Chanvre : Différence entre versions

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Version du 1 août 2004 à 22:45

La culture chanvrière résulte en la production de trois principaux types de matière première, lesquelles ont des applications distinctes:

  • La filasse est la composante de la tige trouvée dans l'écorce et représente généralement de 30 à 35% de la masse totale de la tige. La filasse est la fibre longue, de haute qualité, qui fait la réputation du chanvre industriel dans les marchés des pâtes et papiers, du textile, des cordages, et ainsi de suite. C'est cette partie qui nous intéresse ici!
  • Constructions_en_chanvre La chènevotte représente le coeur de la tige et se trouve sous l'écorce. La chènevotte, qui représente de 65 à 70% de la masse totale de la tige, est composée de fibre courte ne se qualifiant pas sur les marchés de la filasse.
  • Le chènevis, la graine de chanvre, représente le troisième produit pouvant être tiré de cette culture. L'huile extraite du chènevis détient des attraits nutritionels remarquables, particulièrement au niveau de son profile d'acides gras. L'acide linoléique et l'acide linolénique, deux acides gras essentiels et polyinsaturés, composent généralement 50%-70% et 15%-25%, respectivement, de la teneur complète en acide gras du chènevis. Un tel ratio de 3:1 serait optimal pour la nutrition humaine et serait pratiquement unique parmis les huiles d'origine végétale. L'huile de chènevis contient de plus 1-4% d'acide gamma-linolénique, un acide habituellement non-présent dans les huiles consommées par la majorité de la population.

L'huile de chènevis peut aussi être utilisée au niveau commercial dans des marchés similaires à ceux de l'huile de lin (huile à lampe, encre pour l'imprimerie, préservatifs pour le bois) et au niveau industriel comme matière première entrant dans la fabrication de savons et détergents, entre autres. L'huile de chanvre a aussi été utilisée comme émollient dans des produits pour les soins du corps.


La récolte

La récolte uniquement pour la production de fibre s'effectue entre le début et la fin floraison afin d'obtenir la meilleure qualité de fibre. Après le début du développement du grain, les fibres deviennent plus dures et grossières en raison de la lignification. Le moment exact entre le début et la fin floraison semble dépendre des variétés et des objectifs visés.

La fauche

De nos jours, après la fauche, la fibre est laissée sur le champ, soit pour quelques jours afin de réduire son taux d'humidité et d’assurer sa préservation en entreposage, ou pour une période pouvant aller jusqu'à 4-5 semaines afin de permettre au phénomène de rouissage de faire son oeuvre.

Anciennement, le jour même, ou le lendemain de la fauche, on le liait en petites bottes de 25 à 30 centimètres de circonférence, qu'on dressait les unes contre les autres, soit en faisceaux, soit par deux files parallèles formant toiture et appuyées contre une perche horizontalement fixée par des piquets à une certaine hauteur au-dessus du sol. Au bout de 4 ou 5 jours, lorsque la dessication est complète, on extrayait la semence en frappant le chanvre à coups de maillet, ou en le prenant par poignées, et en le battant sur une claie; ou bien, enfin, en faisant passer successivement les poignées à travers les dents d'un peigne fixé verticalement à une table.


Le rouissage

On procéde au rouissage, macération prolongée dans l'eau afin de faciliter la séparation de l'écorce et de la tige filamenteuse. Cette opération permet en fait la dissolution de la gomme qui colle les fibres de l'écorce aux parties intérieures des tiges.

Les bottes étaient tassées, constituant une sorte de radeau. Plusieurs rangs superposés donnaient l'épaisseur voulue à la tuilée.

Pour l'immerger, on les charge de pierres ou de gazon afin qu'elles baignent exactement. La température de l'eau jouait un grand rôle.

Les eaux stagnantes le bruniraient, et il est sali par les eaux vaseuses, minérales, chargées de sable ou de matières en putréfaction. Si l'on n'a qu'une fosse étroite, on la nettoie parfaitement.

Plusieurs jours devaient s'écouler avant d'obtenir le rouissage convenable. A partir du quatrième jour, on visite souvent les paquets et on les retire dès que les feuilles tombent et que les fibres de l'écorce se détachent elles-mêmes facilement depuis l'extrémité jusqu'au sommet des tiges.

Dans les temps froids, le rouissage peut durer jusqu'à douze jours.


Le broyage

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Références