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		<title>Ekopedia - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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		<subtitle>Contributions de l’utilisateur</subtitle>
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		<title>Discussion:Taoïsme</title>
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				<updated>2010-04-18T14:18:56Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;GingkoBiloba : /* Philosophie &amp;amp; sagesse */ ortho&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le ''Yiking'' (ou ''Yijing'' en pinyin) et les ouvrages sur la guerre de Sunzi (tous deux mentionnés dans la bibliographie) font partie de la pensée chinoise, mais ne sont pas à proprement parler taoïstes. --[[Utilisateur:GingkoBiloba|GingkoBiloba]] 13 avril 2010 à 10:17 (CEST)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Philosophie &amp;amp; sagesse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'ai supprimé ce passage de la page taoïsme: « ''Les gens font à tort l'amalgame, et parle de philosophie. Or la philosophie est typiquement européocentrique, puisque la philosophie un courant de penser bien spécifique né en Grèce et qui s'est développé principalement dans le monde méditerranéen. Il est impératif de différencier sagesse et philosophie, qui sont 2 manières de penser totalement différentes. L'un est tourmenté, sans cesse à la recherche de la vérité, alors que le second est beaucoup plus calme, à la recherche de la vertu.'' » et j'y ai mis un autre texte à la place. Il me semble approprié de m'en justifier ici dans cette page de discussion. En fait, cette vision où la philosophie serait exclusivement occidentale, née uniquement à Athènes et nulle part ailleurs dans le monde et l'univers est une vision européanocentriste qui dénote toute le condescendance coloniale de l'Europe triomphante du XIXe siècle sur les peuples barbares peu ou pas civilisés. Cette vision est typique de Hegel et de Heidegger (et de Marcel Granet en ce qui concerne les études chinoises au début du XXe siècle)&amp;lt;ref&amp;gt;Il n'en a pas toujours été ainsi... Ainsi au Siècle des Lumières, Leibniz et Voltaire considèrent Confucius comme l'un des leurs ! Voir « ''Les tribulations de la « philosophie chinoise » en Chine'' » par Anne Cheng dans « ''La pensée en Chine aujourd'hui'' », Gallimard, Paris, 2007, pp. 159-184. Voir aussi l'article d'Anne Cheng, « ''La compétition des concepts'' » pp. 50-53 dans le numéro 20 (juin 2008) de Philosophie Magazine. On peut écouter une conférence de Romain Graziani sur la qualité philosophique de la pensée chinoise ici: [http://www.diffusion.ens.fr/index.php?res=conf&amp;amp;idconf=525#].&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais c'est une vision fausse. Les Chinois comme les Indiens ont développé toute une réflexion philosophique qui tend vers la recherche de la vérité et la recherche de la sagesse (philosophie étymologiquement signifie « amour de la sagesse »); et cette réflexion  n'est pas nécessairement moins tendue qu'en Occident: les débats et les controverses ont étés vifs tant en Chine qu'en Inde. En Chine, les débats se situaient entre confucéens, taoïstes et d'autres courants moins connus en Occident comme les légistes et les moïstes. En Inde, les débats confrontaient bouddhistes, jaïns et hindouistes (et une multitudes d'autres écoles comme les charvaka, matérialistes indiens). Certes, le taoïsme comme le bouddhisme tendent vers une certaine quiétude d'esprit, un lâcher-prise et l'apaisement des tensions et des pensions, ainsi qu'un idéal de sagesse; mais il n'en va pas autrement des sceptiques et des épicuriens en Occident qui parlaient d'ataraxie (absence de troubles). Et les philosophies gréco-romaines ont toutes eu aussi cette idéal du sage et de la sagesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faire une distinction entre philosophie et sagesse pour parler du taoïsme (ou des autres courants orientaux) est tout simplement méprisant. Cela revient à dire implicitement que les Chinois ne savent pas se remettre en question et interroger leurs croyances et leurs convictions. Certes, les Chinois comme les Indiens n'ont pas les mêmes catégories qu'en Occident: les frontières entre philosophie, spiritualités et religion sont beaucoup plus floues qu'en Occident. Les mots chinois pour philosophie et religion datent seulement du XIXe siècle sous l'influence de l'Occident &amp;lt;ref&amp;gt;il s'agit de ''zhexue'' 哲學 pour la philosophie et de ''zongjiao'' 宗教 pour la religion. Voir à ce sujet  Anne Cheng, « ''Histoire de la pensée chinoise'' », p. 32 ainsi que l'article de Vincent Goossaert, « ''L'invention des « religions » en Chine moderne'' » pp. 185-213 dans « ''La pensée en Chine aujourd'hui'' » (sous la direction d'Anne Cheng), Gallimard, Paris, 2007.&amp;lt;/ref&amp;gt;! Néanmoins, il y a ''de facto'' une philosophie à l'œuvre en Chine, même si l'on appelle plutôt « Voie » (dao 道) ou « Loi » (fa 法)! De toute manière, le mot « philosophie » recouvre en Occident toutes sortes de conceptions qui ne s'accordent pas nécessairement entre elles. Ainsi, la philosophie durant l'Antiquité ne signifie pas la même chose que dans la pensée contemporaine. Durant l'Antiquité, il s'agit plutôt d'une manière de se former soi-même, de se transformer au travers d'exercices spirituels tandis qu'il s'agit aujourd'hui d'un discours savant sur le monde, Dieu, la science ou la politique &amp;lt;ref&amp;gt;Voir à ce sujet les ouvrages de Pierre Hadot,  « ''Exercices spirituels et philosophie antique'' », Albin Michel (2e éd.), Paris, 2002 ainsi que « ''Qu’est-ce que la philosophie antique ?'' », Gallimard, Paris, 1995&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc en conclusion, la philosophie chinoise est certes différente de la philosophie occidentale, mais cela tient plus aux différentes interactions entre les penseurs chinois (taoïstes, confucéens, moïstes, légistes, et puis bouddhistes) qui ont forgé une histoire de la philosophie chinoises au cours des siècles de la même manière que les platoniciens, les aristotéliciens, les épicuriens, les stoïciens, les chrétiens, et tant d'autres en Europe ont interagi pour forger l'histoire de la philosophie occidentale.  Il en découle une ambiance et un parfum particulier de la pensée chinoise. Comme le dit Anne Cheng: « ''L'absence de théorisation à la façon grecque ou scolastique explique sans doute la tendance chinoise aux syncrétismes. Il n'y a pas de vérités absolues et éternelles, mais des dosages. Il en résulte en particulier que les contradictions ne sont perçues comme irréductibles, mais plutôt comme des alternatives. Au lieu de termes qui s'excluent, on voit prédominer les oppositions complémentaires qui admettent le plus ou le moins: on passe du Yin au Yang, de l'indifférencié au différencié, par transition insensible. En somme, la pensée chinoise ne procède pas tant de manière linéaire ou dialectique qu'en spirale. Elle cerne son propos, non pas une fois pour toute par un ensemble de définitions, mais en décrivant autour de lui des cercles de plus en plus serrés'' » &amp;lt;ref&amp;gt; Anne Cheng, « ''Histoire de la pensée chinoise'' », p. 34.&amp;lt;/ref&amp;gt;. --[[Utilisateur:GingkoBiloba|GingkoBiloba]] 18 avril 2010 à 11:46 (CEST)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GingkoBiloba</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.ekopedia.fr/index.php?title=Tao%C3%AFsme&amp;diff=80649</id>
		<title>Taoïsme</title>
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				<updated>2010-04-18T11:17:59Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;GingkoBiloba : /* Description */ dao&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Penser}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le '''taoïsme''' (« ''famille de la Voie'' », daojia 道家, ou « ''enseignement de la Voie'' », daojiao 道教) est à la fois une religion et une philosophie chinoise, une façon d'être et une manière de de voir et de vivre en accord avec la spontanéité de la Nature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Description==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le taoïsme est une philosophie chinoise  mystique et individualiste, axée comme son nom l'indique autour de la Voie qui se dit tao selon les anciennes transcriptions des caractères chinois (ou dao 道 selon le pinyin qui est la transcription plus récente et surtout officielle du chinois en caractères latins). Son essence est de chercher le Tao (ou Dao), soit la Voie qui mènera l'homme vertueux à l'harmonie avec l'ordre naturel de l'univers. Elle vise ainsi à retrouver l'unité primordiale présente au cœur de chaque chose. Toutes les écoles chinoises parlent du concept de voie: on parle ainsi du dao des confucéens pour désigner leur conception de l'action morale dans la société; mais chez les taoïstes, cette Voie ou Dao prend une ampleur cosmique au sens où cette Voie épouse et s'identifie aux flux et aux changements qui  s'opèrent sans cesse au sein de la Nature. Tout le but du taoïste est de suivre le courant de cette Voie: « ''ils se mettent tout simplement à l'écoute, dans une attitude qu'ils appellent le non-agir. A l'écoute de quoi? D'une petite musique harmonieuse qui perce encore sous le vacarme des conflits et de la cacophonie des théories et des discours: celle du Dao ''»&amp;lt;ref&amp;gt;Anne Cheng, « ''Histoire de la pensée chinoise'' », éd. Le Seuil/Points Essais, Paris, 2002 (2e éd.), chap. 4, p. 113.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la légende, le taoïsme a été initié par Lao-Tseu (ou ''Laozi'' en pinyin) au VIe siècle avant notre ère. Laozi aurait été ainsi un contemporain de Confucius avec qui il aurait des échanges et des débats. Tchouang-Tseu (''Zhuangzi'' en pinyin) aurait été un continuateur. Néanmoins certains érudits penchent plutôt pour la thèse que Tchouang-Tseu serait plus ancien et que Lao-Tseu devrait être situé plutôt vers la fin du IVe siècle ou le début du IIIe siècle avant notre ère&amp;lt;ref&amp;gt;Anne Cheng, « ''Histoire de la pensée chinoise'' », ibid., p. 113.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue généralement le taoïsme philosophique du taoïsme religieux, même si la frontière est floue et difficile à établir entre les deux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Grands principes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le taoïsme peut être regardé de plusieurs manières :&lt;br /&gt;
* Principes éthiques (taoïsme philosophique)&lt;br /&gt;
* Des rituels et des cultes (taoïsme religieux)&lt;br /&gt;
* L'importance des équilibres (taoïsme alchimique)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une des phrases-clé de Lao Tseu est d'affirmer : ce  qui est souple résiste, ce qui est dur se brise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le Yin et le Yang==&lt;br /&gt;
A la fois très connue et mal comprise en Occident, l'idée du yin et du yang peut se résumer ainsi : &amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
Le monde est constitué de deux forces ''opposées'' mais ''complémentaires'' qui se manifestent en chaque chose, avec une prédominance de l'une ou de l'autre suivant la nature desdites choses. Ainsi, tout ce qui est creux, lourd, femelle, obscur, stable est yin, et tout ce qui plein, léger, mâle, lumineux, volatil est yang. Lao-Zi (Lao-Tseu) explique ainsi que l'un sans l'autre n'est rien : un bloc d'argile n'est pas une cruche, sans le vide on ne peut pas y mettre d'eau. La cruche est un mélange de plein et de vide. Qu'un des éléments vienne à manquer, l'autre ne sert à rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention : quoiqu'en pensent Luke Skywalker et ses amis, le yin et le yang '''ne recouvrent pas''' les catégories de &amp;quot;bien&amp;quot; et de &amp;quot;mal&amp;quot;. Le mal naît du déséquilibre entre les deux polarités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'inutilité==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lao-Zi fait remarquer qu'on va jusqu'au fin fond des forêts couper les arbres bien droits, tandis que le chêne tout tordu qui pousse au bord de la route a le temps de mourir de vieillesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le bois brut==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'idéal du taoïste serait de redevenir comme le petit enfant, ou semblable au bois non taillé. Le taoïsme de Lao-Zi prône un retour à la nature, une simplicité qui fait penser à la [[simplicité volontaire]] et au [[cynisme]] de Diogène de Laërce.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Développements du taoïsme==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette philosophie a donné naissance à de nombreux courants, ouvrages et pratiques. Il y eut ainsi le taoïsme alchimique, avec ses écoles interne et externe, le taoïsme religieux aux nombreuses sectes parfois antagonistes. Cette pensée sous-tend de nombreux domaines de la culture chinoise, dont la médecine, les arts martiaux, la divination, la guerre (défensive : le taoïsme est essentiellement pacifiste) et la pratique sexuelle comme lieu privilégié de l'échange et de l'équilibrage des énergies au sein du corps humain. Les taoïstes de l'antiquité visaient ainsi l'immortalité ou au moins la santé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liens internes===&lt;br /&gt;
* Article [[Religion]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liens externes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Bibliographie===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Lao-Tseu, « ''Tao-tö King'' », traduit du chinois par Liou Kia-hway, Gallimard/Connaissance de l'Orient, Paris, 1967&lt;br /&gt;
* Lao-tzeu, « ''La Voie et sa vertu. Tao-tê-ki''ng », traduit par François Houang et Pierre Leyris (avec la version originale), Le Seuil/Points Sagesses, Paris, 1979.&lt;br /&gt;
* Tchouang-Tseu, « ''Le rêve du papillon'' », traduction de Jean-Jacques Lafitte, Albin Michel/Spiritualités vivantes, Paris, 1994.&lt;br /&gt;
* ''Le Tao de l'art d'aimer'' de Jolan Chang&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Anne Cheng, « ''Histoire de la pensée chinoise'' », Le Seuil/Points essais, Paris, 2002&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Portail Penser}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{wikipedia|Religion}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Religion|*]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Philosophie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GingkoBiloba</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.ekopedia.fr/index.php?title=Tao%C3%AFsme&amp;diff=80648</id>
		<title>Taoïsme</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;GingkoBiloba : ajout de références&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Penser}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le '''taoïsme''' (« ''famille de la Voie'' », daojia 道家, ou « ''enseignement de la Voie'' », daojiao 道教) est à la fois une religion et une philosophie chinoise, une façon d'être et une manière de de voir et de vivre en accord avec la spontanéité de la Nature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Description==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le taoïsme est une philosophie chinoise  mystique et individualiste, axée comme son nom l'indique autour de la Voie qui se dit tao selon les anciennes transcriptions des caractères chinois (ou dao selon le pinyin qui est la transcription plus récente et surtout officielle du chinois en caractères latins). Son essence est de chercher le Tao (ou Dao), soit la Voie qui mènera l'homme vertueux à l'harmonie avec l'ordre naturel de l'univers. Elle vise ainsi à retrouver l'unité primordiale présente au cœur de chaque chose. Toutes les écoles chinoises parlent du concept de voie: on parle ainsi du dao des confucéens pour désigner leur conception de l'action morale dans la société; mais chez les taoïstes, cette Voie ou Dao prend une ampleur cosmique au sens où cette Voie épouse et s'identifie aux flux et aux changements qui  s'opèrent sans cesse au sein de la Nature. Tout le but du taoïste est de suivre le courant de cette Voie: « ''ils se mettent tout simplement à l'écoute, dans une attitude qu'ils appellent le non-agir. A l'écoute de quoi? D'une petite musique harmonieuse qui perce encore sous le vacarme des conflits et de la cacophonie des théories et des discours: celle du Dao ''»&amp;lt;ref&amp;gt;Anne Cheng, « ''Histoire de la pensée chinoise'' », éd. Le Seuil/Points Essais, Paris, 2002 (2e éd.), chap. 4, p. 113.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la légende, le taoïsme a été initié par Lao-Tseu (ou ''Laozi'' en pinyin) au VIe siècle avant notre ère. Laozi aurait été ainsi un contemporain de Confucius avec qui il aurait des échanges et des débats. Tchouang-Tseu (''Zhuangzi'' en pinyin) aurait été un continuateur. Néanmoins certains érudits penchent plutôt pour la thèse que Tchouang-Tseu serait plus ancien et que Lao-Tseu devrait être situé plutôt vers la fin du IVe siècle ou le début du IIIe siècle avant notre ère&amp;lt;ref&amp;gt;Anne Cheng, « ''Histoire de la pensée chinoise'' », ibid., p. 113.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue généralement le taoïsme philosophique du taoïsme religieux, même si la frontière est floue et difficile à établir entre les deux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Grands principes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le taoïsme peut être regardé de plusieurs manières :&lt;br /&gt;
* Principes éthiques (taoïsme philosophique)&lt;br /&gt;
* Des rituels et des cultes (taoïsme religieux)&lt;br /&gt;
* L'importance des équilibres (taoïsme alchimique)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une des phrases-clé de Lao Tseu est d'affirmer : ce  qui est souple résiste, ce qui est dur se brise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le Yin et le Yang==&lt;br /&gt;
A la fois très connue et mal comprise en Occident, l'idée du yin et du yang peut se résumer ainsi : &amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
Le monde est constitué de deux forces ''opposées'' mais ''complémentaires'' qui se manifestent en chaque chose, avec une prédominance de l'une ou de l'autre suivant la nature desdites choses. Ainsi, tout ce qui est creux, lourd, femelle, obscur, stable est yin, et tout ce qui plein, léger, mâle, lumineux, volatil est yang. Lao-Zi (Lao-Tseu) explique ainsi que l'un sans l'autre n'est rien : un bloc d'argile n'est pas une cruche, sans le vide on ne peut pas y mettre d'eau. La cruche est un mélange de plein et de vide. Qu'un des éléments vienne à manquer, l'autre ne sert à rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention : quoiqu'en pensent Luke Skywalker et ses amis, le yin et le yang '''ne recouvrent pas''' les catégories de &amp;quot;bien&amp;quot; et de &amp;quot;mal&amp;quot;. Le mal naît du déséquilibre entre les deux polarités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'inutilité==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lao-Zi fait remarquer qu'on va jusqu'au fin fond des forêts couper les arbres bien droits, tandis que le chêne tout tordu qui pousse au bord de la route a le temps de mourir de vieillesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le bois brut==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'idéal du taoïste serait de redevenir comme le petit enfant, ou semblable au bois non taillé. Le taoïsme de Lao-Zi prône un retour à la nature, une simplicité qui fait penser à la [[simplicité volontaire]] et au [[cynisme]] de Diogène de Laërce.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Développements du taoïsme==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette philosophie a donné naissance à de nombreux courants, ouvrages et pratiques. Il y eut ainsi le taoïsme alchimique, avec ses écoles interne et externe, le taoïsme religieux aux nombreuses sectes parfois antagonistes. Cette pensée sous-tend de nombreux domaines de la culture chinoise, dont la médecine, les arts martiaux, la divination, la guerre (défensive : le taoïsme est essentiellement pacifiste) et la pratique sexuelle comme lieu privilégié de l'échange et de l'équilibrage des énergies au sein du corps humain. Les taoïstes de l'antiquité visaient ainsi l'immortalité ou au moins la santé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liens internes===&lt;br /&gt;
* Article [[Religion]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liens externes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Bibliographie===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Lao-Tseu, « ''Tao-tö King'' », traduit du chinois par Liou Kia-hway, Gallimard/Connaissance de l'Orient, Paris, 1967&lt;br /&gt;
* Lao-tzeu, « ''La Voie et sa vertu. Tao-tê-ki''ng », traduit par François Houang et Pierre Leyris (avec la version originale), Le Seuil/Points Sagesses, Paris, 1979.&lt;br /&gt;
* Tchouang-Tseu, « ''Le rêve du papillon'' », traduction de Jean-Jacques Lafitte, Albin Michel/Spiritualités vivantes, Paris, 1994.&lt;br /&gt;
* ''Le Tao de l'art d'aimer'' de Jolan Chang&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Anne Cheng, « ''Histoire de la pensée chinoise'' », Le Seuil/Points essais, Paris, 2002&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Portail Penser}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{wikipedia|Religion}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Religion|*]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Philosophie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GingkoBiloba</name></author>	</entry>

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		<title>Discussion:Taoïsme</title>
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				<updated>2010-04-18T09:59:43Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;GingkoBiloba : /* Philosophie &amp;amp; sagesse */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le ''Yiking'' (ou ''Yijing'' en pinyin) et les ouvrages sur la guerre de Sunzi (tous deux mentionnés dans la bibliographie) font partie de la pensée chinoise, mais ne sont pas à proprement parler taoïstes. --[[Utilisateur:GingkoBiloba|GingkoBiloba]] 13 avril 2010 à 10:17 (CEST)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Philosophie &amp;amp; sagesse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'ai supprimé ce passage de la page taoïsme: « ''Les gens font à tort l'amalgame, et parle de philosophie. Or la philosophie est typiquement européocentrique, puisque la philosophie un courant de penser bien spécifique né en Grèce et qui s'est développé principalement dans le monde méditerranéen. Il est impératif de différencier sagesse et philosophie, qui sont 2 manières de penser totalement différentes. L'un est tourmenté, sans cesse à la recherche de la vérité, alors que le second est beaucoup plus calme, à la recherche de la vertu.'' » et j'y ai mis un autre texte à la place. Il me semble approprié de m'en justifier ici dans cette page de discussion. En fait, cette vision où la philosophie serait exclusivement occidentale, née uniquement à Athènes et nulle part ailleurs dans le monde et l'univers est une vision europanocentriste qui dénote toute le condescendance coloniale de l'Europe triomphante du XIXe siècle sur les peuples barbares peu ou pas civilisés. Cette vision est typique de Hegel et de Heidegger (et de Marcel Granet en ce qui concerne les études chinoises au début du XXe siècle)&amp;lt;ref&amp;gt;Il n'en a pas toujours été ainsi... Ainsi au Siècle des Lumières, Leibniz et Voltaire considèrent Confucius comme l'un des leurs ! Voir « ''Les tribulations de la « philosophie chinoise » en Chine'' » par Anne Cheng dans « ''La pensée en Chine aujourd'hui'' », Gallimard, Paris, 2007, pp. 159-184. Voir aussi l'article d'Anne Cheng, « ''La compétition des concepts'' » pp. 50-53 dans le numéro 20 (juin 2008) de Philosophie Magazine. On peut écouter une conférence de Romain Graziani sur la qualité philosophique de la pensée chinoise ici: [http://www.diffusion.ens.fr/index.php?res=conf&amp;amp;idconf=525#].&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais c'est une vision fausse. Les Chinois comme les Indiens ont développé toute une réflexion philosophique qui tend vers la recherche de la vérité et la recherche de la sagesse (philosophie étymologiquement signifie « amour de la sagesse »); et cette réflexion  n'est pas nécessairement moins tendue qu'en Occident: les débats et les controverses ont étés vifs tant en Chine qu'en Inde. En Chine, les débats se situaient entre confucéens, taoïstes et d'autres courants moins connus en Occident comme les légistes et les moïstes. En Inde, les débats confrontaient bouddhistes, jaïns et hindouistes (et une multitudes d'autres écoles comme les charvaka, matérialistes indiens). Certes, le taoïsme comme le bouddhisme tendent vers une certaine quiétude d'esprit, un lâcher-prise et l'apaisement des tensions et des pensions, ainsi qu'un idéal de sagesse; mais il n'en va pas autrement des sceptiques et des épicuriens en Occident qui parlaient d'ataraxie (absence de troubles). Et les philosophies gréco-romaines ont toutes eu aussi cette idéal du sage et de la sagesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faire une distinction entre philosophie et sagesse pour parler du taoïsme (ou des autres courants orientaux) est tout simplement méprisant. Cela revient à dire implicitement que les Chinois ne savent pas se remettre en question et interroger leurs croyances et leurs convictions. Certes, les Chinois comme les Indiens n'ont pas les mêmes catégories qu'en Occident: les frontières entre philosophie, spiritualités et religion sont beaucoup plus floues qu'en Occident. Les mots chinois pour philosophie et religion datent seulement du XIXe siècle sous l'influence de l'Occident &amp;lt;ref&amp;gt;il s'agit de ''zhexue'' 哲學 pour la philosophie et de ''zongjiao'' 宗教 pour la religion. Voir à ce sujet  Anne Cheng, « ''Histoire de la pensée chinoise'' », p. 32 ainsi que l'article de Vincent Goossaert, « ''L'invention des « religions » en Chine moderne'' » pp. 185-213 dans « ''La pensée en Chine aujourd'hui'' » (sous la direction d'Anne Cheng), Gallimard, Paris, 2007.&amp;lt;/ref&amp;gt;! Néanmoins, il y a ''de facto'' une philosophie à l'œuvre en Chine, même si l'on appelle plutôt « Voie » (dao 道) ou « Loi » (fa 法)! De toute manière, le mot « philosophie » recouvre en Occident toutes sortes de conceptions qui ne s'accordent pas nécessairement entre elles. Ainsi, la philosophie durant l'Antiquité ne signifie pas la même chose que dans la pensée contemporaine. Durant l'Antiquité, il s'agit plutôt d'une manière de se former soi-même, de se transformer au travers d'exercices spirituels tandis qu'il s'agit aujourd'hui d'un discours savant sur le monde, Dieu, la science ou la politique &amp;lt;ref&amp;gt;Voir à ce sujet les ouvrages de Pierre Hadot,  « ''Exercices spirituels et philosophie antique'' », Albin Michel (2e éd.), Paris, 2002 ainsi que « ''Qu’est-ce que la philosophie antique ?'' », Gallimard, Paris, 1995&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc en conclusion, la philosophie chinoise est certes différente de la philosophie occidentale, mais cela tient plus aux différentes interactions entre les penseurs chinois (taoïstes, confucéens, moïstes, légistes, et puis bouddhistes) qui ont forgé une histoire de la philosophie chinoises au cours des siècles de la même manière que les platoniciens, les aristotéliciens, les épicuriens, les stoïciens, les chrétiens, et tant d'autres en Europe ont interagi pour forger l'histoire de la philosophie occidentale.  Il en découle une ambiance et un parfum particulier de la pensée chinoise. Comme le dit Anne Cheng: « ''L'absence de théorisation à la façon grecque ou scolastique explique sans doute la tendance chinoise aux syncrétismes. Il n'y a pas de vérités absolues et éternelles, mais des dosages. Il en résulte en particulier que les contradictions ne sont perçues comme irréductibles, mais plutôt comme des alternatives. Au lieu de termes qui s'excluent, on voit prédominer les oppositions complémentaires qui admettent le plus ou le moins: on passe du Yin au Yang, de l'indifférencié au différencié, par transition insensible. En somme, la pensée chinoise ne procède pas tant de manière linéaire ou dialectique qu'en spirale. Elle cerne son propos, non pas une fois pour toute par un ensemble de définitions, mais en décrivant autour de lui des cercles de plus en plus serrés'' » &amp;lt;ref&amp;gt; Anne Cheng, « ''Histoire de la pensée chinoise'' », p. 34.&amp;lt;/ref&amp;gt;. --[[Utilisateur:GingkoBiloba|GingkoBiloba]] 18 avril 2010 à 11:46 (CEST)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GingkoBiloba</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.ekopedia.fr/index.php?title=Discussion:Tao%C3%AFsme&amp;diff=80646</id>
		<title>Discussion:Taoïsme</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.ekopedia.fr/index.php?title=Discussion:Tao%C3%AFsme&amp;diff=80646"/>
				<updated>2010-04-18T09:58:01Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;GingkoBiloba : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le ''Yiking'' (ou ''Yijing'' en pinyin) et les ouvrages sur la guerre de Sunzi (tous deux mentionnés dans la bibliographie) font partie de la pensée chinoise, mais ne sont pas à proprement parler taoïstes. --[[Utilisateur:GingkoBiloba|GingkoBiloba]] 13 avril 2010 à 10:17 (CEST)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Philosophie &amp;amp; sagesse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'ai supprimé ce passage de la page taoïsme: « ''Les gens font à tort l'amalgame, et parle de philosophie. Or la philosophie est typiquement européocentrique, puisque la philosophie un courant de penser bien spécifique né en Grèce et qui s'est développé principalement dans le monde méditerranéen. Il est impératif de différencier sagesse et philosophie, qui sont 2 manières de penser totalement différentes. L'un est tourmenté, sans cesse à la recherche de la vérité, alors que le second est beaucoup plus calme, à la recherche de la vertu.'' » et j'y ai mis un autre texte à la place. Il me semble approprié de m'en justifier ici dans cette page de discussion. En fait, cette vision où la philosophie serait exclusivement occidentale, née uniquement à Athènes et nulle part ailleurs dans le monde et l'univers est une vision europanocentriste qui dénote toute le condescendance coloniale de l'Europe triomphante du XIXe siècle sur les peuples barbares peu ou pas civilisés. Cette vision est typique de Hegel et de Heidegger (et de Marcel Granet en ce qui concerne les études chinoises au début du XXe siècle)&amp;lt;ref&amp;gt;Il n'en a pas toujours été ainsi... Ainsi au Siècle des Lumières, Leibniz et Voltaire considèrent Confucius comme l'un des leurs ! Voir « ''Les tribulations de la « philosophie chinoise » en Chine'' » par Anne Cheng dans « ''La pensée en Chine aujourd'hui'' », Gallimard, Paris, 2007, pp. 159-184. Voir aussi l'article d'Anne Cheng, « ''La compétition des concepts'' » pp. 50-53 dans le numéro 20 (juin 2008) de Philosophie Magazine. On peut écouter une conférence de Romain Graziani sur la qualité philosophique de la pensée chinoise [http://www.diffusion.ens.fr/index.php?res=conf&amp;amp;idconf=525#|ici].&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais c'est une vision fausse. Les Chinois comme les Indiens ont développé toute une réflexion philosophique qui tend vers la recherche de la vérité et la recherche de la sagesse (philosophie étymologiquement signifie « amour de la sagesse »); et cette réflexion  n'est pas nécessairement moins tendue qu'en Occident: les débats et les controverses ont étés vifs tant en Chine qu'en Inde. En Chine, les débats se situaient entre confucéens, taoïstes et d'autres courants moins connus en Occident comme les légistes et les moïstes. En Inde, les débats confrontaient bouddhistes, jaïns et hindouistes (et une multitudes d'autres écoles comme les charvaka, matérialistes indiens). Certes, le taoïsme comme le bouddhisme tendent vers une certaine quiétude d'esprit, un lâcher-prise et l'apaisement des tensions et des pensions, ainsi qu'un idéal de sagesse; mais il n'en va pas autrement des sceptiques et des épicuriens en Occident qui parlaient d'ataraxie (absence de troubles). Et les philosophies gréco-romaines ont toutes eu aussi cette idéal du sage et de la sagesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faire une distinction entre philosophie et sagesse pour parler du taoïsme (ou des autres courants orientaux) est tout simplement méprisant. Cela revient à dire implicitement que les Chinois ne savent pas se remettre en question et interroger leurs croyances et leurs convictions. Certes, les Chinois comme les Indiens n'ont pas les mêmes catégories qu'en Occident: les frontières entre philosophie, spiritualités et religion sont beaucoup plus floues qu'en Occident. Les mots chinois pour philosophie et religion datent seulement du XIXe siècle sous l'influence de l'Occident &amp;lt;ref&amp;gt;il s'agit de ''zhexue'' 哲學 pour la philosophie et de ''zongjiao'' 宗教 pour la religion. Voir à ce sujet  Anne Cheng, « ''Histoire de la pensée chinoise'' », p. 32 ainsi que l'article de Vincent Goossaert, « ''L'invention des « religions » en Chine moderne'' » pp. 185-213 dans « ''La pensée en Chine aujourd'hui'' » (sous la direction d'Anne Cheng), Gallimard, Paris, 2007.&amp;lt;/ref&amp;gt;! Néanmoins, il y a ''de facto'' une philosophie à l'œuvre en Chine, même si l'on appelle plutôt « Voie » (dao 道) ou « Loi » (fa 法)! De toute manière, le mot « philosophie » recouvre en Occident toutes sortes de conceptions qui ne s'accordent pas nécessairement entre elles. Ainsi, la philosophie durant l'Antiquité ne signifie pas la même chose que dans la pensée contemporaine. Durant l'Antiquité, il s'agit plutôt d'une manière de se former soi-même, de se transformer au travers d'exercices spirituels tandis qu'il s'agit aujourd'hui d'un discours savant sur le monde, Dieu, la science ou la politique &amp;lt;ref&amp;gt;Voir à ce sujet les ouvrages de Pierre Hadot,  « ''Exercices spirituels et philosophie antique'' », Albin Michel (2e éd.), Paris, 2002 ainsi que « ''Qu’est-ce que la philosophie antique ?'' », Gallimard, Paris, 1995&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc en conclusion, la philosophie chinoise est certes différente de la philosophie occidentale, mais cela tient plus aux différentes interactions entre les penseurs chinois (taoïstes, confucéens, moïstes, légistes, et puis bouddhistes) qui ont forgé une histoire de la philosophie chinoises au cours des siècles de la même manière que les platoniciens, les aristotéliciens, les épicuriens, les stoïciens, les chrétiens, et tant d'autres en Europe ont interagi pour forger l'histoire de la philosophie occidentale.  Il en découle une ambiance et un parfum particulier de la pensée chinoise. Comme le dit Anne Cheng: « ''L'absence de théorisation à la façon grecque ou scolastique explique sans doute la tendance chinoise aux syncrétismes. Il n'y a pas de vérités absolues et éternelles, mais des dosages. Il en résulte en particulier que les contradictions ne sont perçues comme irréductibles, mais plutôt comme des alternatives. Au lieu de termes qui s'excluent, on voit prédominer les oppositions complémentaires qui admettent le plus ou le moins: on passe du Yin au Yang, de l'indifférencié au différencié, par transition insensible. En somme, la pensée chinoise ne procède pas tant de manière linéaire ou dialectique qu'en spirale. Elle cerne son propos, non pas une fois pour toute par un ensemble de définitions, mais en décrivant autour de lui des cercles de plus en plus serrés'' » &amp;lt;ref&amp;gt; Anne Cheng, « ''Histoire de la pensée chinoise'' », p. 34.&amp;lt;/ref&amp;gt;. --[[Utilisateur:GingkoBiloba|GingkoBiloba]] 18 avril 2010 à 11:46 (CEST)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GingkoBiloba</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.ekopedia.fr/index.php?title=Tao%C3%AFsme&amp;diff=80645</id>
		<title>Taoïsme</title>
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				<updated>2010-04-18T09:53:37Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;GingkoBiloba : /* Bibliographie */  Lao-Tseu &amp;amp; Tchouang-Tseu&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Penser}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le '''taoïsme''' (« ''famille de la Voie'' », daojia 道家, ou « ''enseignement de la Voie'' », daojiao 道教) est à la fois une religion et une philosophie chinoise, une façon d'être et une manière de de voir et de vivre en accord avec la spontanéité de la Nature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Description==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le taoïsme est une philosophie chinoise  mystique et individualiste, axée comme son nom l'indique autour de la Voie qui se dit tao selon les anciennes transcriptions des caractères chinois (ou dao selon le pinyin qui est la transcription plus récente et surtout officielle du chinois en caractères latins). Son essence est de chercher le Tao (ou Dao), soit la Voie qui mènera l'homme vertueux à l'harmonie avec l'ordre naturel de l'univers. Elle vise ainsi à retrouver l'unité primordiale présente au cœur de chaque chose. Toutes les écoles chinoises parlent du concept de voie: on parle ainsi du dao des confucéens pour désigner leur conception de l'action morale dans la société; mais chez les taoïstes, cette Voie ou Dao prend une ampleur cosmique au sens où cette Voie épouse et s'identifie aux flux et aux changements qui  s'opèrent sans cesse au sein de la Nature. Tout le but du taoïste est de suivre le courant de cette Voie: « ''ils se mettent tout simplement à l'écoute, dans une attitude qu'ils appellent le non-agir. A l'écoute de quoi? D'une petite musique harmonieuse qui perce encore sous le vacarme des conflits et de la cacophonie des théories et des discours: celle du Dao ''»&amp;lt;ref&amp;gt;Anne Cheng, « ''Histoire de la pensée chinoise'' », éd. Le Seuil/Points Essais, Paris, 2002 (2e éd.), chap. 4, p. 113.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la légende, le taoïsme a été initié par Lao-Tseu (ou ''Laozi'' en pinyin) au VIe siècle avant notre ère. Laozi aurait été ainsi un contemporain de Confucius avec qui il aurait des échanges et des débats. Tchouang-Tseu (''Zhuangzi'' en pinyin) aurait été un continuateur. Néanmoins certains érudits penchent plutôt pour la thèse que Tchouang-Tseu serait plus ancien et que Lao-Tseu devrait être situé plutôt vers la fin du IVe siècle ou le début du IIIe siècle avant notre ère&amp;lt;ref&amp;gt;Anne Cheng, « ''Histoire de la pensée chinoise'' », ibid., p. 113.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue généralement le taoïsme philosophique du taoïsme religieux, même si la frontière est floue et difficile à établir entre les deux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Grands principes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le taoïsme peut être regardé de plusieurs manières :&lt;br /&gt;
* Principes éthiques (taoïsme philosophique)&lt;br /&gt;
* Des rituels et des cultes (taoïsme religieux)&lt;br /&gt;
* L'importance des équilibres (taoïsme alchimique)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une des phrases-clé de Lao Tseu est d'affirmer : ce  qui est souple résiste, ce qui est dur se brise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le Yin et le Yang==&lt;br /&gt;
A la fois très connue et mal comprise en Occident, l'idée du yin et du yang peut se résumer ainsi : &amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
Le monde est constitué de deux forces ''opposées'' mais ''complémentaires'' qui se manifestent en chaque chose, avec une prédominance de l'une ou de l'autre suivant la nature desdites choses. Ainsi, tout ce qui est creux, lourd, femelle, obscur, stable est yin, et tout ce qui plein, léger, mâle, lumineux, volatil est yang. Lao-Zi (Lao-Tseu) explique ainsi que l'un sans l'autre n'est rien : un bloc d'argile n'est pas une cruche, sans le vide on ne peut pas y mettre d'eau. La cruche est un mélange de plein et de vide. Qu'un des éléments vienne à manquer, l'autre ne sert à rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention : quoiqu'en pensent Luke Skywalker et ses amis, le yin et le yang '''ne recouvrent pas''' les catégories de &amp;quot;bien&amp;quot; et de &amp;quot;mal&amp;quot;. Le mal naît du déséquilibre entre les deux polarités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'inutilité==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lao-Zi fait remarquer qu'on va jusqu'au fin fond des forêts couper les arbres bien droits, tandis que le chêne tout tordu qui pousse au bord de la route a le temps de mourir de vieillesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le bois brut==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'idéal du taoïste serait de redevenir comme le petit enfant, ou semblable au bois non taillé. Le taoïsme de Lao-Zi prône un retour à la nature, une simplicité qui fait penser à la [[simplicité volontaire]] et au [[cynisme]] de Diogène de Laërce.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Développements du taoïsme==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette philosophie a donné naissance à de nombreux courants, ouvrages et pratiques. Il y eut ainsi le taoïsme alchimique, avec ses écoles interne et externe, le taoïsme religieux aux nombreuses sectes parfois antagonistes. Cette pensée sous-tend de nombreux domaines de la culture chinoise, dont la médecine, les arts martiaux, la divination, la guerre (défensive : le taoïsme est essentiellement pacifiste) et la pratique sexuelle comme lieu privilégié de l'échange et de l'équilibrage des énergies au sein du corps humain. Les taoïstes de l'antiquité visaient ainsi l'immortalité ou au moins la santé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liens internes===&lt;br /&gt;
* Article [[Religion]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liens externes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Bibliographie===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Lao-Tseu, « ''Tao-tö King'' », traduit du chinois par Liou Kia-hway, Gallimard/Connaissance de l'Orient, Paris, 1967&lt;br /&gt;
* Lao-tzeu, « ''La Voie et sa vertu. Tao-tê-ki''ng », traduit par François Houang et Pierre Leyris (avec la version originale), Le Seuil/Points Sagesses, Paris, 1979.&lt;br /&gt;
* Tchouang-Tseu, « ''Le rêve du papillon'' », traduction de Jean-Jacques Lafitte, Albin Michel/Spiritualités vivantes, Paris, 1994.&lt;br /&gt;
* ''Le Tao de l'art d'aimer'' de Jolan Chang&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Anne Cheng, « ''Histoire de la pensée chinoise'' », Le Seuil/Points essais, Paris, 2002&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Portail Penser}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{wikipedia|Religion}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Religion|*]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Philosophie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GingkoBiloba</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.ekopedia.fr/index.php?title=Discussion:Tao%C3%AFsme&amp;diff=80643</id>
		<title>Discussion:Taoïsme</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.ekopedia.fr/index.php?title=Discussion:Tao%C3%AFsme&amp;diff=80643"/>
				<updated>2010-04-18T09:46:08Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;GingkoBiloba : philosophie &amp;amp; sagesse - explication d'une modification&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le ''Yiking'' (ou ''Yijing'' en pinyin) et les ouvrages sur la guerre de Sunzi (tous deux mentionnés dans la bibliographie) font partie de la pensée chinoise, mais ne sont pas à proprement parler taoïstes. --[[Utilisateur:GingkoBiloba|GingkoBiloba]] 13 avril 2010 à 10:17 (CEST)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'ai supprimé ce passage de la page taoïsme: « ''Les gens font à tort l'amalgame, et parle de philosophie. Or la philosophie est typiquement européocentrique, puisque la philosophie un courant de penser bien spécifique né en Grèce et qui s'est développé principalement dans le monde méditerranéen. Il est impératif de différencier sagesse et philosophie, qui sont 2 manières de penser totalement différentes. L'un est tourmenté, sans cesse à la recherche de la vérité, alors que le second est beaucoup plus calme, à la recherche de la vertu.'' » et j'y ai mis un autre texte à la place. Il me semble approprié de m'en justifier ici dans cette page de discussion. En fait, cette vision où la philosophie serait exclusivement occidentale, née uniquement à Athènes et nulle part ailleurs dans le monde et l'univers est une vision europanocentriste qui dénote toute le condescendance coloniale de l'Europe triomphante du XIXe siècle sur les peuples barbares peu ou pas civilisés. Cette vision est typique de Hegel et de Heidegger (et de Marcel Granet en ce qui concerne les études chinoises au début du XXe siècle)&amp;lt;ref&amp;gt;Il n'en a pas toujours été ainsi... Ainsi au Siècle des Lumières, Leibniz et Voltaire considèrent Confucius comme l'un des leurs ! Voir « ''Les tribulations de la « philosophie chinoise » en Chine'' » par Anne Cheng dans « ''La pensée en Chine aujourd'hui'' », Gallimard, Paris, 2007, pp. 159-184. Voir aussi l'article d'Anne Cheng, « ''La compétition des concepts'' » pp. 50-53 dans le numéro 20 (juin 2008) de Philosophie Magazine.&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais c'est une vision fausse. Les Chinois comme les Indiens ont développé toute une réflexion philosophique qui tend vers la recherche de la vérité et la recherche de la sagesse (philosophie étymologiquement signifie « amour de la sagesse »); et cette réflexion  n'est pas nécessairement moins tendue qu'en Occident: les débats et les controverses ont étés vifs tant en Chine qu'en Inde. En Chine, les débats se situaient entre confucéens, taoïstes et d'autres courants moins connus en Occident comme les légistes et les moïstes. En Inde, les débats confrontaient bouddhistes, jaïns et hindouistes (et une multitudes d'autres écoles comme les charvaka, matérialistes indiens). Certes, le taoïsme comme le bouddhisme tendent vers une certaine quiétude d'esprit, un lâcher-prise et l'apaisement des tensions et des pensions, ainsi qu'un idéal de sagesse; mais il n'en va pas autrement des sceptiques et des épicuriens en Occident qui parlaient d'ataraxie (absence de troubles). Et les philosophies gréco-romaines ont toutes eu aussi cette idéal du sage et de la sagesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faire une distinction entre philosophie et sagesse pour parler du taoïsme (ou des autres courants orientaux) est tout simplement méprisant. Cela revient à dire implicitement que les Chinois ne savent pas se remettre en question et interroger leurs croyances et leurs convictions. Certes, les Chinois comme les Indiens n'ont pas les mêmes catégories qu'en Occident: les frontières entre philosophie, spiritualités et religion sont beaucoup plus floues qu'en Occident. Les mots chinois pour philosophie et religion datent seulement du XIXe siècle sous l'influence de l'Occident &amp;lt;ref&amp;gt;il s'agit de ''zhexue'' 哲學 pour la philosophie et de ''zongjiao'' 宗教 pour la religion. Voir à ce sujet  Anne Cheng, « ''Histoire de la pensée chinoise'' », p. 32 ainsi que l'article de Vincent Goossaert, « ''L'invention des « religions » en Chine moderne'' » pp. 185-213 dans « ''La pensée en Chine aujourd'hui'' » (sous la direction d'Anne Cheng), Gallimard, Paris, 2007.&amp;lt;/ref&amp;gt;! Néanmoins, il y a ''de facto'' une philosophie à l'œuvre en Chine, même si l'on appelle plutôt « Voie » (dao 道) ou « Loi » (fa 法)! De toute manière, le mot « philosophie » recouvre en Occident toutes sortes de conceptions qui ne s'accordent pas nécessairement entre elles. Ainsi, la philosophie durant l'Antiquité ne signifie pas la même chose que dans la pensée contemporaine. Durant l'Antiquité, il s'agit plutôt d'une manière de se former soi-même, de se transformer au travers d'exercices spirituels tandis qu'il s'agit aujourd'hui d'un discours savant sur le monde, Dieu, la science ou la politique &amp;lt;ref&amp;gt;Voir à ce sujet les ouvrages de Pierre Hadot,  « ''Exercices spirituels et philosophie antique'' », Albin Michel (2e éd.), Paris, 2002 ainsi que « ''Qu’est-ce que la philosophie antique ?'' », Gallimard, Paris, 1995&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc en conclusion, la philosophie chinoise est certes différente de la philosophie occidentale, mais cela tient plus aux différentes interactions entre les penseurs chinois (taoïstes, confucéens, moïstes, légistes, et puis bouddhistes) qui ont forgé une histoire de la philosophie chinoises au cours des siècles de la même manière que les platoniciens, les aristotéliciens, les épicuriens, les stoïciens, les chrétiens, et tant d'autres en Europe ont interagi pour forger l'histoire de la philosophie occidentale.  Il en découle une ambiance et un parfum particulier de la pensée chinoise. Comme le dit Anne Cheng: « ''L'absence de théorisation à la façon grecque ou scolastique explique sans doute la tendance chinoise aux syncrétismes. Il n'y a pas de vérités absolues et éternelles, mais des dosages. Il en résulte en particulier que les contradictions ne sont perçues comme irréductibles, mais plutôt comme des alternatives. Au lieu de termes qui s'excluent, on voit prédominer les oppositions complémentaires qui admettent le plus ou le moins: on passe du Yin au Yang, de l'indifférencié au différencié, par transition insensible. En somme, la pensée chinoise ne procède pas tant de manière linéaire ou dialectique qu'en spirale. Elle cerne son propos, non pas une fois pour toute par un ensemble de définitions, mais en décrivant autour de lui des cercles de plus en plus serrés'' » &amp;lt;ref&amp;gt; Anne Cheng, « ''Histoire de la pensée chinoise'' », p. 34.&amp;lt;/ref&amp;gt;. --[[Utilisateur:GingkoBiloba|GingkoBiloba]] 18 avril 2010 à 11:46 (CEST)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GingkoBiloba</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.ekopedia.fr/index.php?title=Tao%C3%AFsme&amp;diff=80642</id>
		<title>Taoïsme</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.ekopedia.fr/index.php?title=Tao%C3%AFsme&amp;diff=80642"/>
				<updated>2010-04-18T09:33:53Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;GingkoBiloba : définition du taoïsme - changement&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Penser}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le '''taoïsme''' (« ''famille de la Voie'' », daojia 道家, ou « ''enseignement de la Voie'' », daojiao 道教) est à la fois une religion et une philosophie chinoise, une façon d'être et une manière de de voir et de vivre en accord avec la spontanéité de la Nature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Description==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le taoïsme est une philosophie chinoise  mystique et individualiste, axée comme son nom l'indique autour de la Voie qui se dit tao selon les anciennes transcriptions des caractères chinois (ou dao selon le pinyin qui est la transcription plus récente et surtout officielle du chinois en caractères latins). Son essence est de chercher le Tao (ou Dao), soit la Voie qui mènera l'homme vertueux à l'harmonie avec l'ordre naturel de l'univers. Elle vise ainsi à retrouver l'unité primordiale présente au cœur de chaque chose. Toutes les écoles chinoises parlent du concept de voie: on parle ainsi du dao des confucéens pour désigner leur conception de l'action morale dans la société; mais chez les taoïstes, cette Voie ou Dao prend une ampleur cosmique au sens où cette Voie épouse et s'identifie aux flux et aux changements qui  s'opèrent sans cesse au sein de la Nature. Tout le but du taoïste est de suivre le courant de cette Voie: « ''ils se mettent tout simplement à l'écoute, dans une attitude qu'ils appellent le non-agir. A l'écoute de quoi? D'une petite musique harmonieuse qui perce encore sous le vacarme des conflits et de la cacophonie des théories et des discours: celle du Dao ''»&amp;lt;ref&amp;gt;Anne Cheng, « ''Histoire de la pensée chinoise'' », éd. Le Seuil/Points Essais, Paris, 2002 (2e éd.), chap. 4, p. 113.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la légende, le taoïsme a été initié par Lao-Tseu (ou ''Laozi'' en pinyin) au VIe siècle avant notre ère. Laozi aurait été ainsi un contemporain de Confucius avec qui il aurait des échanges et des débats. Tchouang-Tseu (''Zhuangzi'' en pinyin) aurait été un continuateur. Néanmoins certains érudits penchent plutôt pour la thèse que Tchouang-Tseu serait plus ancien et que Lao-Tseu devrait être situé plutôt vers la fin du IVe siècle ou le début du IIIe siècle avant notre ère&amp;lt;ref&amp;gt;Anne Cheng, « ''Histoire de la pensée chinoise'' », ibid., p. 113.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue généralement le taoïsme philosophique du taoïsme religieux, même si la frontière est floue et difficile à établir entre les deux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Grands principes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le taoïsme peut être regardé de plusieurs manières :&lt;br /&gt;
* Principes éthiques (taoïsme philosophique)&lt;br /&gt;
* Des rituels et des cultes (taoïsme religieux)&lt;br /&gt;
* L'importance des équilibres (taoïsme alchimique)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une des phrases-clé de Lao Tseu est d'affirmer : ce  qui est souple résiste, ce qui est dur se brise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le Yin et le Yang==&lt;br /&gt;
A la fois très connue et mal comprise en Occident, l'idée du yin et du yang peut se résumer ainsi : &amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
Le monde est constitué de deux forces ''opposées'' mais ''complémentaires'' qui se manifestent en chaque chose, avec une prédominance de l'une ou de l'autre suivant la nature desdites choses. Ainsi, tout ce qui est creux, lourd, femelle, obscur, stable est yin, et tout ce qui plein, léger, mâle, lumineux, volatil est yang. Lao-Zi (Lao-Tseu) explique ainsi que l'un sans l'autre n'est rien : un bloc d'argile n'est pas une cruche, sans le vide on ne peut pas y mettre d'eau. La cruche est un mélange de plein et de vide. Qu'un des éléments vienne à manquer, l'autre ne sert à rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention : quoiqu'en pensent Luke Skywalker et ses amis, le yin et le yang '''ne recouvrent pas''' les catégories de &amp;quot;bien&amp;quot; et de &amp;quot;mal&amp;quot;. Le mal naît du déséquilibre entre les deux polarités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'inutilité==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lao-Zi fait remarquer qu'on va jusqu'au fin fond des forêts couper les arbres bien droits, tandis que le chêne tout tordu qui pousse au bord de la route a le temps de mourir de vieillesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le bois brut==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'idéal du taoïste serait de redevenir comme le petit enfant, ou semblable au bois non taillé. Le taoïsme de Lao-Zi prône un retour à la nature, une simplicité qui fait penser à la [[simplicité volontaire]] et au [[cynisme]] de Diogène de Laërce.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Développements du taoïsme==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette philosophie a donné naissance à de nombreux courants, ouvrages et pratiques. Il y eut ainsi le taoïsme alchimique, avec ses écoles interne et externe, le taoïsme religieux aux nombreuses sectes parfois antagonistes. Cette pensée sous-tend de nombreux domaines de la culture chinoise, dont la médecine, les arts martiaux, la divination, la guerre (défensive : le taoïsme est essentiellement pacifiste) et la pratique sexuelle comme lieu privilégié de l'échange et de l'équilibrage des énergies au sein du corps humain. Les taoïstes de l'antiquité visaient ainsi l'immortalité ou au moins la santé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liens internes===&lt;br /&gt;
* Article [[Religion]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liens externes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Bibliographie===&lt;br /&gt;
* ''Tao te king'' de Lao-tseu&lt;br /&gt;
* ''Le Tao de l'art d'aimer'' de Jolan Chang&lt;br /&gt;
* ''L'art de la guerre'' de Sun Zi&lt;br /&gt;
* ''Le Yi King'', anonyme&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Anne Cheng, « ''Histoire de la pensée chinoise'' », Le Seuil/Points essais, Paris, 2002&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Portail Penser}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{wikipedia|Religion}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Religion|*]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Philosophie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GingkoBiloba</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.ekopedia.fr/index.php?title=Home_(film)&amp;diff=80514</id>
		<title>Home (film)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.ekopedia.fr/index.php?title=Home_(film)&amp;diff=80514"/>
				<updated>2010-04-13T10:51:51Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;GingkoBiloba : /* Texte presque intégral du film */ aérer le texte + corrections d'orthographe&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''''Home''''' est un film documentaire écrit et réalisé par [[Yann Arthus-Bertrand]] et produit par Luc Besson. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Infobox Cinéma (film)&lt;br /&gt;
 | titre                = Home&lt;br /&gt;
 | image                = HOME-SHOT.jpg&lt;br /&gt;
 | taille image         = 260px&lt;br /&gt;
 | légende              = Extrait du film&lt;br /&gt;
 | titre original       = &lt;br /&gt;
 | réalisation          = [[Yann Arthus-Bertrand]]&lt;br /&gt;
 | acteur               = &lt;br /&gt;
 | musique              = Armand Amar&lt;br /&gt;
 | direction musicale   = &lt;br /&gt;
 | chorégraphie         =&lt;br /&gt;
 | directeur artistique = &lt;br /&gt;
 | décors               = &lt;br /&gt;
 | costume              = &lt;br /&gt;
 | photo                = &lt;br /&gt;
 | montage              = Yen Le Van&lt;br /&gt;
 | animateur            = &lt;br /&gt;
 | producteur           = Denis Carot&amp;lt;br /&amp;gt; Luc Besson &amp;lt;br /&amp;gt; François-Henri Pinault&lt;br /&gt;
 | production           = Elzévir Films&amp;lt;br /&amp;gt; EuropaCorp&lt;br /&gt;
 | distribution         = EuropaCorp, 20th Century Fox Film Corporation&lt;br /&gt;
 | budget               = 12 millions d'euros&lt;br /&gt;
 | format               = &lt;br /&gt;
 | genre                = film documentaire&lt;br /&gt;
 | durée                = version courte : 90 minutes &amp;lt;br /&amp;gt; version longue : 120 minutes&lt;br /&gt;
 | sortie               = 5 juin 2009&lt;br /&gt;
 | langue               = Français&lt;br /&gt;
 | pays                 = France&lt;br /&gt;
 | récompense           = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous fait découvrir a travers de nombreuse vue aérienne et commentaire l'état actuel de notre planète, en nous montant sont état actuel. Durant le début du film la création de la terre et celle de l'homme sont abordé. Ensuite avec l'arrivée de l'exploitation des énergies fossiles notamment le pétrole les activités humaine et leurs conséquences sont évoqués. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Yann Arthus-Bertrand ne le présente pas comme un film catastrophe mais comme un message d'espoir, en rappelant qu'il reste '''10 ans pour agir'''&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.europe1.fr/Decouverte/Connaissance/Environnement/Yann-Arthus-Bertrand-on-a-10-ans-pour-changer/(gid)/212004 Yann Arthus-Bertrand : &amp;quot;On a 10 ans pour changer&amp;quot;] sur le site d'Europe 1&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Diffusion ==&lt;br /&gt;
Ce film a été diffusé à l'occasion de la [[Journée mondiale de l'environnement]], disponible gratuitement et légalement sur internet en français, en anglais et en espagnol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Home'' est le premier film à sortir le même jour dans 181 pays et sur tous les médias.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Texte presque intégral du film===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur la planète 1 personne sur 4 vit toujours comme l'humanité pouvait vivre il y a 6 000 ans sans autre énergiques que celle que la nature fournit saisons après saison. C'est la vie de plus 1 milliard d'êtres humains. Plus que toute la population des pays riches réunis. L'agriculture a moins de 10 000 ans. L'agriculture est toujours le premier métier du monde. La moitié de l'humanité cultive encore la terre et plus des ¾ le fait à la main. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec le pétrole certain d'entre nous on connut un confort comme jamais l'humanité en a bénéficié et en 50 ans nous avons modifié la terre plus rapidement de tous les hommes qui nous ont précédés. Au cours des 60 dernières années, la population du globe a presque triplé et plus de 2 milliards d'hommes ont rejoint les villes. A Shanghai, 3 000 tours et gratte ciel ont été érigé en à peine 20 ans. Des 100ène sont encore et encore en construction. Aujourd'hui des 7 milliards d'humains, plus de la moitié vit dans les villes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1 litre de pétrole fournit autant que 100 paires de bras pendant 24 H. Mais dans le monde seulement 3 % des paysans dispose d'un tracteur. Cependant, leur production domine la planète. Aux États-Unis, il ne reste que plus que 3 millions de fermiers. Leur seule production céréalière pourrait nourrir 2 milliards de personnes. Mais ici, comme dans tous les pays industrialisés, ces céréales sont d'abord transformées en nourriture pour le bétail et en agrocarburant. […] Cette agriculture prélève 70 % de l'eau consommé par toute l'humanité. En 1 siècle, les ¾ des variétés que l'homme avait sélectionnées pendant des millénaires ont disparu. Les serres du désert d'Alméria sont le potager de l'Europe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus un pays se développe, plus il consomme de la viande. Comment satisfaire une demande croissante dans le monde sans concevoir des élevages de bovins quasi concentrationnaires ? Bilan il faut 100 litres d'eau pour produire 1 Kg de pomme de terre, 4000 pour 1 kg de riz, 13 000 pour 1 kg de bœuf, sans compter le pétrole pour sa production et son transport. Notre agriculture est devenue une agriculture pétrolière. Elle nous a permis de nourrir 2 fois plus d'être humains sur la terre. Mais elle a remplacé la diversité par la standardisation. Elle a permis d'offrir à beaucoup d'entre nous un confort inespéré. Mais elle rend notre vie totalement dépendante du pétrole. Nous savons que la fin du pétrole bon marché s'annonce, mais nous ne voulons pas le croire. « Rêve américain » Si se modèle était suivi par tous, la planète ne comptera non plus 900 millions de véhicules. Mais 5 milliards. Plus le monde se développe et plus sa soif d'énergie croit. Privilège de la puissance, les 80 % de cette richesse souterraine sont consommés par 20 % de la population du globe. Avant la fin du siècle, cette exploitation sans mesure aura épuisé la quasi-totalité des réserves de la planète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1950 les échanges internationaux ont été multipliés par 20.&lt;br /&gt;
90 % des ces échanges transitent par la voie maritime.&lt;br /&gt;
500 millions de conteneurs sont transportés chaque année.&lt;br /&gt;
Depuis 1950 les prises de pèchent sont passés de 18 à 100 millions de tonnes par an, soit 5 fois plus. Des milliers de bateaux usines vident les océans. Les ¾ des zones de pêches sont épuisés, en déclins ou à la limite de l'être. Le plus part des grands poisons ont disparu faute d'avoir eu le temps de se reproduire. Nous sommes en train de casser le cycle d'une vie qui nous était offerte. Au rythme actuel des prises, l'ensemble des ressources de pêches sont menacées d'épuisement. Et pourtant le poisson est l'aliment de base 1 homme sur 5 sur la planète. Les ressources sont rares, nous l'avons oublié. 500 millions d'hommes habitent les contrées désertiques du monde, davantage que toute la population européenne réunie. Ils connaissent la valeur de l'eau. (Eau fossile de 25 000 ans)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1 grand fleuve sur 10 n'atteint plus la mer pendant plusieurs moins par ans. Privé du Jourdain, la mer Morte baisse de plus 1 mètre chaque année. L'Inde risque d'être le pays le plus touché par le manque d'eau au cours de ce siècle. L'irrigation massive à permis de nourrir la population croissante. Et en 50 ans, 21 millions de puits y ont été creusés. Mais dans de nombreuses régions du pays, il faut puiser l'eau de plus en plus profondément. Dans l'ouest de l'Inde, le tiers des puis a été abandonné. Les nappes d'eau souterraines s'assèchent. À des milliers de kilomètres, on dépense 800 à 1 000 d'eau par jour et par personne, Las Vegas a été créée en plein désert. Ils sont les plus gros consommateurs d'eau au monde. Le manque d'eau pourrait toucher près de 2 milliards de personnes dans le monde avant 2025. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les zones humides couvrent 6 % de la surface de la planète, sous leurs eaux calmes se cache une véritable usine ou plantes et microorganismes prennent le temps de filtrer l'eau et digérer les pollutions. Ces marais sont des milieux indispensables à la régénération de l'eau et à sa purification. Ce sont des éponges, qui régulent le flux des eaux. Ils absorbent à la saison humide et le restitue à la saison sèche. Dans notre course à la conquête des terres, nous les avons accaparées pour faire paître notre bétail. Pour l'agriculture, pour construire nos maisons. Au siècle dernier nous avons asséché la moitié des marais du monde. Nous ne connaissions ni leur richesse, ni leur rôle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout est vivant, tout est lié. L'eau, l'air, le sol, les arbres. Toute la magie des arbres se déroule sous nos yeux. Les forêts stockent le carbone: elles en contiennent davantage que toute l'atmosphère de la terre. Elles sont l'une des pierres angulaires de l'équilibre climatique dont nous dépendons tous. Les arbres des forêts primaires abritent les ¾ de la biodiversité de la planète. C'est-à-dire ce qui vit sur terre. Ces forêts apportent les remèdes qui nous guérissent. Les substances que secrètent ces plantes, notre corps peut les reconnaître. Nos cellules parlent le même langage. Nous sommes de la même famille. Mais en à peine 40 ans la plus grande forêt de la planète, l'Amazonie. A perdu 1/5 de sa surface. La forêt fait place à l'élevage et à la culture de soja. 95 % de son soja servira à nourrir le bétail et la volaille de l'Europe et de l'Asie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La forêt de Bornéo risque de disparaître totalement avant 10 ans. La raison : Bornéo s'est tourné vers la production d'huile de palme. L'une des huiles les plus productives et les plus consommés au monde. Une grande partie de l'huile de palme alimente notre demande croissante en produits alimentaires. Mais aussi en cosmétique en détergent et de plus en plus en agrocarburant. La diversité de la forêt à fait place à une seule espèce : le palmier à huile. Pour la population locale, c'est une source d'emploi, c'est de l'industrie agricole. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre exemple de déforestation massive : l'eucalyptus. L'eucalyptus sert à fabriquer de la pâte à papier. Les plantations s'étendent au fur est à mesure que la consommation papier s'accroît. Cette consommation a été multipliée par 5 en 50 ans. Au pied de ses eucalyptus, plus rien ne pousse. Car leur feuille forme une litière toxique à la plus part des autres végétaux. Leur croissance est rapide. Mais elle épuise les ressources en eau. Soja, huile de palme, eucalyptus. La déforestation détruit l'essentiel pour produire le superflu. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ailleurs, on déforeste pour survivre. Plus de 2 milliards de personnes sur la planète dépendent du charbon de bois. Près du tiers de la population mondiale. […] à Haïti il ne reste que 2 % des forêts mis à nues.&lt;br /&gt;
Le Nigeria est le premier pays exportateur de pétrole du pays africain. Pourtant, 70 % de la population vit sous le seuil de pauvreté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La moitié des pauvres de la planète vivent dans des pays riches en ressources. Aujourd'hui la moitié de la richesse mondiale est détenue par 2 % des plus riches. Chaque semaine dans le monde, plus de 1 million d'habitants s'ajoutent à la population des villes. 1 habitant sur 6 vit dans un habitat précaire, insalubre, surpeuplé sans accès aux installations nécessaires à la vie courante. Eau, toilette, électricité. La faim croit de nouveau, elle frappe aujourd'hui près 1 milliard de personnes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sous l'effet du réchauffement la banquise à perdue 40 % de son épaisseur en 40 ans. Sa surface se réduit d'année en année. Elle pourrait disparaître avant 2030, certains disent 2015. Les rayons du soleil que la surface glacière renvoyait vers le ciel, pénètre désormais dans l'eau sombre et la réchauffe. Le réchauffement s'accélère. Dans ses glaces se lisent des archives de notre climat. Jamais la concentration de dioxyde de carbone n'a été si élevée depuis plusieurs centaines de milliers d'années. L'homme n'a jamais connu pareille atmosphère. Avant 2050, le quart de toutes les espèces vivantes sur terre pourrait être menacé de disparition. Dans les régions polaires, l'équilibre de la biodiversité est déjà bouleversé. Autour du pôle Nord, la banquise a perdu 30 % de sa surface en 30 ans. Et avec le réchauffement accéléré du Groenland, c'est l'eau douce de tout un continent qui rejoint l'eau salée des océans. Dans ses glaces, le Groenland retient 20 % des eaux douces de la planète. Leur fonte entraînerait une élévation du niveau des mers de près de 7 mètres. Pourtant, aucune industrie n'est installée ici. La calotte du Groenland subit les émissions des gaz à effets de serre rejetés ailleurs sur la terre. Notre écosystème ne connaît pas les frontières. Ou que nous soyons nos actions se répercute sur l'ensemble de la terre. L'atmosphère de notre terre est une est indivisible. Elle est notre bien commun. À la surface du Groenland, des lacs éclosent dans le paysage. La calotte glacière a commencé à fondre à un rythme que même les scientifiques les plus pessimistes n'imaginaient pas il y a moins de 10 ans. Les bédiaires, ces rivières glacières, se multiplient et se rejoignent et crèvent la surface. On pensait de leur eau gèlerait dans l'épaisseur de la calotte. Au contraire, elle coule jusque sous la glace. Elle entraîne la calotte qui glisse plus rapidement vers la mer et se brise en iceberg. L'eau douce des glaces du Groendland s'ajoute peu à peu à l'eau salée des océans. Menaçant les terres basses de la planète. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le niveau des mers monte la dilatation des eaux sous l'effet de la chaleur à provoqué qu'au cours du seul 20e siècle une hausse de 20 cm. Tout se dérègle. Les coraux par exemple sont extrêmement sensibles aux moindres changements de la température des eaux. 30 % ont déjà disparu. Ils sont un maillon essentiel dans la chaîne continue des espèces. Dans l'atmosphère, des grands vents voient leur trajectoire se modifier. Le cycle des pluies est altéré. La géographie des climats change. Les habitants des îles basses, comme ici aux Maldives, sont les premiers menacés. Les plaines côtières abritent plus de 70 % de la population mondiale. 11 des 15 plus grandes villes du monde sont établies sur les côtes ou sur les estuaires de fleuves. Avec la montée des mers, le sel envahirait la nappe phréatique privant les habitants d'eau potable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les phénomènes migratoires seront inévitables. La seule incertitude sera leur ampleur. Le Kilimandjaro a changé de visage, 80 % de ses glaciers ont disparu. L'été les rivières ne coulent plus. Les populations sont touchées par le manque d'eau. Même sur les plus hauts sommets du monde. Au cœur de la chaîne de l'Himalaya. Les neiges éternelles éternelles et les glaciers reculent. Pourtant, ces glaciers jouent un rôle essentiel dans le cycle de l'eau. Il conservent l'eau des saisons pluvieuses sous forme de glaces. Pour la restituer dans la fonte des neiges l'été. Les glaciers de l'Himalaya sont la source des grands fleuves de l'Asie. Le Gange, le Mékong, le Yangzi Jiang, l'Indus, tous y prennent leurs source, 2 milliards de personnes en dépendent pour l'eau potable et l'irrigation de leurs cultures comme au Bangladesh. Situé sur le delta du Gange du Brahmapoutre. Le Bangladesh est directement touché par les phénomènes qui se produisent dans l'Himalaya et au niveau des mers. Le pays est l'un des plus peuplés et des plus pauvres du monde. Il subit déjà le changement climatique. Sous les effets des inondations et des ouragans de plus en plus intenses, 1/3 de sa surface pourrait disparaître. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pays riches ne seront pas épargnés, partout les sécheresses se succèdent sur la planète. En Australie, la moitié des terres est déjà touchée. Cet équilibre climatique qui a permis notre développement depuis 12 000 ans. Nous sommes en train de le compromettre. Les incendies se multiplient jusqu'aux portes des grandes villes. À leurs tours, ils accentuent le réchauffement. Les arbres libèrent leur carbone en masse. Le système qui régit notre climat est complètement perturbé. Les éléments sur lesquels il repose sont perturbés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'horloge du changement climatique est là dans ces paysages magnifiques. Nous sommes en Sibérie. Où comme dans d'autres endroits du globe il fait si froid que les sols restent gelés en permanence. Ce sol est le permafrost, sous sa surface se cache une véritable bombe climatique: le méthane. Le méthane est un gaz à effet de serre 20 fois plus puissant que le dioxyde de carbone. Si ce permafrost fondait, le dégagement de méthane provoquerait un emballement de l'effet de serre dont nul ne peut prévoir les conséquences. Un emballement qui nous emmènerait vers une terre inconnue. Il ne reste pas plus de 10 ans à l'humanité pour inverser la tendance et éviter de franchir la frontière de ces terres inconnues qui serait désormais la nôtre. Nous avons engendré des phénomènes qui nous dépassent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis les origines, l'eau, l'air, la matière, le vivant sont intimement liés. Et depuis peu, nous brisons ces liens. Ne nous voilons pas la face. Ce que nous savons, il faut le croire. Tout ce que nous venons de voir nous ressemble. Nous avons fait la terre à notre image. Il nous reste peu de temps pour changer. Comment ce siècle pourra-t-il porter 9 milliards d'êtres humains. Si nous n’acceptons pas de faire en fin les comptes de tout ce dont nous sommes les seuls responsables. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
20 % des hommes consomment 80 % des ressources de la planète. Les dépenses militaires mondiales sont 12 fois plus élevées que l'aide au développement.&lt;br /&gt;
5 000 personnes meurent chaque jour à cause de l'eau insalubre&lt;br /&gt;
1 milliard d'hommes n'ont pas accès à l'eau potable&lt;br /&gt;
1 milliard de personnes ont faim&lt;br /&gt;
Plus de 50 % des céréales commercialisées dans le monde sont destinées à l'élevage et aux agrocarburants.&lt;br /&gt;
40 % des terres cultivables sont dégradées.&lt;br /&gt;
13 millions d'hectares de forêt disparaissent chaque année.&lt;br /&gt;
Un mammifère sur 4, un oiseau sur 8, un amphibien sur 3 sont menacés d'extinction.&lt;br /&gt;
Les espèces s'éteignent à un rythme 1 000 fois supérieur au rythme naturel.&lt;br /&gt;
Les trois quarts des ressources de pêches sont épuisées, en déclin ou à la limite de l'être.&lt;br /&gt;
La température moyenne des 15 dernières années a été la plus élevée jamais enregistrée.&lt;br /&gt;
La banquise a perdu 40 % de son épaisseur en 40 ans.&lt;br /&gt;
Il pourrait y avoir 200 millions de réfugiés climatiques avant 2050.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le compte de nos actions est lourd d'autres que nous en payent le pris sans en avoir été partie prenante. J'ai vu des camps de réfugiés aussi vastes que des villes jetés dans le désert. Combien d'homme, de femme, d'enfant laisserons-nous au bord du chemin. Faut-il toujours construire des murs pour rompre les chaînes des solidarités humaines. Séparer les hommes d'autres hommes. Le bonheur des uns du malheur des autres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est trop tard pour être pessimiste. Je sais qu'un homme même seul peut abattre tous les murs. Il est trop tard pour être pessimiste. Dans le monde 4 enfants sur 5 vont à l'école. Jamais l'instruction n'a été donnée à autant d'êtres humains. Chacun peut agir du plus pauvre au plus riche. Le Lesotho, l'un des pays les plus démunis de la planète est celui qui investit le plus largement ses richesses dans l'éducation. Le Qatar, l'un des pays les plus riches, s'ouvre aux meilleures universités du monde. La culture, l'éducation, la recherche, l'innovation sont des ressources inépuisables. Face au malheur et au souffrance, des millions d'ONG apportent la preuve que la solidarité des peuples est plus forte que l'égoïsme des nations. Au Bangladesh, un homme a eu l'idée de créer une banque impensable, elle ne prête qu'au pauvre. En 30 ans à peine elle a changé la vie de 150 millions de personnes dans le monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Antarctique est un continent aux ressources immenses que personne ne pourra plus s'approprier. Une réserve dédiée à la paix et à la science un traité signé par 49 états en a fait le bien de l'humanité entière. Il est trop tard pour être pessimiste. Les gouvernements protègent près de 2 % de leur eau territoriale. C'est peu, mais c'est déjà 2 fois plus qu'il y a 10 ans. Les premiers parcs naturels ont un peu plus 1 siècle. Ils recouvrent presque 13 % des continents. Ils créent des espaces où l'activité humaine se conjugue à la préservation des espèces, des sols et des paysages. Cet accord des hommes peut devenir la règle qu'une exception. Aux États-Unis, New-York a compris les services que rend la nature. Ses forêts et ses lacs fournissent l'eau potable de toute la ville. En Corée du sud, les forêts avaient été dévastées lors de la dernière guerre. Grâce à un programme national de reboisement, elle couvre de nouveau 65 % de la surface du pays. Plus de 75 % du papier est recyclé. Le Costa Rica a fait son choix entre dépense militaire et préservation de son territoire. Le pays n'a plus d'armée. Il a préféré mettre ses ressources dans l'éducation, l'écotourisme et la protection de sa forêt primaire. Le Gabon est l'un des plus grands producteurs de bois au monde. Il a imposé la coupe sélective. Pas plus d'un arbre pour chaque hectare. Sa forêt est l'une de ses principales ressources économiques. Mais elle a le temps de se régénérer. Des labels existent qui garantissent la bonne exploitation des forêts. Ils doivent devenir la norme obligatoire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre producteurs et consommateur la justice est une chance pour tous, quand le commerce est équitable, qu'il bénéficie à la fois au vendeur et à l'acheteur, chacun peut faire prospérer son travail et en vivre dignement. Quelle justice et quelle équité peuvent-elles s'établir entre celles qui travaillent à la main et ceux qui engrangent leur récolte à la machine avec l'aide de leur état. Soyons des consommateurs responsables. Réfléchissons à ce que nous achetons. Il est trop tard pour être pessimiste. J'ai vu une agriculture à la mesure de l'homme. Elle peut nourrir la terre entière. Si la production de viande n'accapare pas la nourriture des hommes. J'ai vu des pêcheurs responsables de leurs prises et soucieux de la prospérité des mers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'ai vu des maisons produisant leur propre énergie. 5 000 personnes vivent dans le premier éco-quartier construit au monde à Fribourg en Allemagne. Des villes s'unissent à ce projet. Bombay est la millième à les rejoindre. Les gouvernements de la nouvelle Zélande de l'Islande de l'Autriche et de la Suède et d'autre encore ont décidé que le développement des énergies renouvelables serait leur priorité. Je sais que 80 % de l'énergie que nous consommons vient des énergies fossiles. Chaque semaine, deux nouvelles centrales à charbon se construisent rien qu'en Chine. Mais j'ai vu au Danemark, un prototype de centrale au charbon qui rejette son carbone dans le sol plutôt que dans l'air. Une solution pour l'avenir ? Nul ne le sait encore. J'ai vu en Islande une centrale électrique alimenter par la chaleur de la terre. La géothermie. J'ai vu un serpent de mer. Posé sur la houle pour utiliser l'énergie des vagues et produire de l'électricité. J'ai vue des éoliennes dressées sur les rives du Danemark. Elles fournissent 20 % de l'électricité du pays. Les états unis, la Chine, l'Inde, l'Allemagne, l'Espagne sont les premiers à investir dans les énergies renouvelables. Elles ont déjà créé plus de 2,5 millions d'emplois. Sur quel terre au monde le vent ne souffle-t-il pas ? J'ai vu des étendues désertiques éclatantes de soleil. Si tous sont liés sur la terre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La terre est liée au soleil. Sa première source d'énergie. Ce que le végétal a fait en capturant sont énergie. Les hommes ne peuvent-ils pas le faire ? En 1 heure le soleil donne à la terre l'énergie consommée par toute l'humanité en 1 an. Tant que la terre existe. L'énergie du soleil est inépuisable. Il suffit de cesser de fouiller le sol et de lever les yeux vers le ciel. Il suffit d'apprendre à cultiver le soleil. Toutes ces expériences ne sont que des exemples. Mais elle témoigne de l'éveil des consciences. Elle trace les voies d'une nouvelle aventure humaine fondée sur la mesure, l'intelligence et le partage. C'est le moment d'aller à la rencontre l'un de l'autre. Car ce qui est important, ce n'est pas ce que nous avons perdu. Mais ce qu'il nous reste. Il nous reste la moitié des forêts du monde. Des milliers de rivières de lac et de glaciers. Des milliers d'espèces bien vivantes encore. Nous savons très bien qu'aujourd'hui des solutions existent. Nous avons tous le pouvoir de changer. Alors, qu'est-ce que l'on attend ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À nous d'écrire la suite de notre histoire. Ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Critique==&lt;br /&gt;
[http://www.liberation.fr/tribune/0101571237-home-ou-l-opportunisme-vu-du-ciel Libération]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1719 Daniel Mermet]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Suggestion de présentation des annexes. --&amp;gt;&lt;br /&gt;
=== Références ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
=== Liens internes ===&lt;br /&gt;
*[[Documentaire]]&lt;br /&gt;
*[[Liste de documentaires]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens externes ===&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
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[[Catégorie:Documentaire]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GingkoBiloba</name></author>	</entry>

	<entry>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;GingkoBiloba : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Bonjour, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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Mes contributions sur Ékopedia:&lt;br /&gt;
* [[Diogène]]&lt;br /&gt;
* [[Taoïsme]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Salut cordial à tous, '''GingkoBiloba'''.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GingkoBiloba</name></author>	</entry>

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		<id>https://www.ekopedia.fr/index.php?title=Diog%C3%A8ne&amp;diff=80511</id>
		<title>Diogène</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;GingkoBiloba : /* Bibliographie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Penser}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Diogène de Sinope''' est un philosophe grec de l'école dite cynique (&amp;quot;du chien&amp;quot;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De par son refus de tout ce qu'il estimait ''prométhéen'', c'est-à-dire de tout superflu matériel et de l'ensemble des conventions sociales et humaines, Diogène a posé l'interrogation de la valeur de la civilisation pour l'humanité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette attitude permettant de se suffire à soi-même par un entraînement endurant face à l'adversité fut ainsi reprise par d'autres ascètes tels que par exemple les premiers chrétiens ou plus récemment les hippies qui jalonnèrent l'histoire du monde occidental en en dénonçant son hypocrisie et en exaltant le sens de la vertu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Diogène est connu pour avoir vécu dans un tonneau. Un jour Alexandre Le Grand passa par Athènes, et on lui désigna Diogène comme plus grand penseur de l'époque. Alexandre lui propose alors tout ce qu'il pourra souhaiter, et Diogène lui aurait répondu simplement «que tu t'ôtes de mon soleil» car Alexandre lui faisait de l'ombre (au sens propre).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Diogène, et les [[Cynisme|Cyniques]] de façon générale, ont toujours eu des idées très novatrices pour l'époque. Le cynisme est par essence, subversif, et s'entend à détruire méthodiquement les lieux communs de la société bien-pensante. Diogène prônait l'amour libre, l'égalité entre les sexes, la liberté, faisait l'apologie de la lucidité, se montrait incendiaire envers les hommes politiques et les institutions telles que la famille, l'école, le travail, la patrie.&lt;br /&gt;
En un sens, les cyniques et Diogène ont énoncé bon nombre d'idées [[Anarchisme|Libertaires]] avant leur apparition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Diogène serait mort après avoir mangé du poulpe cru, refusant de le cuire, procédé prométhéen par excellence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens internes ===&lt;br /&gt;
* [[Anarchisme]]&lt;br /&gt;
* [[Simplicité volontaire]]&lt;br /&gt;
* [[Ascétisme]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens externes ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Bibliographie===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Diogène Laërce, « ''Vies et doctrines des philosophes illustres'' », , traduction de Marie-Odile Goulet-Cazé, Librairie Générale Française, Paris, 1999. (''Précision utile: Diogène Laërce est un autre Diogène que le Diogène de Sinope ou Diogène le Chien dont nous parlons ici! Diogène Laërce a compilé les doctrines et les vies de nombreux philosophes de l'Antiquité, dont un chapitre sur Diogène.'')&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Portail Penser}}[[Catégorie:Philosophe]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GingkoBiloba</name></author>	</entry>

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		<title>Diogène</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;GingkoBiloba : /* Bibliographie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Penser}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Diogène de Sinope''' est un philosophe grec de l'école dite cynique (&amp;quot;du chien&amp;quot;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De par son refus de tout ce qu'il estimait ''prométhéen'', c'est-à-dire de tout superflu matériel et de l'ensemble des conventions sociales et humaines, Diogène a posé l'interrogation de la valeur de la civilisation pour l'humanité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette attitude permettant de se suffire à soi-même par un entraînement endurant face à l'adversité fut ainsi reprise par d'autres ascètes tels que par exemple les premiers chrétiens ou plus récemment les hippies qui jalonnèrent l'histoire du monde occidental en en dénonçant son hypocrisie et en exaltant le sens de la vertu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Diogène est connu pour avoir vécu dans un tonneau. Un jour Alexandre Le Grand passa par Athènes, et on lui désigna Diogène comme plus grand penseur de l'époque. Alexandre lui propose alors tout ce qu'il pourra souhaiter, et Diogène lui aurait répondu simplement «que tu t'ôtes de mon soleil» car Alexandre lui faisait de l'ombre (au sens propre).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Diogène, et les [[Cynisme|Cyniques]] de façon générale, ont toujours eu des idées très novatrices pour l'époque. Le cynisme est par essence, subversif, et s'entend à détruire méthodiquement les lieux communs de la société bien-pensante. Diogène prônait l'amour libre, l'égalité entre les sexes, la liberté, faisait l'apologie de la lucidité, se montrait incendiaire envers les hommes politiques et les institutions telles que la famille, l'école, le travail, la patrie.&lt;br /&gt;
En un sens, les cyniques et Diogène ont énoncé bon nombre d'idées [[Anarchisme|Libertaires]] avant leur apparition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Diogène serait mort après avoir mangé du poulpe cru, refusant de le cuire, procédé prométhéen par excellence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens internes ===&lt;br /&gt;
* [[Anarchisme]]&lt;br /&gt;
* [[Simplicité volontaire]]&lt;br /&gt;
* [[Ascétisme]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens externes ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Bibliographie===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Diogène Laërce, « ''Vies et doctrines des philosophes illustres'' », , traduction de Marie-Odile Goulet-Cazé, Librairie Générale Française, Paris, 1999. (Précision utile: Diogène Laërce est autre Diogène que le Diogène de Sinope ou Diogène le Chien dont nous parlons ici! Diogène Laërce a compilé les les doctrines et les vies de nombreux philosophes de l'Antiquité, dont un chapitre sur Diogène.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Portail Penser}}[[Catégorie:Philosophe]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GingkoBiloba</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.ekopedia.fr/index.php?title=Discussion:Tao%C3%AFsme&amp;diff=80508</id>
		<title>Discussion:Taoïsme</title>
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				<updated>2010-04-13T08:17:15Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;GingkoBiloba : bibliographie&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le ''Yiking'' (ou ''Yijing'' en pinyin) et les ouvrages sur la guerre de Sunzi (tous deux mentionnés dans la bibliographie) font partie de la pensée chinoise, mais ne sont pas à proprement parler taoïstes. --[[Utilisateur:GingkoBiloba|GingkoBiloba]] 13 avril 2010 à 10:17 (CEST)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GingkoBiloba</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.ekopedia.fr/index.php?title=Utilisateur:GingkoBiloba&amp;diff=80507</id>
		<title>Utilisateur:GingkoBiloba</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;GingkoBiloba : Page créée avec « Bonjour,   Je suis contributeur sur Wikipedia et je migre vers Ékopedia pour y contribuer aussi avec enthousiasme !   En attendant d'étoffer cette page d'utilisateur, je me… »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Bonjour, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
Salut cordial à tous, '''GingkoBiloba'''.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>GingkoBiloba</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.ekopedia.fr/index.php?title=Tao%C3%AFsme&amp;diff=80506</id>
		<title>Taoïsme</title>
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				<updated>2010-04-13T08:06:41Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;GingkoBiloba : /* Bibliographie */ Anne Cheng&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Penser}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le '''taoïsme''' (enseignement de la Voie en chinois) est à la fois une religion et une idiosyncrasie (manière de penser et d'être) chinoise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Description==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gens font à tort l'amalgame, et parle de philosophie. Or la philosophie est typiquement européocentrique, puisque la philosophie un courant de penser bien spécifique né en Grèce et qui s'est développé principalement dans le monde méditerranéen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est impératif de différencier sagesse et philosophie, qui sont 2 manières de penser totalement différentes. L'un est tourmenté, sans cesse à la recherche de la vérité, alors que le second est beaucoup plus calme, à la recherche de la vertu. Pour achever cela, le terme de religion est ici également mal approprié, car il désigne les croyances et pratiques entre les hommes, se référant au sacré alors que pour le taoïsme (et également le bouddhisme...), le rapport à la divinité est tout autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le taoïsme est une morale mystique individualiste (ce qui l'oppose au concept de religion comme on l'a vu), initié par Lao Tseu (ou ''Lao Zi'') au XIe siècle avant notre ère, et dont l'essence est de chercher le Tao (ou Dao), soit la voie qui mènera l'homme vertueux à l'harmonie avec l'ordre naturel de l'univers. Elle vise ainsi à retrouver l'unité primordiale présente au cœur de chaque chose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le texte le plus important est le ''tao te king'' de [[Lao-tseu]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Grands principes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le taoïsme peut être regardé de plusieurs manières :&lt;br /&gt;
* Principes éthiques (taoïsme philosophique)&lt;br /&gt;
* Des rituels et des cultes (taoïsme religieux)&lt;br /&gt;
* L'importance des équilibres (taoïsme alchimique)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une des phrases-clé de Lao Tseu est d'affirmer : ce  qui est souple résiste, ce qui est dur se brise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le Yin et le Yang==&lt;br /&gt;
A la fois très connue et mal comprise en Occident, l'idée du yin et du yang peut se résumer ainsi : &amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
Le monde est constitué de deux forces ''opposées'' mais ''complémentaires'' qui se manifestent en chaque chose, avec une prédominance de l'une ou de l'autre suivant la nature desdites choses. Ainsi, tout ce qui est creux, lourd, femelle, obscur, stable est yin, et tout ce qui plein, léger, mâle, lumineux, volatil est yang. Lao-Zi (Lao-Tseu) explique ainsi que l'un sans l'autre n'est rien : un bloc d'argile n'est pas une cruche, sans le vide on ne peut pas y mettre d'eau. La cruche est un mélange de plein et de vide. Qu'un des éléments vienne à manquer, l'autre ne sert à rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention : quoiqu'en pensent Luke Skywalker et ses amis, le yin et le yang '''ne recouvrent pas''' les catégories de &amp;quot;bien&amp;quot; et de &amp;quot;mal&amp;quot;. Le mal naît du déséquilibre entre les deux polarités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'inutilité==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lao-Zi fait remarquer qu'on va jusqu'au fin fond des forêts couper les arbres bien droits, tandis que le chêne tout tordu qui pousse au bord de la route a le temps de mourir de vieillesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le bois brut==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'idéal du taoïste serait de redevenir comme le petit enfant, ou semblable au bois non taillé. Le taoïsme de Lao-Zi prône un retour à la nature, une simplicité qui fait penser à la [[simplicité volontaire]] et au [[cynisme]] de Diogène de Laërce.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Développements du taoïsme==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette philosophie a donné naissance à de nombreux courants, ouvrages et pratiques. Il y eut ainsi le taoïsme alchimique, avec ses écoles interne et externe, le taoïsme religieux aux nombreuses sectes parfois antagonistes. Cette pensée sous-tend de nombreux domaines de la culture chinoise, dont la médecine, les arts martiaux, la divination, la guerre (défensive : le taoïsme est essentiellement pacifiste) et la pratique sexuelle comme lieu privilégié de l'échange et de l'équilibrage des énergies au sein du corps humain. Les taoïstes de l'antiquité visaient ainsi l'immortalité ou au moins la santé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liens internes===&lt;br /&gt;
* Article [[Religion]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liens externes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Bibliographie===&lt;br /&gt;
* ''Tao te king'' de Lao-tseu&lt;br /&gt;
* ''Le Tao de l'art d'aimer'' de Jolan Chang&lt;br /&gt;
* ''L'art de la guerre'' de Sun Zi&lt;br /&gt;
* ''Le Yi King'', anonyme&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Anne Cheng, « ''Histoire de la pensée chinoise'' », Le Seuil/Points essais, Paris, 2002&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Portail Penser}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{wikipedia|Religion}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Religion|*]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Philosophie]]&lt;/div&gt;</summary>
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