Slow Food

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Le Slow Food est un mouvement fondé en Italie en réaction à la généralisation du mode de consommation Fast Food. L'expression vient de l'anglais et signifie nourriture lente , en effet, contrairement à la restauration rapide, cette manière de réorganiser le circuit production alimentaire-consommation respecte les cycles naturels des saisons, les temps naturels de croissance mais aussi le temps du repas familial et convivial, le temps accordé à la commensalité !

Description[modifier]

Le Mouvement International Slow Food a été fondé à Paris en 1989 ; le siège est à Bra, en Italie. Des associations nationales ont été établies en France, aux USA, en Allemagne, en Suisse, au Japon et au Royaume Uni. Slow Food compte 100 000 adhérents dans 150 pays et 1 300 conviviums environ[1].

Slow Food est une association qui s'oppose aux effets dégradants de la culture de la fast-food qui standardisent les goûts ; qui promeut les effets bénéfiques de la consommation délibérée d'une alimentation locale, qui a des programmes d'éducation du goût pour les adultes et les enfants, qui travaille pour la sauvegarde et la promotion d'une conscience publique des traditions culinaires[1].

Elle aide les producteurs-artisans de l'agroalimentaire qui font des produits de qualité et encourage les initiatives de solidarité dans le domaine alimentaire. L'objectif de Slow Food est de développer un modèle d'agriculture moins intensif et nocif, capable de préserver et d'améliorer la biodiversité et d'offrir aussi des perspectives pour les régions moins riches[1].

Slow Food cherche à combiner le plaisir avec un profond sens de responsabilité à l'égard de l'environnement et du monde de la production agricole. On ne peut pas être gastronome et ne pas être sensible à la protection des cuisines locales, des races animales, des espèces végétales en danger d'extinction[1].

Le convivium est l'unité locale de Slow Food : c'est la voix d'un district qui possède une histoire culturelle et culinaire, et c'est la structure qui véhicule les idées Slow Food au niveau local. Les conviviums organisent des événements comme des ateliers du goût sur les mets et les vins, des visites chez des producteurs, des dîners thématiques[1].

Devenir adhérent de Slow Food signifie partager ce projet et participer aux activités proposées par le convivium.

Mise en pratique[modifier]

Le panais, un « légume oublié » que l'on redécouvre.

Il s'agit donc de réagir contre la monoculture, les OGM, de retrouver les valeurs traditionnelles locales dans le respect de l'animal et de l'environnement, de revenir à nos racines. Les conviviums permettent de partager ces valeurs, de rétablir les liens entre producteurs et consommateurs et de renouer avec un mode de vie humain convivial. Alors qu'avec la restauration rapide, chacun dans la famille a tendance à manger son plat isolément et à son heure, on en revient à partager les spécialités locales, la cellule familiale reprend toute son importance. Tant sur le plan diététique que sur le plan psychologique, le fait de se poser pour partager le repas avec les siens peut être un bon moyen de lutter contre les désordres alimentaires que favorise la malbouffe.

Renouer avec les produits du terroir, cela voudra dire cuisiner à partir de produits frais, donc moins de tentation d'ouvrir un « snack » tout prêt à avaler. L'association liste les produits de l'arche du goût pour attirer notre attention (par allusion à l'arche de Noé qui a sauvé la faune de justesse) : si nous n'y prenons pas garde, nous allons perdre ces goûts, perdre les techniques de nos ancêtres. Ne parle-t-on pas déjà de légumes oubliés ? Des agriculteurs et des jardiniers passionnés et militants nous aident à les redécouvrir, mais il est temps !

Chacun peut adhérer à un convivium (plus de 40 en France[2] et plus de 1 000 dans le monde. L'association travaille aussi en partenariat avec d'autres associations - dont les Colibris - qui partagent cette même analyse et prônent les mêmes solutions).

Un documentaire de terrain nous montre comment ce processus fou s'est emballé dans les années 60[3].

Bibliographie[modifier]

  • Slow Food, manifeste pour le goût et la biodiversité, de Slow Food, manifeste pour le goût et la biodiversité, éditions Yves Michel, 2005. ; ISBN 2913492320
  • Bon, propre et juste - Éthique de la gastronomie et sauvegarde alimentaire, de Carlo Petrini, éditions Yves Michel, 2006 ; ISBN 2913492436
  • Un livre consacré à une Sentinelle Slow Food, le warana (nom ancestral du guarana) : Le Guarana, trésor des Indiens Sateré Mawé - Mythes fondateurs, biodiversité et commerce équitable, éditions Yves Michel, 2008, Bastien Beaufort et Sébastien Wolf ; ISBN 2913492576

Voir aussi[modifier]

Références[modifier]

  1. a , b , c , d  et e http://www.slowfood.fr. Consulté le 3 juin 2009.
  2. carte des conviviums en France
  3. Le temps des grâces, film de Dominique Marchais

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