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		<title>Ekopedia - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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		<title>Environnement</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Bruguier : /* Liens externes */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Vivre ensemble}}&lt;br /&gt;
Le terme '''environnement''' recouvre de nombreuses acceptions localisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'origine, il s'agit d'un anglicisme signifiant milieu. C'est le milieu biophysique et humain dans lequel un être vivant fonctionne, le milieu incluant l'[[air]], l'[[eau]], le sol, les ressources naturelles, la faune, la flore et les cultures des êtres humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'environnement est aussi, à un moment donné, l'ensemble des facteurs écologiques (physiques, chimiques, biologiques et sociaux) susceptibles d'avoir un effet direct ou indirect, immédiat et futur sur les êtres vivants et les activités humaines. En temps réel, l'environnement biophysique et l'environnement humain traduisent la qualité environnementale. En réalité, ce terme tend à être perçu très différemment en fonction de l'éducation et en particulier, selon des catégories socio-professionnelles. Ainsi, un industriel verra dans le terme environnement une référence à la « [[pollution]] », un cadre pensera plutôt « [[qualité de vie]] », un artisan ou un commerçant l'associe à la « création » ou au « marché », un agriculteur au « voisinage » et à « l'exploitation », un employé « à la [[nature]] et à la [[culture]] », une administration à la « [[gestion des ressources]], aux déchets, aux nuisances visuelles et sonores ainsi qu'aux idées développées »...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme environnement est contesté par beaucoup d'écologistes, notamment ceux qui s'inscrivent dans le courant de pensée de l'écologie profonde (en anglais : deep ecology, néologisme d'Arne Næss, philosophe norvégien), qui y voient parfois une connotation trop anthropocentriste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens internes ===&lt;br /&gt;
* [[Écologie]]&lt;br /&gt;
* [[Biodiversité]]&lt;br /&gt;
* [[Extinction]]&lt;br /&gt;
* [[Biodégradation]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens externes ===&lt;br /&gt;
* [http://books.goog OME] Organisation Mondiale de l'environnement&lt;br /&gt;
* [http://www.wwf.org/ WWF] Organisation mondiale de protection de l'environnement&lt;br /&gt;
* http://www.agirpourlenvironnement.org/campagnes/c16.htm&lt;br /&gt;
* pour une critique récente du concept d'environnement, http://economiedurable.over-blog.com/article-contre-l-environnement-contre-le-grenelle-41561648.html &lt;br /&gt;
* http://www.educ-envir.org/loubatas&lt;br /&gt;
* http://www.educ-envir.org/ecorce&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bibliographie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Portail Vivre ensemble}}&lt;br /&gt;
{{wikipedia}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Environnement]]&lt;br /&gt;
[[en:Natural environment]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Bruguier</name></author>	</entry>

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		<id>https://www.ekopedia.fr/index.php?title=Environnement&amp;diff=90457</id>
		<title>Environnement</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Bruguier : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Vivre ensemble}}&lt;br /&gt;
Le terme '''environnement''' recouvre de nombreuses acceptions localisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'origine, il s'agit d'un anglicisme signifiant milieu. C'est le milieu biophysique et humain dans lequel un être vivant fonctionne, le milieu incluant l'[[air]], l'[[eau]], le sol, les ressources naturelles, la faune, la flore et les cultures des êtres humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'environnement est aussi, à un moment donné, l'ensemble des facteurs écologiques (physiques, chimiques, biologiques et sociaux) susceptibles d'avoir un effet direct ou indirect, immédiat et futur sur les êtres vivants et les activités humaines. En temps réel, l'environnement biophysique et l'environnement humain traduisent la qualité environnementale. En réalité, ce terme tend à être perçu très différemment en fonction de l'éducation et en particulier, selon des catégories socio-professionnelles. Ainsi, un industriel verra dans le terme environnement une référence à la « [[pollution]] », un cadre pensera plutôt « [[qualité de vie]] », un artisan ou un commerçant l'associe à la « création » ou au « marché », un agriculteur au « voisinage » et à « l'exploitation », un employé « à la [[nature]] et à la [[culture]] », une administration à la « [[gestion des ressources]], aux déchets, aux nuisances visuelles et sonores ainsi qu'aux idées développées »...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme environnement est contesté par beaucoup d'écologistes, notamment ceux qui s'inscrivent dans le courant de pensée de l'écologie profonde (en anglais : deep ecology, néologisme d'Arne Næss, philosophe norvégien), qui y voient parfois une connotation trop anthropocentriste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens internes ===&lt;br /&gt;
* [[Écologie]]&lt;br /&gt;
* [[Biodiversité]]&lt;br /&gt;
* [[Extinction]]&lt;br /&gt;
* [[Biodégradation]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens externes ===&lt;br /&gt;
* [http://books.goog OME] Organisation Mondiale de l'environnement&lt;br /&gt;
* [http://www.wwf.org/ WWF] Organisation mondiale de protection de l'environnement&lt;br /&gt;
* http://www.agirpourlenvironnement.org/campagnes/c16.htm&lt;br /&gt;
* http://www.educ-envir.org/loubatas&lt;br /&gt;
* http://www.educ-envir.org/ecorce&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bibliographie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Portail Vivre ensemble}}&lt;br /&gt;
{{wikipedia}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Environnement]]&lt;br /&gt;
[[en:Natural environment]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Bruguier</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.ekopedia.fr/index.php?title=%C3%89cologie&amp;diff=90456</id>
		<title>Écologie</title>
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				<updated>2011-01-31T10:09:33Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Bruguier : /* Liens externes */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;center&amp;gt;''Pour le mouvement [[politique]], veuillez vous référer à l'article [[écologie politique]].''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
{{Vivre ensemble}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L''''écologie''' est la science qui étudie les êtres vivants dans leur milieu et les interactions entre eux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Description==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Earth-Erde.jpg|thumb|150px|La terre est notre seule planète. Préservons la.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme écologie vient du grec ''oikos'' &amp;lt;ref&amp;gt;oikos : maison, habitat&amp;lt;/ref&amp;gt; et ''logos'' &amp;lt;ref&amp;gt;logos : science&amp;lt;/ref&amp;gt; : c'est la science de la maison, de l'habitat. Il fut inventé en 1866 par Ernst Haeckel, biologiste allemand pro-darwiniste. Dans son ouvrage ''Morphologie générale des organismes'', il désignait par ce terme:&lt;br /&gt;
:« La science des relations des organismes avec le monde environnant, c'est-à-dire, dans un sens large, la science des conditions d'existence. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mot écologie est alors orthographié ''oecology'' en anglais comme dans le titre de l'ouvrage de Eugenius Warming. &amp;lt;ref&amp;gt;''The Oecology of Plants'' by Eugenius Warming&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une définition généralement admise, particulièrement utilisée en écologie humaine, consiste à définir l'écologie comme étant le rapport triangulaire entre les individus d'une espèce, l'activité organisée de cette espèce et l'[[environnement]] de cette activité. L'[[environnement]] est à la fois le produit et la condition de cette activité, et donc de la survie de l'espèce.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un '''écologue''' est un spécialiste de l'écologie. Le terme est souvent confondu avec la dénomination écologiste.&lt;br /&gt;
Il est à noter que la différenciation entre les termes écologue et écologiste n'existe pas en langue anglaise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Histoire==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'écologie est l'avancement irrégulier de différentes espèces, qui peuvent entraver ou heurter l'espace de l'une ou de l'autre, la nature de l'homme étant ainsi due à son avancement rythmé très intense et dû aux activités qu'il engendre a suscité des cycles de vie courts par apport au cycle de ses environnements naturels, provoquant des quantités tangibles de choses immatures qui bouleversent le cycle intrinsèque et extrinsèque naturel, à tel point que l'homme lui même peut se retrouver dans l'immaturité, parce qu'il aurait eu besoin de cette nature, peu importe le tremplin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les précurseurs de l'écologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un des premiers écologues pourrait être Aristote &amp;lt;ref&amp;gt;Aristote, philosophe grec (384 av J.-C/322 av J.-C)&amp;lt;/ref&amp;gt; qui s'est intéressé à de nombreux animaux. Il fut suivi par de nombreux naturalistes, tels que Buffon ou Linné, dont les travaux sont parfois considérés comme les prémices de l'écologie moderne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La géographie botanique et Alexandre de Humboldt===&lt;br /&gt;
Au cours du XVIIIe et au début du XIXe siècle, les grandes puissances maritimes, telles que la France ou l'Allemagne, firent de nombreuses expéditions pour explorer le monde, développer le commerce maritime avec d'autres pays, découvrir de nouvelles ressources naturelles ainsi qu'en faire l'inventaire. Au début du XVIIIe, environ 20'000 espèces végétales étaient connues, contre 40'000 au début du XIXe et presque 400'000 aujourd'hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À ces expéditions se joignirent de nombreux scientifiques, en particulier des botanistes, tel que l'explorateur allemand Alexandre de Humboldt &amp;lt;ref&amp;gt;Un ouvrage célèbre de Humboldt : ''L'essai sur la géographie des plantes'' (1805).&amp;lt;/ref&amp;gt; que l'on considère souvent comme étant le précurseur véritable de l'écologie. Il entreprit, le premier, d'étudier les relations entre l'[[environnement]] et les organismes. Il mit en évidence la relation existant entre les espèces végétales observées et les climats, décrivit les zonations de végétation avec la latitude ou l'altitude, ce qu'on appela la phytogéographie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1804 par exemple, il rapporte une quantité impressionnante d'espèces, en particulier des végétaux, dont il cherche à expliquer la distribution géographique en s'appuyant sur les données géologiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'autres botanistes d'importance ont participé aux expéditions de Humboldt ou Eugenius Warming, notamment Aimé Bonpland.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La notion de biocénose – Darwin et Wallace===&lt;br /&gt;
Vers 1850 une rupture a lieu avec la parution de l'ouvrage de Charles Darwin sur l'origine des espèces : on passe des représentations mécaniques et répétitives à des représentations biologiques, organiques, et donc évolutives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alfred Russel Wallace, contemporain et concurrent direct de Darwin, proposa le premier une « géographie » des espèces animales. Plusieurs auteurs s'aperçoivent à l'époque que les espèces ne sont pas indépendantes les unes des autres, et les regroupent en espèces végétales, espèces animales, puis plus tard, en communautés d'êtres vivants comme le mammouth et la loutre de mer ou biocénose. Ce terme sera inventé en 1877, par Karl Möbius modicus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La notion de biosphère – Eduard Suess et Vernadsky ===&lt;br /&gt;
Au XIXe, les investigations s'enrichissent de connaissances acquises en chimie par Lavoisier et de Saussure qui étudient notamment le cycle de l'azote.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après observation du fait que la vie ne se développe que dans des limites très précises au sein des trois compartiments que constituent l'atmosphère, l'hydrosphère et la lithosphère, le géologue autrichien Eduard Suess propose le terme biosphère en 1875. Suess propose d'appeler biosphère cette enveloppe de vie, caractéristique de la Terre, qui englobe la flore, la faune, les minéraux, les cycles de la matière, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1920, Vladimir Ivanovich Vernadsky &amp;lt;ref&amp;gt;Vladimir Ivanovich Vernadsky, géologue russe réfugié en France&amp;lt;/ref&amp;gt; précise la notion de biosphère dans son ouvrage ''La biosphère'' (1926) et décrit les principes fondamentaux des grands cycles biogéochimiques. Il requalifie alors la biosphère comme étant l'ensemble des écosystèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, les premiers dégâts écologiques sont reportés au XVIIIe siècle, lorsque la multiplication des colonies est la cause de déforestation. Dès le XIXe siècle, avec la révolution industrielle, des doutes de plus en plus pressants naissent quant aux impacts des activités anthropiques sur l'[[environnement]]. Le terme ''écologiste'' apparaît dès la fin du XIXe siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La notion d'écosystème et Arthur Tansley===&lt;br /&gt;
Au cours du XIXe, la biogéographie, qui dresse l'état des lieux des espèces, est généralement considérée comme une science qui ne peut être confondue avec l'écologie ; elle cherche à expliquer les raisons de la présence des espèces en un endroit donné.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est en 1935 que Arthur Tansley, écologiste britannique, appelle écosystème, le système interactif qui s'établit entre la biocénose (l'ensemble des êtres vivants) et le biotope (leur milieu de vie). L'écologie devient alors la science des écosystèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===L'hypothèse Gaia et James Lovelock===&lt;br /&gt;
À partir de la Seconde Guerre mondiale, l'[[énergie]] nucléaire, l'industrialisation, les conséquences des [[pollution]]s, le gaspillage des ressources naturelles par les pays industrialisés et la croissance exponentielle de la démographie des pays du tiers-monde pose de plus en plus le problème de la place et du rôle de l'Homme sur la Terre et sont à l'origine de la sous discipline de l'écologie appelée écologie humaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vision de ''Gaïa'', symptomatique d'une époque, avancée par James Lovelock, compare la Terre à un seul et même macro organisme dans son ouvrage ''La Terre est un être vivant''.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Bien que controversée, l'hypothèse Gaïa permit de diffuser un certain « souci écologique » au sein du grand public, lui permettant de prendre conscience que la Terre-mère, Gaïa, était malade des hommes et de leur activité. D'un point de vue scientifique, cette hypothèse situe la nouvelle vision de l'écologie comme étant une vision globale de la biosphère et de la biodiversité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===L'écologie humaine===&lt;br /&gt;
L'écologie humaine est apparue dans les années 1920, par le biais de l'étude de successions végétales dans la ville de Chicago.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est devenue un champ d'étude distinct dans les années 1970. L'homme, colonisateur de tous les continents, est désormais reconnu comme un facteur écologique majeur. Il modifie grandement son [[environnement]], par le biais du développement de son habitat (en particulier le développement urbain), du développement de la pêche, ainsi que des activités agricoles et industrielles.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Des études puis un enseignement de l'écologie humaine se met en place, avec la participation d'anthropologues, d'architectes, de biologistes, de démographes, d'écologistes, d'ergonomes, d'ethnologues, d'urbanistes et de médecins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'écologie humaine est la partie de l'écologie qui étudie l'espèce humaine, l'activité organisée de cette espèce et son [[environnement]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, une philosophie issue de l'écologie, et applicable aux sociétés humaines, s'est développée : l'écologisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, l'[[écologie politique]] est apparue dans les années 1920 ; elle consiste à appliquer la science écologique à la politique et à la gestion de la cité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===L'écologie globale===&lt;br /&gt;
L'UNESCO &amp;lt;ref&amp;gt;UNESCO : http://portal.unesco.org/fr/&amp;lt;/ref&amp;gt; a lancé en 1971 le programme de recherche Man and Biosphere, dans un objectif d'amélioration des connaissances sur les rapports mutuels entre l'homme et la Nature. Quelques années plus tard, le même organisme définit la notion de réserve de biosphère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1972, la première conférence internationale des Organisation des Nations unies sur l'[[environnement]] humain eu lieu à Stockholm, préparée, entre autres, par l'expert René Dubos. C'est à l'occasion de cette conférence que fut consacré le slogan ''penser globalement, agir localement''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les derniers événements majeurs dans le domaine de l'écologie furent le développement des notions de biosphère et l'apparition des termes diversité biologique puis de biodiversité dans les années 1980. Ces trois termes furent consacrés au cours du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1993. À cette occasion, le concept de biosphère fut reconnu par les grands organismes internationaux, et le risque de perte de [[biodiversité]] reconnu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, les dangers auxquels la biosphère se retrouve confrontée furent en particulier reconnus d'un point de vue international à Kyoto, en 1997. En particulier, cette conférence mit en évidence l'augmentation de l'effet de serre liée à la concentration croissante des gaz à effet de serre dans l'atmosphère, entraînant des modifications climatiques globales. À cette occasion, il fut reconnu l'importance de considérer l'écologie d'un point de vue global national, à l'échelle mondiale, et de prendre en compte l'impact de l'espèce humaine hybride.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les principes fondamentaux de l'écologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les différentes disciplines===&lt;br /&gt;
Pour beaucoup, l'écologie fait partie des sciences biologiques de base qui concernent l'ensemble des êtres vivants. Il existe en biologie divers niveaux d'organisation, celui de la biologie moléculaire (qui traite des acides nucléiques), de la biologie cellulaire, la biologie des organismes (au niveau individu et organisme), l'étude des populations, l'étude des communautés, les écosystèmes et la biosphère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le domaine de l'écologie regrouperait les dernières catégories. En effet, elle est une science holistique qui étudie non seulement chaque élément dans ses rapports avec les autres éléments, mais aussi l'évolution de ces rapports selon les modifications que subissent le milieu, les populations animales et végétales. Ces rapports sont décrits du plus petit niveau jusqu'au niveau le plus global. Certaines de ces sous-disciplines sont :&lt;br /&gt;
* l'écophysiologie (ou autoécologie), qui étudie les relations entre un type d'organisme et les facteurs de son [[environnement]] ;&lt;br /&gt;
* l'écologie des populations (ou démo-écologie), qui étudie les relations entre une population d'individus d'une même espèce et son [[environnement]] ;&lt;br /&gt;
* la synécologie, qui étudie les relations entre une communauté d'individus d'espèces différentes et son [[environnement]] ;&lt;br /&gt;
* l'étude des écosystèmes ;&lt;br /&gt;
* l'écologie globale, qui étudie l'écologie à l'échelle de l'écosphère ou biosphère (totalité des milieux occupés par des êtres vivants) ;&lt;br /&gt;
* l'économie de l'[[environnement]], qui étudie la consommation des ressources naturelles et les incitations économiques pour rationaliser leurs consommations et la [[pollution]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui est appelé écologie est donc en réalité un ensemble, les sciences écologiques. Elles rassemblent un assez grand nombre de disciplines, plus ou moins indépendantes, telles que la géologie, la biochimie, la géographie, la pédologie, la physique, etc. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La biosphère et la biodiversité===&lt;br /&gt;
Pour les écologistes modernes, l'écologie peut s'étudier à plusieurs niveaux : la population (individus de la même espèce), la biocénose (ou communauté d'espèces), l'écosystème et la biosphère. Considérons le niveau biosphérique dans un premier temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Terre, vue d'un point de vue écologique, constitue le sein ou mamelles de plusieurs compartiments, l'hydrosphère (ou sphère de l'[[eau]]), la lithosphère (ou sphère du sol) et l'atmosphère (ou sphère de l'air).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
La biosphère, parfois qualifiée de quatrième enveloppe, est la partie de la planète sur laquelle la vie s'est développée. Il s'agit d'une couche superficielle très mince, qui descend jusqu'à 11'000 mètres de profondeur jusqu'à s'élever jusqu'à 15'000 mètres d'altitude, bien que la majorité des espèces vivantes vivent dans la zone située de -100 mètres à +100 mètres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie s'est tout d'abord développée dans l'hydrosphère, à faible profondeur, dans la zone photique. Des êtres pluricellulaires sont ensuite apparus et ont pu coloniser également les zones benthiques. La vie terrestre s'est développée plus tardivement, après que se soit formée la couche d'ozone protégeant les êtres vivants des rayons UV. Les espèces terrestres vont d'autant plus se diversifier que les continents vont se fragmenter, ou au contraire se réunir.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Biosphère et biodiversité sont indissociables, caractéristiques de la planète Terre. On définit la biosphère comme étant la sphère du vivant, alors que la biodiversité en est la diversité. La sphère est le contenant, alors que la diversité en est le contenu. Cette diversité s'exprime à la fois au niveau écologique (écosystème), population (diversité intraspécifique) et espèce (diversité spécifique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La biosphère contient de grandes quantités d'éléments tels que le carbone, l'azote et l'oxygène. D'autres éléments, tels que le phosphore, le calcium, le potassium sont également indispensables à la vie. Au niveau des écosystèmes et de la biosphère, il existe un [[recyclage]] permanent de tous ces éléments, qui alternent l'état minéral et l'état organique.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
En effet, le fonctionnement des écosystèmes est essentiellement basé sur la conversion de l'[[énergie solaire]] en [[énergie]] chimique, grâce à la photosynthèse. Cette dernière aboutit à la libération d'oxygène, lequel permet aux êtres évolués (comme les mammifères) de dégrader les sucres par la respiration cellulaire, libérant ainsi de l'[[eau]] et du [[gaz carbonique]]. Ainsi, l'activité des êtres vivants est à l'origine de la composition spécifique de l'atmosphère terrestre, la circulation des gaz étant assurée par de grands courants aériens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[[eau]] s'échange également entre les compartiments. Les océans sont de grands réservoirs, qui stockent l'[[eau]], assurent une stabilité thermique et climatique, ainsi que le transport des éléments chimiques grâce aux grands courants océaniques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour mieux comprendre le fonctionnement de la biosphère, et les dysfonctionnements liés à l'activité humaine, des scientifiques américains ont réalisé, sous serre, un modèle réduit de la biosphère. &amp;lt;ref&amp;gt;appelée Biosphère II.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La notion d'écosystème ===&lt;br /&gt;
{{Loupe|Écosystème}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le premier principe de l'écologie est que chaque être vivant est en relation continuelle avec tout ce qui constitue son [[environnement]]. On dit qu'il y a un écosystème à chaque fois qu'il y a interaction entre des organismes et un milieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'écosystème est composé de deux entités, l'ensemble des êtres vivants (appelé biocénose) et le milieu (appelé biotope). Au sein de l'écosystème, les espèces ont entre elles une dépendance alimentaire, et échangent entre elles et avec leur milieu, de l'[[énergie]] et de la matière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La notion d'écosystème peut s'appliquer à des portions de dimensions variables, un étang, un champ ou un bout de [[bois]] mort. Une unité de taille inférieure est appelée un micro-écosystème. Il peut, par exemple, s'agir d'une pierre retournée et de toute la vie qui se cachait dessous. Un mésoécosystème pourrait être une forêt, et un macro-écosystème une région et son bassin versant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les principales questions se posant à un écologue lors de l'étude des écosystèmes sont :&lt;br /&gt;
* comment a pu se réaliser la colonisation d'une terre aride ?&lt;br /&gt;
* comment s'est poursuivie cette évolution ?&lt;br /&gt;
* l'état actuel est-il stable ?&lt;br /&gt;
* quelles sont les relations existant entre les différents éléments du système ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les écosystèmes sont souvent classés par référence aux biotopes concernés. On parlera&lt;br /&gt;
* d'écosystèmes continentaux (ou terrestres), tels que les écosystèmes forestiers (forêts), les écosystèmes prairiaux (prairies, steppes, savanes), les agro-écosystèmes (systèmes agricoles) ;&lt;br /&gt;
* d'écosystèmes des [[eau]]x continentales, pour les écosystèmes lenthiques (lacs, étangs) ou écosystèmes lotiques (rivières, fleuves) ; &lt;br /&gt;
* d'écosystèmes océaniques (les mers, les océans).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre classification pourra se faire par référence à la biocénose (par exemple, on parlera d'écosystème forestier, ou d'écosystème humain).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La notion d'homéostasie===&lt;br /&gt;
Le biotope, ou milieu de vie, est caractérisé par un ensemble de paramètres géologiques, géographiques et climatologiques, que l'on appelle facteurs écologiques abiotiques :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* l'[[eau]], à la fois élément indispensable à la vie, et parfois milieu de vie ;&lt;br /&gt;
* l'air, qui fournit l'oxygène et le gaz carbonique aux espèces vivantes, et qui permet la dissémination du pollen et des spores ;&lt;br /&gt;
* le sol, à la fois source de nutriment et support de développement ;&lt;br /&gt;
* la température, qui ne doit pas dépasser certains extrêmes, même si les marges de tolérance sont importantes chez certaines espèces ;&lt;br /&gt;
* la [[lumière]], permettant la [[photosynthèse]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La biocénose est un ensemble de populations d'êtres vivants, plantes, animaux, micro-organismes. Chaque population est le résultat des procréations entre individus d'une même espèce et cohabitant en un lieu et en un temps donné. Lorsqu'une population présente un nombre insuffisant d'individus, l'espèce risque de disparaître, soit par sous-population, soit par consanguinité. Une population peut se réduire pour plusieurs raisons, par exemple, disparition de son habitat (destruction d'une forêt) ou par prédation excessive (telle que la chasse d'une espèce donnée).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La biocénose se caractérise par des facteurs écologiques biotiques, de deux types : les relations intraspécifiques et interspécifiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les relations intraspécifiques sont celles qui s'établissent entre individus de la même espèce, formant une population. Il s'agit de phénomènes de coopération ou de compétition, avec partage du territoire, et parfois organisation en société hiérarchisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les relations interspécifiques, c'est-à-dire celles entre espèces différentes, sont nombreuses et décrites en fonction de leur effet bénéfique, maléfique ou neutre. &amp;lt;ref&amp;gt;par exemple, la symbiose (relation ++) ou la compétition (relation --))&amp;lt;/ref&amp;gt; La relation la plus importante est la relation de prédation (manger ou être mangé), laquelle conduit aux notions essentielles en écologie de chaîne alimentaire (par exemple, l'herbe consommée par l'herbivore, lui-même consommé par un carnivore, lui-même consommé par un carnivore de plus grosse taille). La niche écologique est ce que partagent deux espèces quand elles habitent le même milieu et qu'elles ont le même régime alimentaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les interactions existantes entre les différents êtres vivants s'accompagnent d'un brassage permanent de substances minérales et organiques, absorbées par les êtres vivants pour leur croissance, leur entretien et leur reproduction, et rejetées comme déchets. Ces [[recyclage]]s permanents des éléments (en particulier le carbone, l'oxygène et l'azote) ainsi que l'[[eau]] sont appelés cycles biogéochimiques. Ils confèrent à la biosphère une stabilité durable (tout du moins en dehors des interventions humaines et des phénomènes géoclimatiques exceptionnels). Cette autorégulation, en particulier due à des phénomènes de feedback négatif, assure la pérennité des écosystèmes et se manifeste par une très grande constance du taux des divers éléments présents dans chaque milieu. On parle d'homéostasie. L'écosystème tend également à évoluer vers un état d'équilibre idéal, atteint après une succession d'événements, le climax (par exemple un étang peut devenir une tourbière).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les biomes===&lt;br /&gt;
Les écosystèmes ne sont pas isolés les uns des autres, mais interdépendants. Par exemple, l'[[eau]] circule de l'un à l'autre par le biais de la rivière ou du fleuve.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le milieu liquide lui-même définit des écosystèmes. Certaines espèces, telles les saumons ou les anguilles d'[[eau]] douce passent d'un système marin à un système d'[[eau]] douce et vice-versa. Ces relations entre les écosystèmes ont amené à proposer la notion de ''biome''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le biome constitue une formation écologique d'aspect homogène sur une vaste surface (par exemple, la toundra ou la steppe).&amp;lt;br /&amp;gt; L'ensemble des biomes, ou ensemble des lieux où la vie est possible (depuis les plus hautes montagnes jusqu'aux abysses) constitue la biosphère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les biomes correspondent assez bien à des subdivisions réparties latitudinalement, de l'équateur vers les pôles, en fonction du milieu (aquatique, terrestre, montagnard) et du climat (la répartition est généralement fondue sur les adaptations des espèces au froid et/ou à la sécheresse). Par exemple, on trouve en mer des plantes aquatiques seulement dans la partie photique (où la lumière pénètre), tandis qu'on trouve principalement des conifères en milieu montagnard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces divisions sont assez schématiques mais, globalement, latitude et altitude permettent une bonne représentation de la répartition de la biodiversité au sein de la biosphère. Très généralement, la richesse en biodiversité, tant animale que végétale, est décroissante depuis l'équateur (comme au Brésil) jusqu'aux pôles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un autre mode de représentation est la division en écozone, laquelle est aujourd'hui très bien définie et suit essentiellement les bordures continentales. Les écozones sont elles-mêmes divisées en écorégions, quoique la définition de leurs contours soient plus controversée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Productivité des écosystèmes===&lt;br /&gt;
Dans un écosystème, les liens qui unissent les espèces sont le plus souvent d'ordre alimentaire. On distingue trois catégories d'organismes : &lt;br /&gt;
* les producteurs (les végétaux chlorophylliens),qui consomment de la matière minérale et produisent de la matière organique: ce sont des autotrophes ;&lt;br /&gt;
* les consommateurs (les animaux), qui peuvent être de premier ordre (phytophage), de deuxième ordre ou plus (les carnivores)et qui sont des hétérotrophes ;&lt;br /&gt;
* les décomposeurs (les bactéries, champignons) qui dégradent les matières organiques de toutes les catégories, et restituent au milieu les éléments minéraux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces relations forment des séquences, où chaque individu mange le précédent et est mangé par celui qui le suit, on parle de [[chaîne alimentaire]] (en théorie) ou de réseau alimentaire. Dans un réseau alimentaire, on observe que lorsque l'on passe d'une chaîne trophique à l'autre (maillon du réseau), le nombre d'êtres vivants diminue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces notions ont aussi donné naissance au terme de biomasse (masse totale de matière vivante en un lieu donné), de productivité primaire (accroissement de la masse des végétaux pendant un temps donné) et de productivité secondaire (masse de matière vivante produite par les consommateurs et les décomposeurs en un temps donné).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux dernières informations sont essentielles, puisqu'elles permettent d'évaluer le nombre d'êtres vivants pouvant être supportés par un écosystème donné. En effet, l'observation d'un réseau alimentaire montre que toute l'[[énergie]] contenue au niveau des producteurs n'est pas totalement transférée au niveau des consommateurs. Ainsi, d'un point de vue énergétique, est-il plus intéressant pour l'homme de se comporter en consommateur primaire (de se nourrir de grains et de légumes) qu'en consommateur secondaire (de se nourrir de viande bovine), et plus encore qu'en consommateur tertiaire (en se nourrissant de carnivores).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La productivité des écosystèmes est parfois estimée en comparant trois ensembles terrestres et un ensemble continental :&lt;br /&gt;
* l'ensemble ''forêt'' (1/3 de la surface émergée) représente une forte biomasse et une forte productivité. La production totale des forêts correspond à la moitié de la production primaire.&lt;br /&gt;
* les savanes, prairies et marais (1/3 de la surface émergée) représentent une faible biomasse, mais une bonne productivité. Ces écosystèmes représentent la majeure partie de ce qui « nourrit » l'espèce humaine.&lt;br /&gt;
* les écosystèmes terrestres extrêmes (déserts, toundra, prairies alpines, steppes) (1/3 de la surface émergée) ont une biomasse et une productivité très faibles.&lt;br /&gt;
* enfin, les écosystèmes marins et d'[[eau]] douce (3/4 de la surface totale) représentent une très faible biomasse (en dehors des zones côtières).&lt;br /&gt;
Les actions humaines des derniers siècles ont porté à réduire notablement la surface forestière (déforestation) et à augmenter les agroécoécosystèmes (pratique de l'agriculture). Ces dernières décennies, une augmentation de la surface occupée par des écosystèmes extrêmes est observée (désertification).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Crises écologiques==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'une façon générale, une crise écologique est ce qui se produit lorsque l'[[environnement]] de vie d'une espèce ou d'une population évolue de façon défavorable à sa survie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il peut s'agir d'un [[environnement]] dont la qualité se dégrade par rapport aux besoins de l'espèce, suite à une évolution des facteurs écologiques abiotiques (par exemple, lors d'une augmentation de la température, de pluies moins importantes). &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Il peut aussi s'agir d'un [[environnement]] qui devient défavorable à la survie de l'espèce (ou d'une population) suite à une augmentation du nombre de ses prédateurs (par exemple, lors de pêche intensive).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Enfin, il peut aussi s'agir d'une situation qui devient défavorable à la qualité de vie de l'espèce (ou de la population) suite à une trop forte augmentation du nombre d'individus (surpopulation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les crises écologiques peuvent être plus ou moins brutales (quelques mois à quelques millions d'années). Elles peuvent aussi être d'origine anthropiques ou naturelles. Elles peuvent ne concerner qu'une seule ou un petit nombre d'espèces, ou au contraire un très grand nombre d'entre elles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, une crise écologique peut être locale (par exemple une marée noire) ou globale (une élévation du niveau des océans suite à un réchauffement global).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon son degré d'endémisme, une crise locale aura des conséquences plus ou moins importantes, depuis la mort de nombreux individus jusqu'à l'extinction d'une espèce. Quelque soit son origine, la disparition d'une ou de plusieurs espèces va souvent entraîner une rupture dans la chaîne alimentaire locale, et par ricochet impacter la survie d'autres espèces. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas d'une crise globale, les conséquences peuvent être beaucoup plus importantes, puisque certaines extinctions ont vu la disparition de plus de 90% des espèces. Cependant, il faut noter que la disparition de certaines espèces, telles que les dinosaures, en libérant une niche écologique, a permis le développement et la diversification des mammifères. Une crise écologique a donc paradoxalement favorisé la biodiversité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parfois, une crise écologique peut être un phénomène ponctuel et réversible à l'échelle d'un écosystème. Mais plus généralement, les crises écologiques ont un impact majeur à plus long terme. En effet, il s'agit plutôt d'une succession d'événements qui s'induisent les uns les autres, jusqu'à un certain point de rupture. À partir de ce stade, le retour en arrière au précédent état de stabilité n'est plus possible, et un nouvel état se mettra progressivement en place (on parle aussi d'homéorhésie).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, si une crise écologique peut être à l'origine d'extinction, elle peut aussi réduire la qualité de vie des individus restant en vie. Ainsi, même si la diversité de la population humaine est parfois considérée menacée (voir en particulier peuples indigènes), peu s'accordent à envisager la disparition de l'espèce humaine à court terme. Cependant, les maladies épidémiques, les famines, l'impact sur la santé de la dégradation de la qualité de l'air, les crises alimentaires, la disparition des milieux de vie &amp;lt;ref&amp;gt;Voir aussi l'article [[Portail:Vivre ensemble|éco-réfugiés]].&amp;lt;/ref&amp;gt;, l'accumulation des [[déchet]]s toxiques ou non dégradables, les menaces de disparitions d'espèces phares (telles les grand singes, le panda, la baleine), etc., sont aussi des facteurs influant le bien-être des gens. &amp;lt;ref&amp;gt;Voir aussi l'article [[éco-volontariat]].&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours des dernières décennies, il a été observé une responsabilité croissante de l'homme dans les crises écologiques. Grâce à ses acquisitions technologiques et à un fort accroissement démographique, l'homme est la seule espèce dont l'activité a une influence majeure sur son milieu de vie. Le début de cette influence date de l'agriculture, au néolithique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques exemples couramment cités comme crises écologiques sont:&lt;br /&gt;
* Événement d'extinction permien-triassique il y a 250 millions d'années,&lt;br /&gt;
* Événement d'extinction crétacé-tertiaire il y a 65 millions d'années,&lt;br /&gt;
* réchauffement global lié à l'effet de serre. Un réchauffement global pourrait entraîner l'inondation des deltas asiatiques, la multiplication de phénomènes climatiques extrêmes et l'évolution de la nature et de la quantité des ressources alimentaires à la suite des impacts sur l'activité agricole.&lt;br /&gt;
* le trou de la [[couche d'ozone]] (ayant abouti à l'interdiction de l'usage des chlorofluorocarbones [[CFC]] et autres gaz halogénés utilisés dans les sprays [[aérosol]] et les systèmes de réfrigération)&lt;br /&gt;
* la déforestation et la désertification, entraînant la disparition de nombreuses espèces.&lt;br /&gt;
* La catastrophe de Tchernobyl en 1986 fut à l'origine de l'abandon de grandes surfaces arables, de déplacements massifs des populations, de cancers plus nombreux dans les populations locales et de la mort de très nombreux animaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Écologie politique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces dernières années ont vu l'émergence de mouvements et de partis écologistes, dont les partis Verts. Il est important de tracer une différence fondamentale entre ces courants [[politique]]s et idéologiques et la science de l'écologie.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Pour marquer cette distinction fondamentale, on appelle ''écologisme'' le premier objet, et ''écologie'' le second.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains ont souhaité définir l'écologie par rapport à l'humain, comme l'analyse de l'interaction complexe entre l'[[environnement]] (milieu de vie de l'humanité) et le fonctionnement économique, social, éthique et [[politique]] des communautés humaines. Cette définition permet d'aborder le thème de l'écologie politique telle que développée par Alain Lipietz. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'une façon générale, les États et les citoyens admettent de plus en plus la nécessité de respecter les lois de la nature, même si cela implique une évolution d'un état d'esprit et d'une manière de vivre. L'écologie moderne permet de définir scientifiquement les mesures à prendre pour la protection de la nature, telle que la création de parcs nationaux et de réserves naturelles, de banques de semences et de promouvoir des lois et des conventions internationales destinées à protéger la faune, la flore et les milieux naturels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Sous-disciplines==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'écologie inclut de nombreuses sous-disciplines:&lt;br /&gt;
Agroécologie - Écologie appliquée - Écologie animale - Écologie aquatique - Écologie comportementale - Écologie chimique - Écologie communautaire - Écologie de la conservation - Ecoévolution - Écologie de l'anthropologie - Écologie des écosystèmes - Écotoxicologie - Écologie humaine - Ecologie Industrielle - Écologie de terrain - Macroécologie - Écologie microbienne - Écologie moléculaire - Paléoécologie - Écologie des plantes - Écologie des populations - Écologie de restauration - Écologie sociale - Écologie des sols - Écologie des systèmes - Écologie théorique - Écologie tropicale - Écologie urbaine....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'écologie joue aussi un rôle important dans les domaines interdisciplinaires tels que l'économie, la santé, le design et l'industrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liens internes===&lt;br /&gt;
* La [[décroissance durable]]&lt;br /&gt;
* L'[[environnement]]&lt;br /&gt;
* L'[[extinction]]&lt;br /&gt;
* La [[biodiversité]]&lt;br /&gt;
* ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens externes ===&lt;br /&gt;
* Désastre écologique et disparition de la civilisation de l'île de Pâques : [http://www.jeanhervedaude.com/Ile%20de%20Paques%20article%201.htm http://www.jeanhervedaude.com/]&lt;br /&gt;
* Dossier de l'[http://www.intreview.com/dossier.php?id=10 Internationalist Review]&lt;br /&gt;
** Reportage et commentaires sur la conférence à l'initiative du gouvenement français &amp;quot;citoyen de la terre&amp;quot; sur le thème de l'écologie (2 et 3 février 2007).&lt;br /&gt;
* Écologie, protection de la nature sur [http://portaildurisque.iut.u-bordeaux1.fr/protectionnature.htm http://portaildurisque.iut.u-bordeaux1.fr]&lt;br /&gt;
** Pages d'écologie et de la protection des écosystèmes du Portail du risque QHSE.&lt;br /&gt;
* [http://www.ecorama.fr.nf ECORAMA Journal de la culture écologique] : L'écologie vue comme une culture pluridisciplinaire.&lt;br /&gt;
* [http://www.sudonline.sn/spip.php?article10837 &amp;quot;De la crise des subprimes à la crise globale&amp;quot;], article publié dans Sud Quotidien.&lt;br /&gt;
* Voir l'actualité à travers une grille de lecture écologique, http://economiedurable.over-blog.com/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Références ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;References /&amp;gt;&lt;br /&gt;
=== Bibliographie ===&lt;br /&gt;
* DORST (Jean), 1924-2001. – ''Avant que nature meure : pour une écologie politique''. [préfaces de S.A.R. le Prince Bernhard, président du World Wildlife Fund, et de Roger Heim ; publié par le Fonds mondial pour la nature] – Neuchâtel, Delachaux et Niestlé, 1965. 21 cm, 425 p., ill. (Collection Les Beautés de la nature.) 3ème éd. revue et augmentée. 6e éd. 1978. 22 cm, 557 p., ill. Bibliogr. p. 531-545&lt;br /&gt;
* DUBOS (René), 1901-1982. – ''A God Within''. – New-York, Charles Scribner’s Sons, 1972. 25 cm, IX-325 p. Trad. fr. : ''Les dieux de l’écologie''. Traduction par Armand Petitjean. Paris, Fayard, 1972. 23 cm, 239 p. (Collection : Science de l’homme.)&lt;br /&gt;
* RAMADE (François), 1934-…. – ''Éléments d’écologie appliquée. Action de l’homme sur la biosphère'', Paris, Ediscience, McGraw-Hill, 1974. 24 cm, 522 p. (2e éd. : 1978. 576 p. À partir de la 3e éd., 1984, ce manuel très complet est scindé en 2 vol. : Éléments d’écologie : écologie fondamentale, 410 p. ; Éléments d’écologie : écologie appliquée, 466 p. Dernière édition, 2005. &lt;br /&gt;
* GORZ (André)/BOSQUET (Michel), 1923-… – ''Écologie et politique''. – Paris, Galilée, 1975. 20 cm, 190 p. Réédition revue, remaniée et augmentée : Paris, Seuil, 1978. 18 cm, 249 p. (Coll. Points/Politique, 89.) &lt;br /&gt;
* GRINEVALD Jacques, « Jalons pour une historiographie de l’écologie politique », ''Cadmos'', cahiers trimestriels de l’Institut universitaire d’études européennes de Genève et du Centre européen de la culture, printemps 1979, 5, p. 18-26.&lt;br /&gt;
* GEORGESCU-ROEGEN (Nicolas), 1906-1994. – Demain la décroissance. Entropie, écologie, économie. Traduction, présentation et annotation Jacques Grinevald et Ivo Rens. – Lausanne, Pierre-Marcel Favre, 1979. [2e édition revue et augmentée d’une nouvelle introduction et de « La dégradation entropique et la destinée proméTheenne de la technologie humaine ». Traduit et présenté par Jacques Grinevald et Ivo Rens. Paris, Sang de la Terre, 1995. 3e édition, Paris, Éditions Ellébore, Sang de la Terre, 2006. 22,5 cm, 302 p., ill. ] Recueil de texte, traduit, extrait de diverses revues et publications, 1970-1982.&lt;br /&gt;
* ACOT (Pascal), 1942-… – ''Histoire de l’écologie''. – Paris, Presses Universitaires de France, 1988. 21 cm, 264 p. (Coll. Politique éclatée.)&lt;br /&gt;
* GRINEVALD Jacques, « A Propos de la naissance de l’écologie », ''Bibliothèque naturaliste'', no 10, Sigoyer/Sisteron, Centre de documentation éco-philosophique, 1990, p. 5-12.&lt;br /&gt;
* GRINEVALD Jacques, « L’Effet de serre de la Biosphère. De la révolution thermo-industrielle à l’écologie globale », ''Stratégies énergétiques, biosphère &amp;amp; société'', no 1, Genève, Hygiène et médecine, 1990, p. [9-34http://www.unige.ch/sebes/textes/1990/1990Grinevald.html].&lt;br /&gt;
* GRINEVALD Jacques, « L’écologie contre le mythe rationnel de l’Occident : de la diversité dans la culture à la diversité des cultures », dans ''La Pensée métisse : croyances africaines et rationalité occidentale en question'', dir. Yvonne Preiswerk et Jacques Vallet Cahier de l’IUED, no 19, Genève, IUED ; Paris, P.U.F., 1990, p. 195-212.&lt;br /&gt;
* DÉLÉAGE (Jean-Paul). – ''Histoire de l’écologie, une science de l’homme et de la nature''. – Paris, Éditions La Découverte, 1991. 24 cm, 330 p., ill.&lt;br /&gt;
* DROUIN (Jean-Marc). – ''Réinventer la nature. L’écologie et son histoire'', préface de Michel Serres, Desclée de Brouwer, Paris, 1991. 22 cm, 208 p. Réédition en poche, Flammarion, 1993, coll. Champs.&lt;br /&gt;
* GRINEVALD Jacques, « La biosphère : un concept holistique de l’écologie globale », dans ''Économie et écologie dans le contexte de l’arc alpin'', Bern, Stuttgart [etc.], P. Haupt, 1993, p. 175-194.&lt;br /&gt;
* GRINEVALD Jacques, « Georgescu-Roegen : Bioéconomie et Biosphère », ''Silence'', Lyon, avril 1993, no 164, p. 4-14.&lt;br /&gt;
* ''Précis d'écologie'' de Roger Dajoz, Dunod, 2000. 615 p.&lt;br /&gt;
* ''La synthèse écologique : populations, communautés, écosystèmes, biosphère, noosphère'' par Paul Duvigneaud, 1984. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN 2704003513&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''Comprendre l'écologie et son histoire. La bibliothèque du naturaliste. Les origines, les fondateurs et l'évolution d'une science...''&lt;br /&gt;
** Patrick Matagne, Delachaux et Niestlé, 2002. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN 2-603-01268-1&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* ''Le Guide illustré de l'écologie'' de Bernard Fischesser et Marie-France Dupuis Tate, Ed. La Martinière, 2006. &amp;lt;small&amp;gt;ISBN 2-7324-2246-0&amp;lt;/small&amp;gt; [http://lamartiniere.siteparc.fr/editeurs/index.cfm?ed=1&amp;amp;isbn=2732422460 + d'infos]&lt;br /&gt;
* GRINEVALD Jacques, La Biosphère de l’Anthropocène la Double menace : pétrole et climat. Repères transdisciplinaires (1824-2007) par Jacques Grinevald. Genève, éditions médecine et Hygiène, Librairie Georg, 2007. 24 cm, 293 p., ill. (Dossier pédagogique, biblio-chronologie transdisciplinaire.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Ecologie}}&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
[[de:Ökologie]]&lt;br /&gt;
[[eo:Ekologio]]&lt;br /&gt;
[[es:Ecología]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Bruguier</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.ekopedia.fr/index.php?title=%C3%89cologisme&amp;diff=90455</id>
		<title>Écologisme</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.ekopedia.fr/index.php?title=%C3%89cologisme&amp;diff=90455"/>
				<updated>2011-01-31T09:59:40Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Bruguier : /* Revues */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L''''environnementalisme''' (ou '''écologisme''') est à la fois un courant de pensée (idéologies ou approches [[philosophie|philosophique]]s) et une orientation culturelle. C'est un corpus inclusif de la [[valeur écologique]] et de propositions fonctionnelles. Les mouvements écologiste ou d'[[écologie politique]] et l'activité politique ou parapolitique visant au respect de l'[[environnement]] biophysique et humain sont inclus dans ce corpus. La protection, la préservation, l'aménagement et la restauration d'un environnement lié à l'habitat sont des applications de ce développement contemporain. Fortement inspiré de la science, de l'[[écologie]] et des connaissances, les mouvements écologiques proposent le respect des équilibres [[nature]]ls terrestre.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L'écologisme et le mouvement écologiste ont parmi leurs priorités : la sensibilisation et l'éducation à l'environnement, la conservation des ressources naturelles, la préservation de la &amp;quot;vie sauvage&amp;quot; (''wilderness''), la lutte contre la dégradation, la fragmentation et la destruction des habitats et des [[écosystème]]s au sens le plus large. Ils définissent de nouveaux rapports territoriaux dans les milieux habités par l'humain, dont les milieux urbains considérés comme des habitats potentiels de substitution et comme cadre de vie d'une part grandissante de l'humanité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Historiquement, les différentes demandes sociales et politiques, ou même les protestations à saveur écologique s'expriment dès le début du XXe siècle : en 1902, une convention internationale pour la protection des oiseaux utiles était signée entre 11 pays d'Europe, et en 1913, le congrès de Berne réclamait une &amp;quot;Protection mondiale de la nature&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k113721g/CadresFenetre?O=NUMM-113721&amp;amp;M=chemindefer page 74] d'un article &amp;quot;« Les réfections françaises »&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;, principalement du constat de la dégradation de la nature par l'homme, notamment par la chasse et la surexploitation de la nature, puis par la [[pollution]] et la destruction à grande échelle de milieux naturels ([forêts tropicales] notamment. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'écologisme est parfois confondu avec l'[[écologie profonde]], alors qu'il existe de nombreuses tendances dans le « courant écologiste » et les champs de compétences des domaines de l'environnement : nationalisme, conservatisme, environnementalisme - de la version réformiste à la version radicale, anarcho-écologisme, écoféminisme (alliant réflexion sur l'écologie et sur la structure sociale), naturaliste, scientiste, réaliste et autres...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Écologie et environnementalisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[[écologie]] en tant que science consiste à comprendre le fonctionnement des [[écosystème]]s, en élaborant des théories explicatives, ainsi qu'à étudier les espèces vivantes et leurs relations avec l'habitat dont elles dépendent pour leur survie. Les spécialistes de l'écologie sont des ''écologues'' ou des ''ingénieurs écologues ''&amp;lt;ref&amp;gt;anciennement ''écologistes'', le terme a été changé pour éviter les confusions avec l'importance grandissante de l'écologisme bien que ''écologiste'' ou ''écologiste scientifique'' soit parfois encore utilisé pour désigner l'écologue. D'ailleurs la traduction en anglais d' ''écologue'' correspond à ''ecologist'' tandis qu'''écologiste'' correspond à ''environmentalist''.  Remarque : dans le langage familier  on utilise « écolo » pour qualifier quelqu'un qui &amp;quot;milite&amp;quot; pour l'environnement&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'écologisme est associé à l'écologie et est parfois étroitement lié à l'histoire de l'écologie : les savoirs et les informations tirées des études scientifiques sont utilisées par les participants, les écologistes ou les militants de l'écologisme, pour orienter l'actions, faire stopper ou réguler l'exploitation des ressources, faire pression pour obtenir des décisions politiques acceptables avec la prise en compte des implications socio-écologiques de celles-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- ??? en commentaire en attendant sourçage de cette proposition /// d'autres auteurs ont encore un autre découpage (voir encyclopédie agora écologisme terme non anthropocentriste par opposition à environnementalisme )&lt;br /&gt;
Il serait moins ambigu de distinguer en fait l'appellation d''''environnementaliste''' (militant ou professionnel) qui défend l'environnement sans faire de politique de celle d'écologiste qui serait censé essayer de faire passer prioritairement les idées écologiques de l'écologisme dans la vie de la cité et donc dans la politique.--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Histoire de l'environnementalisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les courants de pensée inspirant l'écologisme moderne proviennent de l'Europe et des États-Unis d'Amérique du XIXe siècle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, les préoccupations « écologistes », de protection de la nature sur des bases éthiques, philosophiques ou religieuses sont largement antérieures : beaucoup de lois ont été promulguées qui peuvent être qualifiées d'écologistes, et ce depuis l'Antiquité : de la protection des forêts à Ur vers -2700, aux édits de  protection des animaux de l'empereur Ashoka en Inde (-256), de la première « réserve naturelle »  du monde (un sanctuaire de la vie sauvage) au Sri Lanka  quelques décennies [http://www.slwcs.org/] plus tard jusqu'à la première loi de protection des oiseaux sur l'île de Farne en 676&amp;lt;ref&amp;gt;{{en}} [http://www.radford.edu/~wkovarik/envhist/1ancient.html historique de l'environnementalisme] et Cuthbert de Lindisfarne pour la protection des oiseaux&amp;lt;/ref&amp;gt; etc. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Signalons aux XVIIe et XVIIIe siècle des mesures des colons des États-Unis d'Amérique pour éviter l'épuisement des ressources, par la réglementation de l'abattage du bois, la jachère ou l'interdiction de la chasse par période&amp;lt;ref&amp;gt;quelques dates d'Amérique du Nord : 1626 Colonie de Plymouth: ordonnance pour réglementer l’abattage et la vente de bois d’œuvre - &lt;br /&gt;
1681 Pennsylvanie : William Penn décrète que pour cinq acres défrichés, un acre doit rester en forêt -&lt;br /&gt;
1718 Massachusetts La chasse aux cerfs est interdite pour une durée de quatre ans&amp;lt;/ref&amp;gt; ou des mesures législatives du gouverneur de l'île Maurice en 1710  (à l'époque nommée Île de France) en protégeant les forêts afin de lutter contre l'érosion des sols, garantir des microclimats favorables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une des premières actions collectives contre la déforestation date de 1720, en Inde, avec des centaines de villageois qui ont empêché les soldats du maharaja de Jodhpur de détruire des arbres&amp;lt;ref&amp;gt;filiation historique du Mouvement Chipko&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tandis qu'Henry David Thoreau (1817-1862) est considéré comme le premier environnementaliste, un des premiers penseurs ayant associé et théorisé la lutte sociale et la préoccupation écologiste est Elisée Reclus (1830-1905), scientifique et militant [[anarchisme|anarchiste]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1864, George Marsh publie ''L'homme et la nature'' (''Man and nature'')&amp;lt;ref&amp;gt;titre complet :''&amp;quot;Man and nature ; or, Physical Geography as Modified by Human Action&amp;quot;'' révisé en 1874 sous le titre ''The Earth as Modified by Human Action''&amp;lt;/ref&amp;gt;, la première analyse systématique de l'impact destructif de l'humanité sur l'environnement, qui devient un travail de référence pour le mouvement environnementaliste. Deux ans plus tard, le terme [[écologie]] est créé par le zoologiste allemand Ernst Haeckel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les premières créations d'organisations que l'on qualifierait de conservationnistes, écologistes remontent à 1815 avec la   ''Commons Open Spaces &amp;amp; Foothpats preservation society'' au Royaume-Uni, à 1854 en France avec la Société impériale zoologique d'acclimatation. Aux États-Unis, la création du premier grand parc naturel Yellowstone remonte à 1872&amp;lt;ref&amp;gt;Le parc de Yellowstone : bien qu'il faille relativiser l'intérêt de la conservation de la nature pour elle-même : l'acte du Congrès stipule en effet le site approprié « pour le bénéfice et le plaisir des gens » [http://agora.qc.ca/reftext.nsf/Documents/Nature--La_nature_hier_et_aujourdhui_par_Rene_Dubos analyse chronologique de René Dubos]&amp;lt;/ref&amp;gt; tandis que la naissance de la première grande ONG de défense de la nature, le ''[[Sierra Club]]'' remonte à 1892.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant le « contrôle » de  l'industrialisation, Benjamin Franklin et des habitants déposent en 1739 une pétition à l'assemblée de Pennsylvanie pour faire stopper les décharges des déchets des tanneries (du district commercial de Philadelphie) : les entreprises parlent de violation de leurs droits tandis que Franklin fait mention de &amp;quot;public rights&amp;quot; (« droit public, des citoyens »).  Par la suite, de 1762 à 69, un comité essaie de réguler et contrôler la pollution des eaux et les déchets &amp;lt;ref&amp;gt;Chronologie de l'écologisme&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l'Angleterre moderne, une des premières lois de contrôle de la [[pollution]] est le ''British River Pollution Control Act'' de 1876 qui rend illégal tout déversage d'égouts dans les rivières ou autres courants, qui fait pendant à une loi de 1388 interdisant de jeter les ordures dans les fossés, rivières ... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les premières dénonciations virulentes du gaspillage des ressources naturelles de notre société industrielle sont dues à un biologiste et urbaniste écossais Patrick Geddes vers les années 1915&amp;lt;ref&amp;gt;« De l'écologie à l'écologie politique », Dominique Bourg.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Notons quelques préoccupations écologistes dans le gouvernement du Troisième Reich : loi de protection des animaux en 1933&amp;lt;ref&amp;gt;''Le nouvel ordre écologique'' de Luc Ferry, pg 181 et suivantes, bien qu'il énonce erronément que ce sont les premières lois écologistes avec « le souci d'intervention politique »&amp;lt;/ref&amp;gt;, le Ministère de l'agriculture stoppe un programme d'extension de terre par drainage, sous l'influence d'écologistes arguant qu'à terme la [[nappe phréatique]] diminuerait et le sol serait appauvri.&amp;lt;ref&amp;gt; [http://www.defendingsteiner.com/book/bramwell.php  rechercher Alwin Siefert dans la page]. Le thème de l'écologie ne semble pas avoir été central dans le national-socialisme et les agriculteurs en [[agriculture biodynamique]] ont été poursuivis et arrêtés par les SS (même ref.)&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La première organisation internationale de conservation de la nature est fondée en 1948, l'Union internationale pour la conservation de la nature&amp;lt;ref&amp;gt;''International Union for Conservation of Nature and Natural Resources (IUCN)''&amp;lt;/ref&amp;gt; dont le siège se trouve en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès les années 1960, aux États-Unis les préoccupations écologistes ressurgissent avec les problèmes de pollution, exemple le DDT&amp;lt;ref&amp;gt;voir ''Silent spring'' de Rachel Carson&amp;lt;/ref&amp;gt;, les mouvements [[antinucléaire]]&amp;lt;ref&amp;gt;le biologiste Barry Commoner en est un des précurseurs fin des années 1950&amp;lt;/ref&amp;gt;.  La plus importante manifestation au monde a lieu le 22 avril 1970, décrété jour de la terre pour demander la protection de l'environnement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1970 apparait une nouveau type de mobilisation : les interventions d'urgence.  Par exemple face au non respect de l'embargo sur la chasse à la baleine, l'organisation Greenpeace, récemment fondée, protège les baleines en se plaçant devant les baleiniers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les mouvements écologistes actuels, apparus dans les années 1960, années 1970, la plupart ont plutôt des préoccupations sociales associées aux préoccupations environnementalistes, et prônent des valeurs de tolérance et d'ouverture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Voir aussi une chronologie qui reprend des dates clés concernant l'environnement, les catastrophes environnementales, la genèse des courants écologistes, les traités de protection de l'environnement ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le mouvement environnementaliste en France ===&lt;br /&gt;
Selon Dominique Simonnet, le mouvement environnementaliste français aurait commencé en mai 68, tout d'abord comme un mouvement contestataire. Il s'est d'abord caractérisé par des actions ponctuelles et des manifestations, aussi bien sur le terrain qu'à Paris. On note ainsi la lutte contre la création d'une station de ski dans le parc national de la Vanoise en 1970, les manifestations de 1971 contre les centrales nucléaires de Fessenheim (quelques centaines de personnes) et de Bugey (15&amp;amp;nbsp;000 personnes). De même, la manifestation contre l'extension du camp militaire du Larzac regroupe quelques centaines de manifestants le 9 mai 1971, puis près de 20&amp;amp;nbsp;000 le 14 juillet 1972. Le principal animateur de ces manifestations est Pierre Fournier, journaliste à ''Charlie Hebdo'', militant antinucléaire et antimilitariste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, le programme nucléaire ne démarre en France qu'en 1974, suite au premier choc pétrolier de 1973. Très rapidement, le nucléaire est alors rejeté par les associations de défense de la nature, par des scientifiques rejetant des avis d'experts de l'époque, par des citoyens inquiets des risques potentiels et par une presse militante : ''Le Courrier de la Baleine'', revue des [[Les Amis de la Terre|Amis de la Terre]] en 1971 et surtout en 1972 ''La Gueule ouverte''(créé par Pierre Fournier), qui a un public plus large. Le mouvement antinucléaire servira de focalisateur à la cause écologiste. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une des plus importantes manifestations contre le nucléaire, la Manifestation à Creys-Malville en 1977 est sévèrement réprimée (un mort et des dizaines de blessés) . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est à la même période qu'est créée par Jean Carlier l'Association des journalistes et écrivains pour la protection de la nature et de l'environnement (AJEPNE). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si quelques candidatures écologistes avaient déjà été lancées en Alsace&amp;lt;ref&amp;gt;Mouvement Écologie et Survie avec Antoine Waechter et Solange Fernex.&amp;lt;/ref&amp;gt;, c'est la première candidature à l'élection présidentielle d'un candidat se réclamant de l'écologie, en 1974, qui la propulse vraiment sur le terrain politique. L'agronome tiers-mondiste René Dumont, si son score électoral est médiocre, utilise l'exposition médiatique dont il bénéficie pour faire prendre conscience des problèmes environnementaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les courants et acteurs de l'environnementalisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des courants de l'environnementalisme préconisent les réformes de façon démocratique, demandent des mesures environnementales, soutiennent des programmes d'éducation à l'environnement, des campagnes d'information et formation au sujet des modes de consommation, de gestion des déchets....  Pour certains courants, la lenteur de certains processus peut décourager face à certains signes alarmistes, ce qui explique sans doute qu'ils privilégient alors des mesures de désobéissance civile, souvent non violentes, imitant Gandhi, ou plus radicales et médiatisées  (exemples : blocage de chantiers de déforestation, fauchage de plants d'OGM, occupation des arbres, déduction des impôts consacrés au nucléaire, etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'environnementalisme est aussi bien le fait de penseurs isolés que de groupements de tous ordres : cercles d'experts faisant appel à des chercheurs (club de Rome), associations militantes ([[Les Amis de la Terre]], [[Greenpeace]], le [[Réseau Sortir du nucléaire]]), mouvements écologistes. C'est à partir des années 1970 que se développent les premiers véritables partis politiques écologistes avec en France le [[Mouvement d'écologie politique]] puis, dans les années 1980, la création des Verts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Écologie politique ===&lt;br /&gt;
On distingue de plus en plus la branche politique, organisée en partis politiques par le terme [[écologie politique]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'écologie politique est ainsi un ensemble de courants de pensée, largement diffusés depuis les années 1970, qui insistent sur la prise en compte des enjeux [[écologie|écologiques]] dans l'action [[politique]] et dans l'organisation sociale. Versant politique de l'écologisme, elle utilise les résultats de l'écologie scientifique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L'écologie profonde ou ''deep ecology'' ===&lt;br /&gt;
Cet autre courant de pensée est d'origine anglosaxonne, bien que son fondateur soit le philosophe norvégien Arne Naess (né en 1912). Il affirme que la nature a une valeur intrinsèque et des droits qu'il faut respecter et que l'homme et ses droits sont à repenser dans ce contexte étendu. Un des précurseurs de l'écologie profonde, Aldo Leopold (1887-1948) a proposé le développement et la défense d'une ''éthique de la terre''&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;''Les scénarios de l'écologie''&amp;quot; Dominique Bourg page 35. &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les partisans du courant de l' ''[[écologie profonde]]'', on peut citer Michel Serres, Dave Foreman, fondateur de ''Earth First!'', l'essayiste et sociologue Laurent Ozon et la revue le recours aux forêts ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Thèmes de l'environnementalisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le développement de l'écologisme se fait à la faveur de la prise de conscience de la dégradation de l'environnement (risques nucléaires, couche d'ozone, [[pollution]]s, pesticides, [[réchauffement climatique|réchauffement de la planète]], [[effet de serre]]), et de la crise du pétrole (ou d'une façon plus générale l'épuisement des [[ressources naturelles]]). L'écologisme brasse des thèmes très divers et se répartit en plusieurs mouvements de pensée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces préoccupations sont partagées par la communauté scientifique au sujet de l'[[empreinte écologique]] excessive de notre modèle de développement, ainsi que les enseignements du Club de Rome dont la modélisation du système planétaire a mis en relation le caractère limité des ressources naturelles et le modèle de croissance économique illimitée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Protection de la nature et sauvegarde des grands équilibres ===&lt;br /&gt;
On peut distinguer deux types d'objectifs poursuivis par l'écologisme. Certains, à la suite des naturalistes, visent à protéger la nature vierge : espèces menacées, sites naturels. C'est le cas de nombreuses associations telles que celles regroupées dans la fédération [[France Nature Environnement]]. Des actions ponctuelles et souvent locales, depuis la lutte contre l'implantation d'une station de ski dans le parc national de la Vanoise en 1970 jusqu'à la lutte en faveur de la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées françaises, entrent dans ce cadre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'autres objectifs concernent les risques que l'activité humaine fait encourir aux grands équilibres écologiques de la planète. Ils se basent sur les résultats de l'écologie scientifique. Ils dénoncent par exemple les risques que présentent le [[réchauffement climatique]], le gaspillage des ressources en eau, la destruction des forêts, les risques liés à l'[[industrie nucléaire]]. Ces luttes sont celles qui font l'objet du plus grand écho au niveau international au travers de réunions d'experts et de chefs d'État, depuis la Conférence des Nations Unies sur l'environnement de Stockholm en 1972 jusqu'à la signature du [[Protocole de Kyōto]] en 1998.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Croissance illimitée et ressources limitées ===&lt;br /&gt;
Dès les années 1960 des spécialistes mettent en garde contre les risques d'une croissance illimitée. Du risque de la surpopulation, la mise en garde passe progressivement à une volonté de maîtrise de la croissance économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une première menace semble provenir de l'augmentation incontrôlée de la population, en particulier dans le Tiers Monde et en Inde. Paul R. Ehrlich lance un cri d'alarme contre cette « bombe P » en 1968 : selon lui, le monde ne pourra supporter à moyen terme l'explosion démographique en cours. Ce thème est largement repris au cours des années 1970, par exemple par René Dumont, candidat à l'élection présidentielle française en 1974. Il a été aujourd'hui largement supplanté par les problèmes posés par la croissance économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1972, le [[Halte à la croissance ?|premier rapport]] au club de Rome, élaboré par des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT), met en avant, outre le problème de la surpopulation, une contradiction entre le développement exponentiel de l'économie mondiale et le caractère limité des ressources naturelles. Il propose de rechercher un « équilibre » dans lequel le progrès porterait sur les conditions de vie et non sur la croissance économique. Si le rapport a été critiqué par d'autres scientifiques pour les faiblesses du modèle économique utilisé, il a contribué à diffuser les thèses écologistes sur les risques de la productivité à outrance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le discours écologiste est parfois considéré comme extrémiste lorsqu'il remet en cause les fondements de la [[société de consommation]] capitaliste et qu'il promeut, dans la lignée du club de Rome, une « croissance zéro ». Toutefois d'autres courants de l'écologisme ne remettent pas en cause la croissance en tant que telle mais plutôt une recherche incontrôlée du productivisme qui conduit à une exploitation exagérée des ressources naturelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est une telle vision que le [[rapport Brundtland]] formalise en 1987 : la satisfaction des besoins d'aujourd'hui ne doit pas compromettre la capacité des générations futures de satisfaire ses propres besoins. Le « [[développement durable]] » ou « soutenable » est toujours l'un des principaux thèmes de l'écologisme et, au-delà, du discours politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Environnementalisme, science et technologie ===&lt;br /&gt;
Certains scientifiques, en particulier des biologistes et des naturalistes, sont à l'origine de nombreuses sociétés de protection de la nature. Ainsi dès 1854, Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, professeur au Muséum national d'Histoire naturelle, fondait la Société impériale zoologique d’acclimatation, aujourd'hui Société nationale de protection de la nature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les scientifiques ont aussi apporté une caution scientifique aux militants : c'est le cas des rapports au Club de Rome, qui ont apporté aux écologistes un modèle étudiant l'impact à long terme des activités humaines sur l'environnement. Dans le même temps, les scientifiques eux-mêmes bénéficient parfois des connaissances accumulées par les écologistes, par exemple en termes de disparition d'espèces. L'explorateur et cinéaste Jacques-Yves Cousteau, grâce à l'immense succès de ses films, a pu aider des scientifiques à mener des campagnes d'étude.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les rapports de l'écologisme et de la technologie sont ambivalents. Les penseurs écologistes sont nombreux à dénoncer les méfaits de la technologie. Barry Commoner, dès les années 1950, tente de faire le point sur l'impact des essais nucléaires sur l'environnement. Comme l'avait fait également la biologiste Rachel Carson au sujet du DDT, il analyse l'effet pervers de certaines technologies telles que les insecticides ou les détergents qui, utiles à court terme, produisent des effets mal calculés et parfois très dangereux à long terme. Un thème essentiel de l'écologisme apparaît : la complexité des mécanismes naturels, dont la technologie humaine n'a pas pris la mesure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, la technologie peut aussi apporter des réponses à certains problèmes soulevés par l'écologisme : écologie industrielle]], bio-carburants, constructions à « [[haute qualité environnementale]] » (HQE), technologies de captation/séquestration du CO2&amp;lt;ref&amp;gt;Voir le [http://www.senat.fr/rap/r05-426/r05-426.html Rapport sur les apports de la science et de la technologie au développement durable] rédigé au nom de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et techniques par Pierre Laffitte et Claude Saunier.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références documentaires ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Ouvrages de base === &lt;br /&gt;
Ouvrages d'analyse, essais concernant les préoccupations écologistes, par ordre chronologique&lt;br /&gt;
* ''Walden ou la vie dans les bois'' de Henry David Thoreau (1854) &lt;br /&gt;
* ''l'homme et la nature'' de George Marsh (1864) &lt;br /&gt;
* '' L'homme et la terre'' d' Elisée Reclus (1906)&lt;br /&gt;
* ''Silent spring'' « Printemps silencieux » de Rachel Carson  (1962) &lt;br /&gt;
* ''Avant que nature ne meure''  Jean Dorst 1964&lt;br /&gt;
* ''L'encerclement'' de Barry Commoner 1973  (ed {{en}} ''The closing circle'' 1971)&lt;br /&gt;
* [[Halte à la croissance ?]] (ou rapport Meadows), étude soulignant les dangers écologiques de la croissance économique telle qu'elle est envisagée. 1972 &lt;br /&gt;
* ''La société contre nature'' Serge Moscovici 1972&lt;br /&gt;
* ''L'Utopie ou la Mort '' de René Dumont (1973)&lt;br /&gt;
* ''Pour une société écologique'' Murray Bookchin 1976 &lt;br /&gt;
* ''Ecologie et liberté''  André Gorz 1977 &lt;br /&gt;
* ''Le système technicien'' Jacques Ellul 1977&lt;br /&gt;
* ''Ecologie et politique'' André Gorz 1978&lt;br /&gt;
* ''Le principe responsabilité. Une éthique pour la civilisation technologique'' de Hans Jonas (1979) - traduction française éd. du Cerf 1990 &lt;br /&gt;
* {{en}} ''Deep ecology'' de Devall et Session (1985)&lt;br /&gt;
* ''Le défit écologiste'' de [[Michel Jurdant]] (1988)&lt;br /&gt;
* ''L'écologie au pouvoir'' Boy Jacques le seigneur, Roche 1995&lt;br /&gt;
* ''Politique de Cassandre - Manifeste républicain pour une écologie radicale'' de Jean-Christophe Mathias (Sang de la Terre, 2009)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Livres de fiction ===&lt;br /&gt;
* ''La Danse avec le Diable'' de Günther Schwab 1959 (''Der Tanz mit dem Teufel'')&lt;br /&gt;
* ''Dune'' de Frank Herbert 1965 &lt;br /&gt;
* ''Les dépossédés'' d'Ursula Le Guin 1974&lt;br /&gt;
* {{en}} ''The Fifth Sacred Thing'' de Starhawk 1993, roman post-apocalyptique&lt;br /&gt;
* {{en}} ''Sixty days and counting ''de Kim Stanley Robinson anticipant les conséquences liées au réchauffement climatique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Revues et Blogs ===&lt;br /&gt;
* [http://www.ecologiste.org/ Site de la revue ''L'Ecologiste']&lt;br /&gt;
* Ecorev'&lt;br /&gt;
* Cosmopolitiques  cahiers théoriques pour l'écologie politique&lt;br /&gt;
* S!lence&lt;br /&gt;
* Imagine demain le monde&lt;br /&gt;
* [http://www.revuelabyrinthe.org/sommaire3722.html ''Labyrinthe - atelier interdisciplinaire'', n° 30, 2008.], ''Ecologie = X. Une nouvelle équation des savoirs''.&lt;br /&gt;
* le blog de Claude-Marie Vadrot : http://horreurecologique.blogspot.com/&lt;br /&gt;
* le blog de Didier Barthes et Jean-Christophe Vignal : http://economiedurable.over-blog.com/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Documentaires et films ===&lt;br /&gt;
Les premiers films ou documentaires consacrés à l'environnement ou à des thématiques écologistes semblent dater des années 1930, mais ils ne deviennent vraiment nombreux (du moins pour ceux qui atteignent une certaine notoriété) qu'à partir des années 1990. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le premier ''Festival international du film sur l'environnement'' ''(FICA)'' est créé en 1999 au Brésil&amp;lt;ref name=&amp;quot;fica&amp;quot;&amp;gt;''Festival international du film sur l'environnement'' FICA (en brésilien ''festival internacional de cinema e video ambiental''), créé dans l'état de Goias (Brésil) en 1999 [http://www.fica.art.br/ site du FICA]&amp;lt;/ref&amp;gt;, dans l'état de Goias dont la capitale a connu un accident nucléaire en 1987.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Notes et références ===&lt;br /&gt;
{{Références|colonnes=2}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bibliographie ===&lt;br /&gt;
* Jean-Paul II, ''Les gémissements de la Création - Vingt textes sur l'écologie'', Parole et silence, 126 pages, 2006&lt;br /&gt;
* Hélène et Jean Bastaire, ''Pour une écologie chrétienne'', Paris, Éditions du Cerf, 2004, 88 p.&lt;br /&gt;
* Jean-Marc Lorach, ''Comment faire des économies...avec l'écologie'' , Editions du Puits Fleuri, ISBN 978-2-86 739-375-4, 2008&lt;br /&gt;
* [[Yann Arthus-Bertrand]] ,''Home''.film disponible sur intrenet .2009&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Articles connexes ===&lt;br /&gt;
* [[Développement durable]]&lt;br /&gt;
* [[Principe de précaution]] | [[Le Principe responsabilité]]&lt;br /&gt;
* [[Écologie pratique]]&lt;br /&gt;
* [[Décroissance soutenable]]&lt;br /&gt;
* [[Mouvement alternatif]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens externes ===&lt;br /&gt;
* [http://www.aedev.org/spip.php?article390 article nov 2002 : ''Petite histoire de l'écologie, de la conservation de la nature au développement durable, quand s'est-on préoccupé de l'environnement'']&lt;br /&gt;
* [http://www.politis.fr/article1047.html article de septembre 2004 ''Aux origines de l'écologie''] de la revue Politis&amp;lt;small&amp;gt; concerne l'écologie politique, surtout en France&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.revuelabyrinthe.org/sommaire3732.html Voir aussi le dossier de la revue ''Labyrinthe - atelier interdisciplinaire''], n° 30, 2008, intitulé ''Ecologie = X. Une nouvelle équation des savoirs'', consacré à la pensée environnementale, et à la manière dont elle s'incarne dans les sciences humaines et les ''humanités'' (littérature, histoire, esthétique, philosophie, etc.)&lt;br /&gt;
* {{fr}} [http://ecologiechretienne.free.fr/ Site d'Écologie chrétienne]&lt;br /&gt;
* {{fr}} [http://citoyen.eu.org/environnement/et/progres Environnement et progrès], une sélection d'articles&lt;br /&gt;
* {{fr}} [http://www.home-2009.com Film sur l'écologie &amp;quot;Home 2009&amp;quot;]&lt;br /&gt;
* {{en}} [http://ecological-problems.blogspot.com/ World Ecological Problems]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Écologie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Bruguier</name></author>	</entry>

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