Henri-Charles Geffroy

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Henri-Charles Geffroy
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Fiche d’identité
Date de naissance 5 décembre 1895
Profession hygiéniste
naturopathe
conférencier
Activité
principale 
écrivain
essayiste
Autres activités 
 internationale
fondateur des magasins bio La Vie claire
Date de décès 12 mai 1981
Âge au décès 86 ans
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Thème S'alimenter

Cueillette sauvage
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Henri-Charles Geffroy[N 1], né le 5 décembre 1895 et mort le 12 mai 1981, est le fondateur de l'entreprise française de distribution La Vie claire[1],[2],[3],[4],[H 1] spécialisée dans l'alimentation biologique. Ouvert à Paris, le premier magasin date de 1948 et répond à une demande du public envers une alimentation naturelle et saine telle que décrite depuis 1946 dans sa revue éponyme[4]. Pour approvisionner ses magasins, il crée une coopérative en 1951 : la société l'Aliment sain[2] qui devient en 1965 la Société française de l'Alimentation saine. Il est auteur d'ouvrages de diététique dont le plus célèbre est Tu vivras 100 ans.

Biographie[modifier]

Fils d’une famille d’éditeurs parisiens[2][Lesquels ?], Henri-Charles Geffroy naît le 5 décembre 1895[Où ?] selon le catalogue de la Bibliothèque nationale de France[3]. Victime de guerre lors du Première Guerre mondiale|conflit mondial de 14-18, il est gaz moutarde|gazé à l'ypérite en 1917[4],[H 2],[H 3],[H 1],,[H 4]. Joseph Gicquel écrit alors que « sauvé par un régime alimentaire », il « se fait l'apôtre de l'alimentation saine : pain complet, céréales, fruit sec ». Dans La France et son pain, Steven Kaplan et Jean-Philippe de Tonnac évoquent Geffroy en ces termes : « [...] personnage à la John Harvey Kellogg ». Les auteurs brésiliens Rochele Castelano de Sousa, Julie Duarte et Graciela Mendonça da S. Medeiros précisent, quant à eux, que Geffroy puise son inspiration à partir d'une perception hygiénisme|hygiéniste d'un nouveau genre dispensée par plusieurs figures marquantes de l'époque parmi lesquelles figurent :

  • un célèbre chirurgien thoracique en la personne du Dr Ferdinand Sauerbruch[H 5]
  • le professeur Max Gerson, auteur de la méthode Gerson[H 6],[5]
  • le docteur Arthur Merrheim[6] (dit professeur Mono) qui est le père de Jean Merrheim cité plus loin

D'après Sousa, le point commun qui unit le régime alimentaire de ces trois praticiens préconise entre autres l’éviction des produits d’origine animale tout en privilégiant la consommation de fruits crus, céréales et la cuisson à l'étouffée de certains légumes[H 7],[5]. C'est ainsi qu'au cours des années 1940 et 1950, Geffroy popularise un discours selon lequel une alimentation « à l’état le plus près possible de l’état naturel » ferait « immédiatement disparaître comme par enchantement toutes les infirmités[7] ». « Il condense dès lors l'essentiel de ses idées dans un journal, La Vie claire », au sujet de laquelle Michel Delmas écrit, dans La saga des franchises, qu'elle a été « fondée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale par Henri-Charles Geffroy, un de ces personnages que les uns reconnaissaient comme un visionnaire et d'autres prennent pour un doux rêveur, voire un charlatan[8]. » Le premier numéro de la revue paraît en 1946[3],[8]. Son contenu comporte différentes rubriques allant de « La vie de Jésus » aux « Cours d'astrologie » en passant par « La radiesthésie des aliments »[8]. En 1948, Geffroy ouvre un premier magasin bio[4] et enfin une coopérative à partir de 1951[2] pour y diffuser les produits qu'il prône[4]. La chaîne « s'implante partout en France avec une centaine de points de vente à la fin des années 1960[8]. »

Approche nutritionnelle[modifier]

Végétalisme[modifier]

Originellement inspiré par les préceptes édictés par le docteur Paul Carton[1],[H 8], fortement influencé par Alexis Carrel[H 8],[H 9], puis mû par une conviction inébranlable et prosélyte en un végétalisme assidu[2], Geffroy reprend en quelque sorte les idées antérieurement avancées par Jean Merrheim, lui-même partisan convaincu de la consommation exclusivement vouée aux végétaux[9]. Dans l'ouvrage Alimentation et nutrition humaine rédigé entre autres par Henri Dupin, Jean-Louis Cuq et Marie-Irène Malewiak[9], il est notamment précisé que Geffroy proscrit le recours aux légumineuses en raison de leur contenance en purines ; il recommande en outre « la cuisson à l'étouffée, la consommation de céréales (blé principalement) avec celle d'oléagineux (tels que des amandes) » en sus d'un apport complémentaire en levure de bière pour sa contenance vitaminique et protéinique compensatoire[9].

Vista-xmag.png Consulter aussi l’article :   végétalisme.

Le blé d'Osiris[modifier]

Dans un chapitre intitulé « Le blé d'Osiris de Geffroy[H 8] », Wekstein fait mention d'un épisode clé dans le parcours du fondateur de La Vie claire. Le fil rouge « retrace l'histoire miraculeuse de quelques épi (botanique) » — orientaliste[10] et préfacier du livre de Geffroy : « Osiris : le miracle du blé[11] » — en la personne d'un médecin-acuponcteur et disciple du Dr George Soulié de Morant[12] alias le Dr R. Sauvageot : les semences lui auraient été confiées par l'académicien Joseph de Pesquidoux à son retour d'un voyage exploratoire en Égypte[13]. Toujours selon Wekstein, le Dr R. Sauvageot et son frère auraient cherché à cultiver, promouvoir et faire connaitre ces grains exceptionnels au grand public jusqu'à ce qu'Henri-Charles Geffroy « prenne l'affaire en main et distribue aux lecteurs de sa revue des sachets de ce blé aux vertus extraordinaires[H 8]. » Un article paru dans le journal suisse L'Impartial (Suisse)|L'Impartial relate les tenants et aboutissants de cette affaire[13]. Par ailleurs, le livre coécrit par Geffroy et Sauvageot relatant la saga précitée[11] est commenté par la Revue internationale des industries agricoles de 1949 :

« Geffroy est, avec les frères Sauvageot, un des plus ardents défenseurs du « blé des Pharaons » qui, pendant 70 siècles aurait gardé son pouvoir de germination. Son livre ne contient pas seulement des arguments en faveur de ce blé miraculeux, mais toute une philosophie de la nutrition, des conseils pratiques concernant la culture espacée du blé et le travail de la terre suivant la méthode Jean et le travail de la terre sans labours et sans engrais chimiques et des recettes de cuisine à base de blé fraîchement moulu. »

►  Revue internationale des industries agricoles, 1949[14]

Cependant, plusieurs scientifiques, dont Vivi Täckholm — alors professeure à l'université du Caire et attachée au Musée de l'agriculture du Caire|Musée d'agriculture Fouad 1er — ainsi que le professeur P. Pilet de l'université de Lausanne, expriment quelque réserve face aux assertions du Dr Sauvageot[15],[16].

Vista-xmag.png Consulter aussi l’article :   Blé des pharaons.

Pain complet[modifier]

Pain complet bio au levain naturel — à l'exclusion formelle de toute adjonction de levure de boulanger — fabriqué préférentiellement à base farine intégrale de farine de blé et/ou de seigle voire, optionnellement, à la farine partiellement bluttée (ici farine de type 110) selon une recette en tout point conforme aux prescriptions du fondateur de La Vie claire Henri-Charles Geoffroy[H 1].
Dans la droite lignée des postulats édictés par le Dr Lenglet[N 2],[H 11] et à l'image du docteur « médecin militaire et grand pourfendeur du pain blanc[H 12] » Henry Thiébaut dont Geffroy préface l'un des ouvrages[17], il fait mettre au point en 1950 un « pain intégral de pur froment[2],[H 11] ». « Comme ses maîtres, il vilipende la grande presse, entièrement vendue à la « toute puissante minoterie », qui s'évertue à faire passer un message mensonger : le blanc est le meilleur des pains[H 11]. » Fustigeant les produits raffinés et, notamment, les farines blanches « dévitalisées », Geffroy insiste sur la nécessité quasi-biblique de fonder la base de tout repas sur son accompagnement au pain complet — à base de farine complète|farine intégrale de culture biologique — dont la fermentation panaire se doit impérativement d'avoir été conduite exclusivement au levain naturel par opposition à toute adjonction de levure de boulanger. Dans la revue La Vie claire de mai 1948, il qualifie d'ailleurs le pain blanc à la levure de « pain sans germe, pain mort qui en un demi-siècle a déjà fait de la France une nation d’impuissants, de lâches et de détraqués[H 13]. » Jean Roux rapporte que les déclarations tonitruantes et martelées tous azimuts de Geffroy lui valent consécutivement quelque ennui judiciaire dont celui d'être poursuivi par la Confédération nationale de la boulangerie et de la meunerie qui lui réclame 30 millions d'anciens francs de dommages et intérêts pour « concurrence déloyale » et campagne de rétorsion diffamatoire contre le « pain blanc[H 14] ». Cet aléa n'empêche cependant pas Geffroy de récidiver de plus belle quelques années plus tard dans son livre intitulé Le secret de la santé[H 15] en accusant les industriels d'avoir transformé le pain originel en « pain cadavre ». Voici ce qu'il écrit alors :

« C'est un véritable crime contre l'homme que d'avoir attenté à la qualité de notre pain, et les savants qui se rendent complices des consortiums industriels responsables de ce crime, en déconseillant ou même en combattant l'usage du pain complet, sont des malfaiteurs[H 16]. »

►  Henri-Charles Geffroy, Le secret de la santé[H 15], cité par Wekstein[H 16]

Vista-xmag.png Consulter aussi l’article :   Pain au levain.

Alcoolisme[modifier]

Dans un ouvrage collectif de 1993 originellement publié en italien sous l'autorité de la Fondation Kousmine[18], les docteurs Catherine Kousmine, Philippe-Gaston Besson et Alain Bondil font état des connexions étroites qui existeraient — selon Geffroy — entre la consommation régulière de pain blanc, vecteur de carence nutritionnelle|carences alimentaires, et la prééminence consécutive d'une surabondance d'ingestion carnée avec, par extension, toujours d'après Geffroy, l'inéluctabilité consécutive d'un alcoolisme implicitement interactif et indissolublement lié :

« Un des principaux facteurs du développement de l'alcoolisme par l'usage du vin est l'accroissement de la consommation de viande. Plus on mange de viande, plus on éprouve le besoin de boire des boissons fortement alcoolisées. [...] Le mangeur de viande a besoin de boire sous l'emprise de la soif qui résulte de l'assimilation de la viande et de l'appel des reins qui se trouvent à ce moment surmenés. Mais il préfère les boissons alcoolisées à l'eau ou aux fruits parce que ses cellules nerveuses et cérébrales sont atteintes de dénutrition (carence de sel minéral »

►  sels minéraux, notamment : magnésium et phosphore). Or la consommation de la viande a commencé à augmenter du jour où le pain, privé de ses éléments essentiels, a cessé d'être l'aliment de base, l'aliment spécifique qu'il était au siècle dernier. [...] : le pain blanc, carencé, favorisant la consommation de la viande : l'usage de la viande entraînant celui du vin et de l'alcool, il est inutile de s'attaquer au problème de l'alcoolisme si l'on ne commence pas par s'attaquer à celui du pain., Henri-Charles Geffroy

Remèdes[modifier]

Chlorure de magnésium[modifier]

Geffroy s'intéresse de près aux études des docteurs Pierre Delbet[H 17] et Auguste Neveu|Auguste Pierre Neveu[19] ainsi qu'au rôle antiseptique exercé par le chlorure de magnésium dans la stimulation locale des globule blanc|globules blancs. Les recherches initiales de Delbet, réalisées au début du XXe siècle sur le front des combats lors de la Première Guerre mondiale, portent en outre sur les qualités antiseptiques de ce remède pour soigner les soldats blessés et combattre les infections. Par des expérience effectuées sur des chiens, Delbet réussit à démontrer que l'action excitatrice du chlorure de magnésium sur les globules blancs s'exerce in vivo dans le sang. Il baptise du nom de « cytophylaxie » cette méthode qui a pour but d'exalter l'activité des globules blancss[H 18]. Le terme « cytophylaxie » désigne selon lui une méthode qui a pour but d'augmenter l'activité des cellules. Au point de vue chirurgical, il l'oppose à l'antiseptie, bien que son application puisse être dévolue à d'autres domaines que la chirurgie[H 19]. À partir de 1915, il ne recourt désormais pour laver ou panser les plaies qu'à la seule solution de chlorure de magnésium. Il l'utilise également en injection sous-cutanée|injections sous-cutanées et même en injections intravasculaires[H 18]. Son élève, le Dr Auguste Neveu, confronté à l'impuissance d'alors du corps médical devant nombres de maladies apparemment incurables, parcourt attentivement les travaux de son maître[20]. Des résultats encourageants l'incitent à persévérer. Durant la Seconde Guerre mondiale, il poursuit ses investigations et expériences, notamment sur la maladie de Carré[20] chez les chiens[19][réf. insuffisante]

. Il affirme alors avoir guéri de nombreuses maladies infectieuses grâce au chlorure de magnésium : diphtérie, poliomyélite, grippe et fièvre aphteuse entre autres prescriptions[19][réf. insuffisante]

. Ce parcours thérapeutique et les succès obtenus incitent Geffroy à promouvoir les travaux de ces deux éminences à une époque où la poliomyélite faisait des ravages alors que la question d'un vaccin efficace demeurait encore controversée :

« Il existerait, mais on a peine à croire, une méthode de traitement de la poliomyélite simple, peu coûteuse, sans danger, sans contre indication et qui réussit toujours lorsqu'elle est employée à temps : celle des docteurs Delbet-Neveu[N 3]. Or la médecine officielle refuse de la prendre en considération et une vaste publicité est faite par contre dans la grande presse pour un vaccin contre la polio »

►  Henri-Charles Geffroy, cité par Jean Roux[H 20]

La philosophe et thérapeute française Paule Salomon indique dans son livre « Corps vivant » — initialement paru en 1983 aux éditions Albin Michel puis réédité en 1995[21] — que l'« on trouve » à cette époque « du chlorure de magnésium en pharmacie (pour un franc seulement) » mais que, « selon le fondateur de La Vie claire, Henri-Charles Geffroy, sous cette forme il n'est guère assimilable par l'organisme. Il agit quand même dans le corps pendant quatre heures et il est utile en cas de maladie parce qu'il renforce l'action des globules blancs destructeurs de microbes[21]. »

Critiques[modifier]

Ascèse[modifier]

Dans La France marginale publiée en 1975 chez Albin Michel, Irène Andrieu met en exergue la « ascèse » prônée par Geoffroy ainsi que les écueils auxquels sont susceptibles de se heurter une vision nutritionniste manichéenne : « Plus sec, plus nerveux, plus pragmatique, Henri-Charles Geoffroy, l'œil braqué sur les écuries de courses de ses fils, prône à ses adhérents la vie ascétique. Pour lui, comme pour ses adeptes, se fournir à « La Vie claire », l'une des premières chaînes biologiques de magasins apparues en France, est la première règle d'or de la santé, au même titre que de ne manger que du pain complet, des fruits et des légumes cuits à l'étouffée, fuir les viandes[22]. » Andrieu se réfère en outre à André Passebecq qui « préconise d'assurer simplement au malade les conditions naturelles répondant le mieux aux conditions psychologiques du moment, afin de l'aider à reconstituer au repos son potentiel d'énergie nerveuse, tandis que l'organisme est soutenu par la mise en œuvre de ce qu'il appelle « les facteurs naturels de santé » : recours rationnel à l'air, l'eau, le soleil, rythme correct travail-repos, modération, équilibre émotionnel, climat favorable, alimentation correcte[22] [...] ». Andrieu relève néanmoins un point commun à la plupart des orientations susmentionnées en précisant : « C'est là que le dialogue harmonique se gâte. Il suffit de pénétrer dans un restaurant macrobiotique ou végétarien pour constater, discussion violente à l'appui assez souvent, que les tenants de la naturopathie élèvent leur nourriture à la hauteur d'une institution vitale[22]. »

Hygiénisme[modifier]

Inversement, en 1999, dans la revue Écrits de Paris, Paul Malliavin fait allusion à l'émergence de divers courants écologiques et réformes hygiénisme|hygiénistes ou nutritionnelles, fustigeant l'« ignorance crasse de leurs prédécesseurs, comme si l'écologie avait commencé en 1968[23] », outre, poursuit-il, « l'ignorance des travaux de Henri-Charles Geoffroy, fondateur, en 1946, de la revue La Vie claire qui mettait déjà le public en garde[23] » face à la progression de l'agriculture intensive ainsi que l'usage inconsidéré des fertilisants et engrais chimiques essaimés à outrance[23].

Dérive sectaire[modifier]

En 2009, un « Rapport au Premier ministre » établi par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Milivitudes) indique — au chapitre intitulé La naturopathie : une médecine holistique fondée sur l’hygiène nutritionnelle — qu'en France, « les leaders du courant hygiéniste se nomment Paul Carton, père du naturisme, Henri-Charles Geffroy (1895-1981) autour du végétalisme diffusé par le réseau « La Vie claire » et Maurice Lemarchand, initiateur des compléments alimentaires[24] ». Le texte est toutefois précédé d'une mise en garde qui précise que « si l’aspect nutrition est de plus en plus investi par la communauté scientifique pour des enjeux de santé publique, les préoccupations de bien-être et esthétiques constituent des sujets à la mode relayés par les médias et particulièrement la presse féminine. En outre, des débats environnementaux concernant le réchauffement climatique, les ressources naturelles comme les énergies fossiles ou l’accès à l’eau, l’abus d’engrais et de pesticides… interrogent sur l’avenir et peuvent, dans un contexte de crise, contribuer à renforcer un climat anxiogène. Ces thèmes sont intégrés aux doctrines et aux actions prosélytes des groupes à risque sectaire et plus particulièrement ceux de la New Age »

Le mythe du bio[modifier]

Citant nommément le parcours de Geffroy et de La Vie claire, Gil Rivière-Wekstein — fondateur de la lettre d'information mensuelle Agriculture & Environnement, spécialiste des questions agricoles et environnementales et auteur de Bio : fausses promesses et vrai marketing[H 21] paru chez le Publieur en 2011 — fait part d'une étude effectuée aux États-Unis publiée le 3 septembre 2012 par la revue américaine Annals of Internal Medicine[25] qui a rendu publics les travaux d'une équipe de chercheurs de l’Université Stanford|université de Standfort aux États-Unis concernant les allégués effets d’une alimentation bio sur la santé. Les résultats affichent une absence de différence significative entre aliments bio et conventionnels dans la mesure où le parcours agronomique est semblable[26]. Ces conclusions rejoignent ainsi les postulats précédemment énoncés par plusieurs instances parmi lesquelles figurent les comptes-rendus établis par :

  • l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) dont les résultats ont été publiés le 1er juillet 2003[27]
  • le Modèle:Pr Alan Dangour, chercheur à la London School of Hygiene & Tropical Medicine via un article paru le 29 juillet 2009 dans l’American Journal of Clinical Nutrition[28]
  • Léon Guéguen et Gérard Pascal, deux chercheurs honoraires de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) spécialisés en nutrition humaine et sécurité alimentaire qui ont communiqué leur constat en juin 2010 dans les Cahiers de nutrition et de diététique[29]

Zététique[modifier]

Plus récemment, dans un article paru en 2015 et traduit en français par l'association québécoise Les Sceptiques du Québec faisant implicitement allusion au Dr Max Gerson}} dont Henri-Charles Geffroy s'est largement inspiré des principes nutritionnels, végétalisme en prime, le zététique|zététicien américain Robert Todd Carroll tient à souligner combien la science médicale n'a jamais pu confirmer le bien fondé de la nature reposant sur de telles convictions. Il écrit : « Bien que la méthode de Gerson se soit répandue depuis 60 ans, les preuves expérimentales en sa faveur sont étonnamment maigres[5]. »

Évolution[modifier]

Cession de La Vie claire à Bernard Tapie[modifier]

En 1979, Henri-Charles Geffroy « est acculé au dépôt de bilan[8]. » Christophe Bouchet résume les diverses étapes ayant concouru initialement à l'éclosion des chaines de magasins bio La Vie claire avant que des difficultés financières croissantes n'amènent finalement le fondateur du groupe à rétrocéder ses actions à Bernard Tapie.
Évoquant Geffroy, il écrit :

« Cet ancien journaliste a été gazé pendant la Première Guerre mondiale et les médecins ont estimé qu'il avait peu de chances d'échapper à la mort. Pour survivre, il s'astreint à un régime alimentaire sévère, à base de produits naturels et sans graisse animale. Il fait profiter le public de son expérience à travers un journal, La Vie claire, puis ouvre une série de magasins à l'enseigne de La maison de la vie claire. Le réseau de franchises se développe rapidement et compte près de deux cents succursales en France. [...] Geffroy est dépassé par son aventure diététique. Il commence à perdre de l'argent. Pour redonner du tonus financier, le couple Geffroy convertit de façon anarchique les magasins de La maison de la vie claire en établissements financiers. Il lance une série d'obligations, sans respecter la procédure légale. Mais, surtout, le système ne résout plus les difficultés croissantes. La Vie claire dépose son bilan en 1978. Le règlement judiciaire est traité par M. Hubert Lafont [...] qui, un peu lassé de proposer des repreneurs et persuadé que l'enfant prodigue ne trouvera pas de majorité lors de l'assemblée concordataire, rappelle une dernière fois Henri Geffroy : « J'ai un repreneur à vous présenter mais, celui-là, il n'est pas comme les autres. Henri Geffroy insiste pour connaître son nom. Bernard Tapie ! Il est enthousiasmé. De sa Polynésie lointaine, il a lu une « carte blanche » à Bernard Tapie dans Paris-Match et il a été séduit par les propos du jeune PDG aventurier. Le syndic organise une rencontre. Henri Geffroy est conquis : « En lui serrant la main, j'ai tout de suite pensé : cela va se faire », se souvient le fils Geffroy. Bernard Tapie, lui, pressent dans ce premier contact le désir des enfants Geffroy. Ils ne veulent pas que leurs parents, âgés de quatre-vingt-six et quatre-vingt-un ans, soient mis au ban de la société après toute une vie d'effort. Les deux hommes se mettent d'accord sur le montant de la transaction […] Et Bernard Tapie en rajoute. Il promet de loger les parents Geffroy, leur laisse une place au conseil d'administration. Un viager sans risque. Du coup, Henri Geffroy, ravi de cette offre si touchante, ne demande aucune contrepartie financière. »

►  Christophe Bouchet, L'aventure Tapie : enquête sur un citoyen modèle[H 22].

Dans Le phénix : Le retour de Bernard Tapie paru en 1994 et réédité en 2008, le journaliste d'investigation Airy Routier (journaliste)|Airy Routier précise ce qui suit : « Cerise sur le gâteau, Tapie propose à Henri Geffroy, pour la famille, 7 millions de francs défiscalisés ». Henri Geffroy rejette la proposition en répondant : « — Monsieur Tapie, je ne vois pas pourquoi je maintiendrais une telle exigence alors que vous m'avez accordé tout ce que je souhaitais ». Conclusion : « Grâce à sa bonne mine et sa franche poignée de main, Tapie vient de gagner 7 millions défiscalisés[H 23]. »

Deux auteurs britanniques, Rebecca Nelson et David Clutterbuck, décrivent quant à eux la chronologie comme suit : « Bernard Tapie mit au point un plan d'action à même de faire ployer les résistances des plus fervents partisans de la famille du fondateur. Une réunion d'actionnaires octroya à Bernard Tapie le pouvoir de lever des capitaux de l'ordre de 3 à 9 millions de francs. Henri-Charles Geffroy présenta ensuite Bernard Tapie comme étant son successeur. Tapie rassura les actionnaires et discuta du rôle que la famille du fondateur aurait à jouer dans le fonctionnement de l'entreprise. Un administrateur judiciaire fut désigné pour l'audience du tribunal. Le récepteur activa dès lors le processus de liquidation de la société[H 24],[trad 1]. »

Au final, Michel Delmas révèle dans La saga des franchises que « la société, exsangue, a été reprise par Bernard Tapie pour le franc symbolique (la spécialité de l'entrepreneur) qui rénove le réseau, le transforme en une franchise, et rajeunit l'image de marque, notamment en sponsorisant une équipe cycliste dédiée à Bernard Hinault qui remporte son 5e et dernier Tour de France en 1985 sous les couleurs de La Vie claire[8] ». Delmas rajoute ce commentaire : « Le symbole de l'alimentation saine sur le maillot des champions cyclistes, il fallait oser ! Tapie osa, et la notoriété actuelle de La Vie claire lui en est indéniablement redevable[8]. »

Bilan[modifier]

Nelson et Clutterbuck résument le parcours initiatique du fondateur de La Vie claire en ces termes :

« Henri-Charles Geffroy fut incontestablement un novateur. Bien avant d'ailleurs que cela ne fît partie d'une mode, il avait déjà senti venir le vent selon lequel les consommateurs se retourneraient un jour contre les produits alimentaires abusivement transformés et traités à outrance. Par ce biais, il incarna en quelque sorte les prémices françaises d'un mouvement réformateur qui perdure encore de nos jours bien au-delà des frontières de l'Hexagone. L'un des plus grands regrets de La Vie claire est vraisemblablement lié au fait que que la France ait tant tardé dans l'approche de cette démarche salutaire avant de pouvoir bénéficier au final de l'expérience américaine et faire enfin sa place au soleil au sein de la distribution de produits biologiques. Le fondateur de La Vie claire avait alors espéré que la vente de ceux-ci ferait partie d'une remise en question fondamentale des habitudes alimentaires propres à tout un chacun. Convaincu que le végétarisme serait le seul régime en mesure d'assurer et préserver la santé, il a dès lors résolument proscrit le recours à tout produit d'origine animale dans l'étal de ses magasins, y compris les produits laitiers, les œufs et même le miel. Le rejet absolu de telles denrées — règle qui fut ensuite considérablement assouplie sous le règne de Bernard Tapie — occasionna un certain nombre de dissensions internes en corrélation avec quelques industriels et producteurs peu enclins à souscrire aux tenants et aboutissants d'un zèle aussi intégriste. Aujourd'hui, en réponse à la demande d'un public croissant et sans pour autant lésiner sur la qualité, La Vie claire vend désormais nombre d'articles » — ndlr : lait, yaourts, fromages, œufs, viande, volaille, miel, etc. — « que Geffroy interdisait pourtant drastiquement à son époque. Une nette démarcation sépare donc ainsi l'orientation originelle de la petite coopérative de jadis initiée en 1952 au regard de son évolution actuelle[H 25],[trad 2] »

►  Rebecca Nelson et David Clutterbuck, Turnaround: how twenty well-known companies came back from the brink

Fin de vie[modifier]

Charles-Henri Geffroy meurt le 12 mai 1981[3].

Publications[modifier]

Chez des éditeurs tiers 
  • Nourris ton corps, précis d'hygiène alimentaire, suivi de cent recettes de cuisine rationnelle, Paris, éditions Flammarion, 1941 (réimpr. 1946 (OCLC 14750591) et 1950), 96 p. (OCLC 459288812) (notice BnF no FRBNF321538401) 
  • Pour que les enfants vivent, Paris, éditions Jean-Renard, coll. « Sachez vous nourrir » (no 1), 1942, 80 p. (OCLC 459288827) (notice BnF no FRBNF321538432) 
  • Les 33 légumes d'hiver, leur culture, leur conservation, leurs vertus, leur utilisation, Paris, éditions Tallandier, 1943, 128 p. (OCLC 459288869) (notice BnF no FRBNF321538494) 
  • Initiation à la santé, Paris, éditions des Champs-Elysées, 1947, conférence donnée à Paris le 5 février 1947 & conférences initiatiques du 5 mars 1947, 31 p. (OCLC 459288804) (notice BnF no FRBNF32153839t) 
  • Constipation et prophyrinurie..., t. IX, éditions G. Doin & cie, 1939, rédigé en collaboration avec le Dr et professeur Raoul Boulin, diabétologue, ainsi que le Dr Louis Justin-Besançon, professeur de médecine de la Faculté de médecine de Paris et chef de service à l'hôpital Bichat-Claude-Bernard (OCLC 759750902) (notice BnF no FRBNF32153838g), p. 285-292 
  • Ton pain ! Un appoint alimentaire considérable : l'utilisation familiale des céréales, Paris, éditions Jean Renard, 1941, 32 p. (OCLC 459288853) (notice BnF no FRBNF321538463) 
  • P.D.G., mon frère[30] : comment éviter les grands fléaux de la civilisation et vivre longtemps jeune, Paris, éditions de la Table ronde[30], 1972, bibliogr. 259-261, 263-264 p. (OCLC 462884395) (notice BnF no FRBNF35197369k) 
  • L’Alimentation saine : principes fondamentaux d’une nutrition saine et équilibrée, permettant de recouvrer l’immunité organique naturelle, source de la vraie santé, Saint-Jean-de-Braye, éditions Dangles, coll. « Santé naturelle (ISSN 0180-8818) », 1980 (réimpr. 2001 (notice BnF no FRBNF37638414q)) (1re éd. 1979 (OCLC 417365858) (notice BnF no FRBNF34678379f)), principes d’alimentation saine suivis de 128 recettes permettant d’appliquer ces principes. Une troisième partie est consacrée aux additifs alimentaires, 153 p. (ISBN 2703302037 et ISBN 9782703302032) (OCLC 461667213) (notice BnF no FRBNF346704773) 
À compte d'auteur ou aux éditions de La Vie claire 
  • Au chevet de la France : la résurrection des élites, in-16 (155 x 120), 32 p. [D. L. 2735]-IIIb-VIIc- Paris, 1943 (notice BnF no FRBNF321538374)
  • Osiris, le miracle du blé, préf. Pierre Sauvageot, gr. in-8° (250 x 165), 177 p., fig., planche, couv. ill. 250 fr. [D. L. 6378] -IVc2-Vb-, Paris, 1949 (notice BnF no FRBNF32153842q)
  • Le traitement naturel de la tuberculose et le régime des anciens tuberculeux, précédé d'une étude sur le rhume de cerveau, 1 vol. (63 p.), janvier-mai 1950 (notice BnF no FRBNF32153847f)
  • La vérité sur l'huile, les matières grasses, le lait, le beurre, etc., in-16, 59 p. 150 fr. [D. L. 1530-52] -IVc2-Vb-, Paris, 1952 (notice BnF no FRBNF32153850b)
  • Ne tuez pas vos enfants, en collaboration avec Marie-Reine Olesen. 1 vol. (104 p.), Paris, 1954 (notice BnF no FRBNF32153868d)
  • Le secret de la santé : conseils pratiques d'hygiène alimentaire suivis de tableaux de composition de menus types et de recettes (réimpr. 1959 (notice BnF no FRBNF32153844d), 1960, 1982 (notice BnF no FRBNF34738021n)) (1re éd. 1954 (notice BnF no FRBNF32153845r)) 
  • S.O.S. crise cardiaque : traitement naturel, préventif et curatif des affections du cœur et des vaisseaux, in-16 (19 cm), 151 p., fig., couv. ill. en coul. 3 NF. [D. L. 1532-60], Paris, 1re éd. 1960 (notice BnF no FRBNF330225529), réimpr. 1982 (notice BnF no FRBNF330225529)
  • Défends ta peau : comment les aliments industriels nous empoisonnent, comment se défendre, in-16 (20 cm), 413 p., figure, couv. ill. en coul. 9 NF. [D. L. 8987-61], Paris, 1961 (notice BnF no FRBNF33022550m), ré-éd. 1982 (notice BnF no FRBNF34737629)
  • Parlons clair, in-8° (22 cm), VI-442 p. 25 F. [D. L. 3687-65], Montreuil, 1963 (notice BnF no FRBNF33022551z)
  • Le Médecin muet : principes généraux d'une méthode naturelle permettant d'ignorer la maladie, 19 cm, 432 p., ill. 27 F, note bibliogr. 425-427, Montreuil, 1970 (notice BnF no FRBNF35197289)
  • Tu vivras cent ans, Périgny-sur-Yerres, Cévic éditeur, 1977 (réimpr. 1978 (OCLC 319829471)), en appendice, choix de textes extraits de diverses publications et de La Vie claire, 1959-1977. bibliogr. p. 483-485, 485 p. (OCLC 7462137) (notice BnF no FRBNF345926463) 

Bibliographie[modifier]

  • Dr Jacques Leveuf (professeur agrégé à la Faculté de médecine, chirurgien des hôpitaux), « La cytophylaxie », La Tribune médicale, vol. 67, 1933, p. 1, 41, 45 [texte intégral] 
  • Jean Roux, « L'organisation scientifique de l'économie nationale : Les conditions de la puissance économique. Capitalisme parlementaire ou communisme technocratique ? », Institut de statistiques et d'études économiques et financières, Paris, vol. 2 « L'organisation scientifique de l'économie nationale », 1963, p. 282, 289 
  • Léon Guéguen (directeur de recherche honoraire de l’Institut national de la recherche agronomique, ancien directeur du Laboratoire de nutrition et sécurité alimentaire du Centre de recherches de Jouy-en-Josas, membre de l’Académie d'agriculture de France, administrateur de l’Institut français pour la nutrition et rapporteur à l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments), « Omnivore, végétarien, végétalien ? », SPS : Science et pseudo-sciences, revue de l'Association française pour l'information scientifique, no 283, octobre 2008 (ISSN 0982-4022) [texte intégral] 
  • (por) Rochele Castelano de Sousa, Julie Duarte et Graciela Mendonça da S. Medeiros, Geoterapia: orignens e percuso histórica, Acadêmica da 9ª fase do Curso de Naturologia Aplicada da Universidade do Sul de Santa Catarina, Reflexologia e Medicina Tradicional Chinesa no curso de Naturologia Aplicada na UNISUL, université du Sud de Santa Catarina, 17 avr. 2013, p. 14-16, 23 

Notes et références[modifier]

Notes[modifier]

  1. Selon les sources, Geffroy est alternativement orthographié Geoffroy
  2. Le Dr Lenglet fut président du Conseil supérieur d'hygiène publique de France (CSHPF) entre 1940 et 1946[H 10].
  3. Geffroy fait ici implicitement allusion au chlorure de magnésium promu par les docteurs Pierre Delbet[H 17] et Auguste Neveu

Références Harvard[modifier]

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  2. Routier 1994 & 2008, p. 67
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  4. Nelson et Clutterbuck 1988, p. 189
  5. Sousa et Duarte Medeiros, p. 15
  6. Sousa et Duarte Medeiros, p. 23
  7. Sousa et Duarte Medeiros, p. 15-16
  8. a , b , c  et d Rivière- Wekstein et Kervasdoué 2011, p. 45
  9. Rivière-Wekstein et Kervasdoué 2011, p. 58
  10. Rivière-Wekstein et Kervasdoué 2011, p. 46
  11. a , b  et c Kaplan et de Tonnac 2010, p. 163
  12. Kaplan et de Tonnac 2010, p. 163, 177
  13. LVC, n° 22, mai 1948
  14. Roux 1963, p. 282
  15. a  et b Geoffroy 1954
  16. a  et b Rivière-Wekstein et Kervasdoué 2011, p. 59, 60
  17. a  et b Leveuf 1933, p. 1, 41, 45
  18. a  et b Leveuf 1933, p. 45
  19. Leveuf 1933, p. 41
  20. Roux 1963, p. 289
  21. Rivière-Wekstein et Kervasdoué 2011
  22. Bouchet 1994, p. 111, 112
  23. Routier 1994 & 2008, p. 68
  24. a  et b Nelson et Clutterbuck 1988, p. 191
  25. a  et b Nelson et Clutterbuck 1988, p. 194

Autres références[modifier]

  1. a  et b A. Drouard, « Le régime alimentaire du Dr Carton et les régimes naturels », FAO : Food and Agriculture Organization of the United Nations, Centre Roland Mousnier, Paris, avril 1998 [résumé] 
    « [...] Henri-Charles Geffroy, le fondateur de La Vie claire. »
  2. a , b , c , d , e  et f Christine César, sociologue, chercheur associé au LADYSS-CNRS (Laboratoire dynamiques sociales et recomposition des espaces), « Les métamorphoses des idéologues de l’agriculture biologique : La voix de La Vie claire (1946-1981) », Écologie & politique : sciences, cultures, sociétés, Presses de Sciences Po (P.F.N.S.P.), vol. 27, no 1, 2003, p. 298 (193-206) [lien DOI]  (ISSN 1166-3030 et 2118-3147) (OCLC 5531110489) base de données : Cairn.info
    « [...] fin 1950, Henri-Charles Geffroy, prosélyte du végétalisme »
  3. a , b , c  et d Notice d'autorité de la personne, BNF : Bibliothèque nationale de France [présentation en ligne], « Geffroy, Henri-Charles (1895-1981) » 
    « Naissance : 1895-12-05 / Mort : 1981-05-12 / Directeur-fondateur de La Vie claire (1946). »
  4. a , b , c , d  et e Joseph Gicquel, Se former à... l'agriculture biologique : ce qu'il faut savoir avant de vous lancer, comment choisir votre formation..., 2000, bibliogr. p. 166-168, 191 p. (ISBN 2844441068 et ISBN 9782844441065) (OCLC 468198510) (notice BnF no FRBNF37116948n) [lire en ligne], « De La Vie claire à Lemaire-Boucher », p. 13 
  5. a , b  et c Robert Todd Carroll, « Thérapie de Gerson », Les sceptiques du Québec, 2015 [texte intégral] 
  6. Arthur Merrheim (1867-1944), BnF : Bibliothèque nationale de France [lire en ligne] [présentation en ligne] 
  7. Gil Rivière-Wekstein, « Alimentation : et si consommer bio ne changeait rien ? », atlantico : un vent nouveau sur l'info, 10 Septembre 2012 [texte intégral] 
  8. a , b , c , d , e , f  et g Michel Delmas, La Saga des franchises : 17 enseignes à succès, Le Cherche midi, coll. « Documents », 15 mars 2012, 153 p. (ISBN 9782749124551 et ISBN 2749124557) (OCLC 795441641249) (notice BnF no FRBNF42619840m) [lire en ligne], partie Tapie marie le bio au vélo, chap. 11 (« La Vie claire revient de loin ») 
  9. a , b  et c Henri Dupin, Jean-Louis Cuq, Marie-Irène Malewiak et al., Alimentation et nutrition humaines, ESF éditeur, 1992, 1533 p. (ISBN 2710108925 et ISBN 9782710108924) (OCLC 25739694) (notice BnF no FRBNF36656397r) [lire en ligne], p. 535 
  10. « Nouvel accord avec la nature, base d'une civilisation mondiale : conférence publique de M. Pierre Sauvageot, orientaliste et fondateur de la Croisade du blé », Journal de Genève, Unité des peuples, 21 octobre 1949, p. 3 [texte intégral] 
  11. a  et b Henri-Charles Geffroy (préf. Pierre Sauvageot), Osiris, le miracle du blé, Paris, 1949, gr. in-8° (250 x 165), 177 p., fig., planche, couv. ill. 250 fr. [D. L. 6378] -IVc2-Vb- (notice BnF no FRBNF32153842q)  : lire la préface en ligne, accessible au format → [PDF]
  12. Dr A. C. Gallot & J. M. Paulet, le docteur Georges Perret a l'hôpital Saint-Luc de Lyon - GERA, La Talaudière & Saint-Étienne & Centre Hospitalier Saint-Joseph Saint-Luc, Lyon, GERA : Groupe d'études et de recherches en acuponcture, décembre 1988, 191 p. [lire en ligne], p. 2 
    « Lettre du Dr R. Sauvageot, disciple de George Soulié de Morant, au Dr. G. de Perret – 10.11.1944 »
  13. a  et b « Le blé des pharaons sauvera-t-il le monde de la disette ? », L'Impartial « Le blé « miracle » », 26 septembre 1947, p. 7 [texte intégral] 
  14. [L 9O410] Revue internationale des industries agricoles / International review of agricultural industries, vol. 10 à 11, Paris, Genève, New York, Centre de documentation, Commission internationale des industries agricoles, 1949 (ISSN 0035-3442) (OCLC 72756904) (notice BnF no FRBNF328602522) [lire en ligne] 
  15. Vivi Täckholm (professeur à l'université du Caire, attachée au Musée de l'agriculture du Caire), « Encore le blé des momies », Gazette de Lausanne, 16 janvier 1948, p. 4 [texte intégral] 
  16. P. Pilet, « Les graines antiques provenant des sépultures peuvent-elles encore germer ? », Gazette de Lausanne « Chronique scientifique », 23 décembre 1950, p. 11 [texte intégral] 
  17. Dr Henry Thiébaut (préf. Henri-Charles Geffroy), Notre pain quotidien : le procès du pain blanc, Paris, La Vie claire, 1953, In-8° (24 cm), 32 p., fig. [D. L. Impr.] -Vb- (OCLC 459288886) (notice BnF no FRBNF321538521) 
  18. (ita) Dr Catherine Kousmine, Dr Philippe-Gaston Besson, Dr Alain Bondil, Association médicale Kousmine internationale et al. (trad. Anna Maria Presenti), Il metodo Kousmine: alimentazione sana, apporto di vitamine e minerali, igiene intestinale, implicazioni psicologiche, Milano, Tecniche Nuove, coll. « Natura e salute », 1993 (réimpr. 2011 (notice BnF no FRBNF42477565j) et 2014) (1re éd. 1989 (notice BnF no FRBNF35507226v)), 180 p. (ISBN 8870819213 et ISBN 9788870819212) (OCLC 82296118) [lire en ligne], partie L'ammalatto e il suo agressore, « L'attuale alimentazione è carente », p. 65-66 
  19. a , b  et c Dr Auguste Neveu, Marie Billi et Jean Innocent Farma, Le chlorure de magnésium dans les maladies infectieuses : l'après Delbet, Sciences libres, 2010, 147 p. (ISBN 978-291879502-5) (notice BnF no FRBNF42148793f) 
  20. a  et b « Hommage au docteur Neveu », Sud Ouest, Breuil-Magné, 15 février 2011 [texte intégral (page consultée le 28 mars 2015)] 
    « Le docteur Auguste Pierre Neveu était le dernier médecin en exercice sur la commune avant sa disparition en 1960. »
  21. a  et b Paule Salomon (ill. Jean-François Jousson), Corps vivant, éditions Albin Michel, 1995 (1re éd. 1983 (OCLC 407593404) (notice BnF no FRBNF34728199n)), 242 p. (ISBN 2226236562 et ISBN 9782226236562) (OCLC 726419068) [lire en ligne], « Des « aliments jeunesse » spécifiques », p. 61, 62 
  22. a , b  et c Irène Andrieu, La France marginale, Paris, éditions Albin Michel, 1975, 253 p. (OCLC 2095621) (notice BnF no FRBNF36269807k) [lire en ligne], p. 24 
  23. a , b  et c Paul Malliavin, « Revue des questions actuelles », Écrits de Paris, Centre d'études des questions actuelles, politiques, économiques et sociales, Rivarol (hebdomadaire), no 616 à 626, 1999, p. 35 (ISSN 0013-0710) [texte intégral] 
  24. Rapport au Premier ministre, Milivitudes : Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, 2009, pdf [lire en ligne], partie Études et contributions du secrétariat permanent, « La naturopathie : une médecine holistique fondée sur l’hygiène nutritionnelle » 
  25. (eng) Crystal Smith-Spangler, MD, MS; Margaret L. Brandeau, PhD; Grace E. Hunter, BA; J. Clay Bavinger, BA; Maren Pearson, BS; Paul J. Eschbach; Vandana Sundaram, MPH; Hau Liu, MD, MS, MBA, MPH; Patricia Schirmer, MD; Christopher Stave, MLS; Ingram Olkin, PhD; and Dena M. Bravata, MD, MS, « Are Organic Foods Safer or Healthier Than Conventional Alternatives?: A Systematic Review », Annals of Internal Medicine, American College of Physicians, vol. 157, no 5, 4 septembre 2012 (ISSN 1539-3704) [résumé] 
  26. (eng) Charles Benbrook, Initial Reflections on the Annals of Internal Medicine Paper “Are Organic Foods Safer and Healthier Than Conventional Alternatives? A Systematic Review”, WSU université d'État de Washington, Center for Sustaining Agriculture and Natural Resources, pdf [lire en ligne] 
  27. Évaluation nutritionnelle et sanitaire des aliments issus de l’agriculture biologique, Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) / Agence française de sécurité sanitaire (AFSS), 1er juillet 2003, étude élaborée en équipe multidisciplinaire sous la direction d'un groupe de travail présidé par Denis Lairon (Unité nutrition humaine et lipides : biodisponibilité, métabolisme et régulation, INSERM – Marseille, membre du CES Nutrition) et al. [lire en ligne] 
  28. (eng) Alan D Dangour, Sakhi K Dodhia, Arabella Hayter, Elizabeth Allen, Karen Lock, Ricardo Uauy, « Organic food not nutritionally better than conventionally produced food », American Journal of Clinical Nutrition, London School of Hygiene & Tropical Medicine, Food Standards Agency Press Office, 29 juillet 2009 [résumé, texte intégral] 
    « Systematic review of literature over 50 years finds no evidence for superior nutritional content of organic produce »
  29. Léon Guéguen et Gérard Pascal, « Le point sur la valeur nutritionnelle et sanitaire des aliments issus de l’agriculture biologique », Cahiers de nutrition et de diététique, Nutrition humaine et sécurité alimentaire (Inra, Paris, France) / Académie d’agriculture de France (Paris, France), Elsevier (éditeur), vol. 45, no 3, juin 2010, p. 130–143 [résumé, lien DOI] 
  30. a  et b [COTE : LTR 21.7] Henri-Charles Geffroy, Roland Laudenbach, Catherine du Vivier, D. Buchholz, Dossier Henri-Charles Geffroy, Analyse : contrat P.D.G. mon frère, correspondance, publicité, relevés de comptes ; pièce jointes : P.J.I. : texte publicitaire sur l'auteur : P.D.G. mon frère : P-J-2 : article de La Vie claire : Au secours de la maschithérapie par René Reynald-Labatue, février 1973 : années extrêmes : 1971.1977 [lire en ligne], p. p. 16 

Traductions[modifier]

  1. (eng) « Bernard Tapie launched a plan of action designed to convince even the most suspicious supporters of the founder's family. An initial shareholders' meeting gave Bernard Tapie the authority to raise capital of 3m to 9m francs. Henri-Charles Geffroy then presented Bernard Tapie as his successor. Tapie reassured the shareholders and discussed the part the founder's family was to play in the running of the company. A judicial administrator was selected ready for the court hearing. The receiver pressed for the liquidation of the company[H 24]. »
  2. (eng) « Henri-Charles Geffroy was an innovator. Long before it became fashionable, he had predicted that one day consumers would turn against processed and treated foodstuffs. He was, in effect, the French initiator of a movement which has such a great following today. Perhaps one of La Vie Claire's greatest regrets is that France decided to wait and learn from America's experience before going into the distribution of natural food products. The founder of La Vie Claire had hoped that the sale of his products would be part of a great reform in eating habits. Convinced that vegetarianism was the only diet capable of preserving health, he completely banned animal products, dairy products, eggs and honey from his shops. The rejection of these products (which was later relaxed by Bernard Tapie) at the time caused a lot of conflict with different industries. Today, in response to public demand, La Vie Claire sells the products that Geffroy banned, without compromising the quality necessary for the consumer's health. The small co-operative of 1952 is a long way from the current position of the company[H 25]. »

Articles connexes[modifier]

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