Végétarisme : Différence entre versions

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(1 - Pourquoi être végétarien ?)
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Nombreux et variés sont les arguments qui militent en faveur du végétarisme: raisons écologiques, économiques, médicales, spirituelles et même émotives. Qui n'a pas un jour éprouvé des regrets devant l'abattage d'un bel animal? Mais les gens repousent tout sentiment de remords, croyant ainsi remplacer une émotion puérike par une attitude plus réaliste: en effet, pensent-ils, n'est-il pas nécessaire de manger de la viande pour vivre? Heureusement pour nous, et malheureusement pour les animaux, peu d'entre nous participent directement au processus qui transforme les animaux en "aloyau", en "poitrine" et en "filet". L'ironie de tout cela, c'est qu'il devient de plus en plus claire qu'un régime carné, loin d'être indispensable au bon fonctionnement de l'organisme, peut au contraire lui être néfaste.
 
Nombreux et variés sont les arguments qui militent en faveur du végétarisme: raisons écologiques, économiques, médicales, spirituelles et même émotives. Qui n'a pas un jour éprouvé des regrets devant l'abattage d'un bel animal? Mais les gens repousent tout sentiment de remords, croyant ainsi remplacer une émotion puérike par une attitude plus réaliste: en effet, pensent-ils, n'est-il pas nécessaire de manger de la viande pour vivre? Heureusement pour nous, et malheureusement pour les animaux, peu d'entre nous participent directement au processus qui transforme les animaux en "aloyau", en "poitrine" et en "filet". L'ironie de tout cela, c'est qu'il devient de plus en plus claire qu'un régime carné, loin d'être indispensable au bon fonctionnement de l'organisme, peut au contraire lui être néfaste.
  
Les statistiques prouvent, en effet, que la concentration d'insecticides contenus dans la viande est douze fois supérieure à celle des légumes et des céréales¹. Une consomation quotidienne de viande a donc pour effet d'accumuler dans l'organisme une forte quantité d'insecticides dont les effets à long terme, trop peu connus, sont à craindre. En outre, on sait maintenant qu'il existe une relation certaine entre la consomation de matières grasses et les maladies cardio-vascultaires. Or la viande, et tout particulièrement le boeuf et le porc, comportent une quantité importante de matières grasses, sans compter celles qui s'y ajoutent au moment de la cuisson. Malgré les contrôls de qualité imposés par l'Etat, peut-on être sûr de la fraîcheur de la viande offerte dans les supermarchés? [...]
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Les statistiques prouvent, en effet, que la concentration d'insecticides contenus dans la viande est douze fois supérieure à celle des légumes et des céréales¹. Une consomation quotidienne de viande a donc pour effet d'accumuler dans l'organisme une forte quantité d'insecticides dont les effets à long terme, trop peu connus, sont à craindre. En outre, on sait maintenant qu'il existe une relation certaine entre la consomation de matières grasses et les maladies cardio-vascultaires. Or la viande, et tout particulièrement le boeuf et le porc, comportent une quantité importante de matières grasses, sans compter celles qui s'y ajoutent au moment de la cuisson. Malgré les contrôls de qualité imposés par l'Etat, peut-on être sûr de la fraîcheur de la viande offerte dans les supermarchés? Le scandale de la viande avarie, survenu au Québec il y a quelques années, nous à révélé l'existance de pratiques scandaleuses dans ce domaine.
  
 
Avec la publication de _Diet for a small planet_ de Frances Moore Lappé², la doctrine végétarienne s'est enrichie d'arguments écologiques et économiques très importants. La thèse de Mme Lappé démontre, statistiques à l'appui, que l'élevage du bétail entraîne un gaspillage inacceptable de céréales et de terres cultivables. Aux Etats-Unis, plus de la moitié des récoltes de céréales servent à nourrir le bétail. Avec ces millions de tonnes de soya et d'avoine, on pourrait fournir chaque jour, à chaque être humain de la terre, une tasse de céréals cuites! Non seulement le bétail consome-t-il de quantités astronomiqus de céréales, mais encore il en gaspille une proportion importante. Ainsi, un bouvillon moyen doit consommer 7.25 kg de céréales pour produire 0.45 kg de viande, ce qui revient à dire que l'industrie de la viande engloutit les protéines végétales à un rythme effarant. Avons-nous les moyens et le droit moral de gaspiller de précieuses protéines por fournir de la viande aux privilégié des pays riches pendant que la moitié du monde meurt de faim? Et qie ê,ser de la pollution produite par les milliers de tonnes de déchets provenant du bétail? Pour toutes ces raisons écologiques, économiques et humanitaires, il semble évident que la consommation de viande telle qu'elle existe actuellement est un facteur de déséquilibre au niveau des resources alimntaires de la planète.
 
Avec la publication de _Diet for a small planet_ de Frances Moore Lappé², la doctrine végétarienne s'est enrichie d'arguments écologiques et économiques très importants. La thèse de Mme Lappé démontre, statistiques à l'appui, que l'élevage du bétail entraîne un gaspillage inacceptable de céréales et de terres cultivables. Aux Etats-Unis, plus de la moitié des récoltes de céréales servent à nourrir le bétail. Avec ces millions de tonnes de soya et d'avoine, on pourrait fournir chaque jour, à chaque être humain de la terre, une tasse de céréals cuites! Non seulement le bétail consome-t-il de quantités astronomiqus de céréales, mais encore il en gaspille une proportion importante. Ainsi, un bouvillon moyen doit consommer 7.25 kg de céréales pour produire 0.45 kg de viande, ce qui revient à dire que l'industrie de la viande engloutit les protéines végétales à un rythme effarant. Avons-nous les moyens et le droit moral de gaspiller de précieuses protéines por fournir de la viande aux privilégié des pays riches pendant que la moitié du monde meurt de faim? Et qie ê,ser de la pollution produite par les milliers de tonnes de déchets provenant du bétail? Pour toutes ces raisons écologiques, économiques et humanitaires, il semble évident que la consommation de viande telle qu'elle existe actuellement est un facteur de déséquilibre au niveau des resources alimntaires de la planète.

Version du 27 juillet 2004 à 23:25

1 - Pourquoi être végétarien ?

Nombreux et variés sont les arguments qui militent en faveur du végétarisme: raisons écologiques, économiques, médicales, spirituelles et même émotives. Qui n'a pas un jour éprouvé des regrets devant l'abattage d'un bel animal? Mais les gens repousent tout sentiment de remords, croyant ainsi remplacer une émotion puérike par une attitude plus réaliste: en effet, pensent-ils, n'est-il pas nécessaire de manger de la viande pour vivre? Heureusement pour nous, et malheureusement pour les animaux, peu d'entre nous participent directement au processus qui transforme les animaux en "aloyau", en "poitrine" et en "filet". L'ironie de tout cela, c'est qu'il devient de plus en plus claire qu'un régime carné, loin d'être indispensable au bon fonctionnement de l'organisme, peut au contraire lui être néfaste.

Les statistiques prouvent, en effet, que la concentration d'insecticides contenus dans la viande est douze fois supérieure à celle des légumes et des céréales¹. Une consomation quotidienne de viande a donc pour effet d'accumuler dans l'organisme une forte quantité d'insecticides dont les effets à long terme, trop peu connus, sont à craindre. En outre, on sait maintenant qu'il existe une relation certaine entre la consomation de matières grasses et les maladies cardio-vascultaires. Or la viande, et tout particulièrement le boeuf et le porc, comportent une quantité importante de matières grasses, sans compter celles qui s'y ajoutent au moment de la cuisson. Malgré les contrôls de qualité imposés par l'Etat, peut-on être sûr de la fraîcheur de la viande offerte dans les supermarchés? Le scandale de la viande avarie, survenu au Québec il y a quelques années, nous à révélé l'existance de pratiques scandaleuses dans ce domaine.

Avec la publication de _Diet for a small planet_ de Frances Moore Lappé², la doctrine végétarienne s'est enrichie d'arguments écologiques et économiques très importants. La thèse de Mme Lappé démontre, statistiques à l'appui, que l'élevage du bétail entraîne un gaspillage inacceptable de céréales et de terres cultivables. Aux Etats-Unis, plus de la moitié des récoltes de céréales servent à nourrir le bétail. Avec ces millions de tonnes de soya et d'avoine, on pourrait fournir chaque jour, à chaque être humain de la terre, une tasse de céréals cuites! Non seulement le bétail consome-t-il de quantités astronomiqus de céréales, mais encore il en gaspille une proportion importante. Ainsi, un bouvillon moyen doit consommer 7.25 kg de céréales pour produire 0.45 kg de viande, ce qui revient à dire que l'industrie de la viande engloutit les protéines végétales à un rythme effarant. Avons-nous les moyens et le droit moral de gaspiller de précieuses protéines por fournir de la viande aux privilégié des pays riches pendant que la moitié du monde meurt de faim? Et qie ê,ser de la pollution produite par les milliers de tonnes de déchets provenant du bétail? Pour toutes ces raisons écologiques, économiques et humanitaires, il semble évident que la consommation de viande telle qu'elle existe actuellement est un facteur de déséquilibre au niveau des resources alimntaires de la planète.

Enfin, le végétarisme s'inscrit dans un courant de pensée spirituelle. Ceux qui méditent affirment que la pratique du végétarisme prédispose à une plus grande paix intérieure et favorise l'épanouissement des facultés supérieurs. La religion hindoue, qui défend la doctrine du karma, prône le végétarisme parce qu'il cause moins de souffrance et de violence. Aussi, pour un grand nombre de végétariens, le végétarisme est beaucoup plus qu'un simple régime alimentaire.

La vie se nourrit de la vie. Plantez un haricot ou un grain de blé: il germera. Mettez une carotte dans l'eau: un joli feuillage apparaîtra. La vie se manifeste, forte et saine. Les végétaux tirent leur énergie directement du soleil. Puis vient un animal herbivore qui mange la plante. Au bout de la chaine alimentaire, l carnivore qui mange l'animal n'obtient ainsi qu'une fraction de l'énergie initiale captée par la plante. Pourquoi nous contenter d'une énerfgie appauvrie, dégénérée par des transferts successifs?

"On est ce qu'on mange"
Alice au Pays des Merveilles

  • Répertoire québécois des outils planétaires, Editions Mainmise et Flamarion Ltée, Montréal, 1977, p152
  • Ce livre a été traduit en français sous le titre _Sans viande et sans regrets_, Editions l'Etincelle, Montréal, 1976.

Source : La grande cuisine végétarienne

2 - Histoire de protéines

... (À complèter)

Recettes


Recette de...

3 - Livres

  • "La grande cuisine végétarienne", Vicki Chelf Hudon, Edition Stanké, 1979. Traduit de l'anglais par Danielle SOUCY. Il semble difficile à trouver hélas...

4 - Liens