Construction traditionnelle

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Catégorie:Se loger


Une construction traditionnelle est un bâtiment construit avec des techniques traditionnelles, dont la pierre, la terre, le bois, la chaux, le chaume.

Description[modifier]

La construction traditionnelle était de fait non-polluante, très souvent saine, mais généralement pas efficace. Elle a pratiquement disparu des techniques utilisée pour les maisons neuves à partir de la fin de la première guerre mondiale. Il ne faut pas la confondre avec le "style traditionnel" qu'on donne aux pavillons modernes qui sont de la construction conventionnelle.

Cette page expose les principes fondamentaux de la construction traditionnelle, qu'il est indispensable de connaître avant de tenter de rénover son habitat.

Introduction[modifier]

Il existe de multiples méthodes de construction différentes car le point commun de toutes les constructions de ce type est qu'elles sont réalisées à partir des matériaux locaux. En France par exemple, on peut trouver des constructions à base de briques de terre cuite et de bois en Sologne, des maison en pierre et bois dans les montagnes, des maisons en terre crue et bois dans la Bresse, des maison en pierre et chaux dans les vals de grands fleuves, des maisons en granit en Bretagne etc. Les matériaux utilisées étaient peu ou pas transformés :

  • la pierre : il existe différentes dureté de pierre, selon les régions cela définissait si on les utilisait telles quelles ou si on les taillait. De même, la résistance de la pierre détermine si on l'utilisait en parement exposé au éléments ou si on la recouvrait derrière un enduit protecteur.
  • le bois : il existe de nombreuses variétés de bois dont on peut faire de prime abord deux catégories, ceux qui ont un aubier distinct du duramen, et ceux qui n'ont pas d'aubier distinct. Un aubier distinct est signe que le bois de cœur, le duramen, contient du tanin. Ce tanin est une protection naturelle contre les insectes et champignons ce qui fait que les bois de ce type sont assez ou très résistants à ces attaques. Les bois qui n'ont pas d'aubier distinct n'ont pas de tanin, et ne sont pas protégés ce qui entraine leur destruction rapide voir très rapide s'ils sont utilisés à l'extérieur. En France, les bois locaux résistants sont : les chênes, le châtaignier, le mélèze, le robinier (généralement appelé "acacia"). Certains bois sans aubier distinct ont aussi été utilisé dans la construction, comme par exemple le sapin, l'épicéa, ou le peuplier. C'est possible sous certaines conditions : usages intérieur uniquement, avec du bois coupé à la bonne saison. Le bois est utilisé dans la construction traditionnelle de plusieurs manières : charpente, ossature (colombages), bardages, menuiseries, couverture.
  • la terre crue : dans les régions dont le sol est constitué de beaucoup d'argile, les constructions étaient bâties économiquement avec ce matériau présent sur place. La terre crue est très solide une fois sèche, mais elle ne résiste pas à la pluie battante c'est pourquoi lorsqu'elle était utilisée pour les murs, elle était protégée avec de larges débords de toiture. La terre crue n'est pas porteuse en faible épaisseur, on rencontre donc habituellement deux grandes catégories de maisons en terre crue : la terre utilisée entre ossature bois (par exemple mélangée avec de la paille ce qui donne du torchis), ou la terre tassée utilisée comme mur porteur (dans ce cas le mur fait au moins 40cm d'épaisseur, souvent plus, exemple le pisé).
  • la terre cuite : la terre cuite sous forme de briques, tuiles ou carreaux est un matériaux très ancien qui était fréquemment utilisé dans les régions ne disposant pas de pierre.
  • la chaux : c'est avec le plâtre le plus ancien liant connu utilisé dans la construction. La chaux est issue du calcaire et était utilisée pour solidariser les murs en pierre ou en brique, ou pour faire des enduits de protection. On appelle "chaux" le mélange en poudre et non le résultat de l'application car une fois qu'il a refait sa carbonatation, le matériau est redevenu du carbonate de calcium.
  • le plâtre : ce terme désigne du sulfate de calcium partiellement déshydraté. Mélangé avec de l'eau, le plâtre se réhydrate et redevient rapidement du gypse, pierre très tendre. Ce matériau était souvent utilisé comme enduit de finition intérieur dans les maisons des propriétaires riches, mais également comme mortier pour les murs et enduit extérieur dans certaines régions très riches en gypse.
  • la paille et le chaume : la paille était fréquemment utilisée comme isolant, généralement mélangée avec d'autres matériaux, comme la terre crue par exemple dans le torchis. On en trouve dans l'épaisseur de certains murs en pierre, dans l'épaisseur des planchers bois, dans les cloisons etc. Le chaume était le matériau de couverture le plus répandu dans de nombreuses régions.

Les possibilités d'utilisations et de combinaisons de ces matériaux sont presque infinies, pourtant il est possible d'identifier trois grandes catégories de bâtiments traditionnels :

  • les ouvrages en maçonnerie
  • les ouvrages en terre crue
  • les ouvrages en bois


Les ouvrages en maçonnerie traditionnelle[modifier]

Le mur traditionnel tient debout uniquement grâce à son poids. Comme il est composé de matériau ayant une bonne résistance en compression et pas du tout de résistance en traction, il est nécessaire de faire un mur assez épais : généralement en 40 et 50 cm pour des murs en pierre, seuls les murs en brique de terre cuite peuvent être moins épais, entre 20 et 30 cm. Les pierres ou les briques sont généralement liées avec un mortier. Il est généralement à base de terre, avec un peu de sable et chaux. Il est quelquefois entièrement en mortier de chaux, mais c'est assez rare car la chaux n'était pas bon marché. Le mur ne possède pas de véritables fondations : il est monté sur une partie enterrée qui est un peu plus large que le mur, mais montée de la même manière. Ainsi, rien n'empêche l'eau du sol de remonter par capillarité. C'est pourquoi tout au long de son existence, ce type de mur "pompe" l'eau du sol (à la manière d'un morceau de sucre posé sur la surface liquide d'une tasse de café). L'humidité remonte dans la partie aérienne du mur, où elle va finir par s'évaporer suite à l'action du vent et du soleil.

Les ouvrages en terre crue[modifier]

Les ouvrages en bois[modifier]

Voir aussi[modifier]

Liens internes[modifier]

Liens externes[modifier]

Bibliographie[modifier]

"21 Rénovations écologiques en France", Sylvain Moréteau, éd. Terre vivante, 2010.


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