émise, de l'objet à la surface sensible). Ainsi la photographie prend une grande place pour les usages techniques et scientifiques : reportages de presse, anthropométrie, enquêtes de police, imagerie d’identification scientifique,…

Toutefois, cette objectivité a ses limites. La photographie argentique permettait déjà d’interpréter, voire de falsifier la réalité, d'ajouter ou de retirer des éléments d'une image par un travail de laboratoire. Avec la photographie numérique, ces travaux de laboratoire (post-traitement) qui n'étaient auparavant accessibles qu'à des virtuoses, deviennent presque à la portée de tous.

Par ailleurs, les choix du photographe sont déterminants dans la vision du sujet : choix du sujet, du cadrage, de l’angle de champ, mais aussi du développement, du tirage (recadrages), des retouches, etc... Le photographe interprète à sa façon le réel qui s'offre à lui. Ainsi, en noir et blanc, le filtrage transforme la transcription des couleurs : une ambiance peut être rendue dramatique par des techniques de prises de vue bien maîtrisées. La photographie peut être un média permettant de restituer des images tout aussi subjectives que la peinture.

Photographie de l’Environnement et de la Nature[modifier]

La photographie environnementale revêt deux aspects : la représentation du paysage, de l’environnement et la représentation des espèces de faune et de flore. La photographie de nature est souvent tiraillée entre deux tendances difficiles à concilier :

  • La vision scientifique et objective des espèces et des milieux, qui oblige à une photographie normée et conformiste
  • La vision sensible qui relève de l’art et d’une représentation subjective transcrivant une perception personnelle de l’auteur des images.

En France et en Europe, le monde de la photographie de nature est plutôt dominé par des courants de pensée très conformistes dans leurs conceptions artistiques. Cependant, une nouvelle génération monte, elle porte des approches artistiques plus libres, d'avantage tournée vers la vision poétique et symbolique de la nature.

Média engagé[modifier]

La photographie animalière est présente dans les médias, avec notamment des parutions dans des magazines, des publications ou des festivals. La photographie y est utilisée comme média de connaissance et de sensibilisation à la question environnementale. Plus ou moins engagés, les articles tendent plutôt à valoriser l’environnement sous l’angle du « Patrimoine Vert »; la tendance générale est d’aller au-delà de la curiosité.

À titre d’exemple, en 2007, une exposition de photographies animalières a été organisée à Paris à l'initiative de Yann Arthus-Bertrand pour promouvoir la protection des paysages et des milieux naturels; ceci montre que la photographie peut être un média pour la protection de l’environnement.

Éthique & photographie de nature[modifier]

La vulnérabilité des milieux naturels, la sensibilité des espèces protégées, appellent de la part des professionnels comme des amateurs de photographie de nature une prise de conscience écologique et une autodiscipline : l’éthique individuelle. Quelques exemples :

  • Particulièrement concernés, les photographes ornithologues qui sont confrontés à la problématique des photos au nid et du dérangement que cela peut occasionner.
  • Les techniques de nourrissage de la faune sauvage pour créer des habitudes de visite sont également jugées préjudiciables par certains spécialistes qui dénoncent une modification du comportement de la faune sauvage.
  • Le risque de piétinement de flore rare ou de nids au sol est également important dans des espaces particulièrement sensibles.

L’éthique vise à aller au-delà des interdits légaux et se responsabiliser individuellement.

La photographie de nature conventionnelle[modifier]

La pratique de la photographie nature conventionnelle remonte aux grands explorateurs. Cette pratique n'a aucune prétention artistique, elle est un témoignage qui se veut objectif. La démarché évoluant avec une préoccupation esthétisante, la photographie nature des pionniers a évoluer vers une image cherchant l'art. Le dogme est ici de pratiquer la photographie nature comme un reportage de presse : sans artifice ni retouche. C'est d'une certaine façon l’académisme de la photographie nature. Les références classiques de la photographie de nature sont nombreuses :

Art Wolfe, Jim Brandenburg, Bencé Maté, Nick Brandt, Stephano Unterthiner, Olivier Grunewald, Paul Nicklen, Vincent Munier, Cédric Girard, Fabrice Cahez, Alexandre Deschaume, Xavier Delorme.

Néanmoins, nombre de ces "auteurs classiques", tels Vincent Munier ou Alexandre Deschaume par exemple, tendent à s'écarter du chemin d’origine en ayant une démarche de plus en plus poétique et interprétative.

Du non conformisme vers une photographie nature moderne[modifier]

Une nouvelle mouvance de photographie animalière commence à émerger. Elle se développe sur une approche plus libre de la représentation, essentiellement motivée par la sensibilité de l’auteur. Cette nouvelle sensibilité s’est manifestée au travers des travaux de Vincent Munier ou Alexandre Deschaume dont l’œuvre est plus libre. Cependant, d’autres photographes sont plus radicaux.

Paul Starosta et Stéphane Hette travaillent leur mise en scène en studio avec fond blanc ou noir (type high-key ou clair-obscur); ils créent ainsi une représentation qui met l’accent sur l’animal, ou l’insecte, en le plaçant hors contexte. La démarche est perçue comme non conformiste, mais ouvre la voie à une véritable modernité de la photographie nature. Wolfgang Autexier[1] réalise des mises en scène similaires directement dans le milieu naturel (sans flash ni fond artificiel). Ces prises de vues sont rendues possibles grâce à un choix de contrastes tranchés. Qu'il s'agisse de Paul Starosta et Stéphane Hette au festival de phot animalière de Montier en Der, ou de Wolfgang Autexier au salons internationaux d'arts plastiques de Bruges ou de Condeixa : la démarche reconnue dans les cercles d'art plastiques internationaux ouvre la voie de la reconnaissance de cette pratique moderne de la photographie de nature.

Les moyens de prise de vue actuels sont pour beaucoup dans le développement de telles recherches plastiques. La souplesse de traitement du fichier RAW, le haut niveau de sensibilité des capteurs numériques, les logiciels internes aux boîtiers interprétant l’information du capteur, sont autant de nouveautés qui réinterrogent la pratique de la photographie. La gamme de sensibilité (ISO) large permet de travailler, sur certains appareils professionnels, en mode priorité ISO. La sensibilité du capteur devient une grandeur variable de la prise de vue à l’égal de la vitesse et du diaphragme : c’est une révolution des bases de la photographie.

Les artistes non conformistes sont orientés vers des images aux degrés de lecture mutiples : - premier degrés : l'aproche naturaiste, l'image objective de la nature - second degrés : l'aproche poétique, identification d'une valeur subjective dans l'image - troisième degrés : l'aproche symbolique, alant audelà de l'aspect naturaiste. Des artistes tels que Wolfgang Autxier développent ainsi un véritable language surréaliste au travers d'images à première vue naturalistes. C'est une nouvelle forme du courrant surréaliste que l'on appel "Renaissence Surnaturaliste" en référence aux premiers surréalistes dit les "surnaturalistes".

Voir aussi[modifier]

Liens internes[modifier]

Liens externes[modifier]

  • Catégorie photographie de l’annuaire dmoz : [1]
  • Forum généraliste de la photographie de nature : [2]
  • Un exemple de charte éthique pour la photo de nature : [3]
  • Page consacrée aux photographes animaliers non-conformistes : [4]

Bibliographie[modifier]

Sources et références[modifier]

  1. "Wolfgang Autexier, le Mozart de la photographie d'art" Charles Vincent / Saintes Magazine / Mars 2015
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